Ce na point esté. Pource que
4) C’est, quand celuy qui traitte un propos, en parle cornme délibérant avec ceux qui l’oyent, quelle résolution on y pourra prehdre, et communiquant avec eux, non pas en déterminant luy seul,
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communéement on pense que ce Soit juste ‘ef suffisante excuse, quand on peut alléguer quelque zèle, encore qu’il soit mal réglé: S. Paul monstre que ceux-là sont justement rejettez, qui taschent d’acquérir salut par la fiañce des œuvres, pourée qu'ils abolissent la foy entant qu'en eux est, hors laquelle il ne faut espérer ‘salut aucun. Aiñst, si telles gens venoyent à bout de ce‘qu ils prétendeft, un tel événement Sseroit l’anéantissement'de la vraye justice. Or nous voyons vei commerit il est'fait Comparaison de la foy'avéc les mérites des œuvres, ‘ainsi que de choses du tout contraires l’une à l'autre. Commé ainsi soit done, que la fiancé dés œuvres est bien grand empeschement , par lequel le chemin d’obtenir justice nous est fermé, il faut nécessairement qué rénonçans à icelle, nous-nous reposions sur la seule bonté de Dieu. Car à bon droict cest exemplé des Juifs doit biën faire peur à tous céux qui tasthent dobtenir le royaume dé Dieu par leurs œuvres. Car Comme il à esté monstré par ci-dévant, par les œuvres ‘de là Loy, ïl n'entend pas l'observation ‘des Cérémomonies, mais lés mérites des œuvres :
ausquels la foy est opposée: qui, par manière dé dire, ha tous les deux yeux fichéz en la seule clémence de Dieu, sans considération aucune! de quelque dignité qui soit en l’homme Car ils ont heurté contre la pierre. conferme fa sentence précédente par une ‘trèshonne raison.
Car il n'y a rien plus absurde, que de dire que ceux-là soyent participans de justice, qui taschent de l’abbatre et renverser. Christ nous est donné à justice :
tous ceux-là taschent de luy oster son oftice, lesquels apportent devant Dieu, 'et luy présentent la Justice des œuvres. Et
par cela il appert, toutes fois et quantes :
que les hommes s’appuyent sur la fiance dés œuvres, que SouS'une vaine! Couverture de zèle de justice, ils s’attachent à Dieu, ‘et luy font la guerre par une forcénerie enragée. Or il n’est pas malaisé à cognoistré, Comment c’est que Ceux qui s'appuyent ‘sur la fiance ‘des œuvres, heurtent contre Christ. Car si nous ne nous recognoissons pécheurs, despourveus et vuides de toute justice en nous-
Cap. IX.
mesmes, nous obscurcissons la dignité de Christ, laquelle consiste en cela, qu'il nous soit à tous lumière, salut, vie, résurrection , justice, médeciné. Et à quel but toutes ces choses, Sinon afin qu'il nous illumine, restablisse, vivifie, ressuscite, lavé, médecine ét guarigse Ÿ nous, dije, qui sommes aveugles, condamnez, morts, réduits à néant, pleins d’immondicitez, pourris de maladies. Et qui plus est, si nous-nous attribuons une sérile goutte de justice, nous combatons ‘et nous bandons, par manière de diré, contre la vertu de Christ, veu que Ce n’est pas moins son office de briser toute la hautesse et orguëil de la chair, que dé soulager et cüntortèr Ceux qui travaillent,
et sont comme accablez sous le faïdéau.
Au reste, ce tesmoignage ést yci allégué bien à propos. Car là Dieu dénonce qu’il sera au peuple d'Israël et de Juda, en pierre de choppement, à laquelle se heurtans ils trébuscheront. Veu que Christ est ce mesme Dieü qui parloit par 1e Prophète ce n’est pas de merveille si cela est accompli en luy aussi. Et én appelant Christ Pierre de choppement: 1] nous advértit qu'il ne se faut pas esbahir si ceux-là n’ont point avancé au chemin dé justice, lesquels par leur obstination perverse ont heurté et ont cherché un achoppement, quand Dieu leur avoit monstré
lé chemin aisé: Cependant, il nôus' faut aussi noter, que’ cé titre'hé compète pas à Christ proprément , et de luy-mésme,
où de sa nature: mais plustost luy 6st
accidental, comme on dit, à cause de à
malice’ des hommes , ainsi qu Îl S "ensuyvia tan!0st.
33 ET quiconque croit en luy, ne sera point confus. Il adjouste pour’ là consolation des fidèles te tésmoignagé prins d’ailleurs : comme s’il disoit, Quand Christest nommé la pierre de choppement, il ne faut point que nous l’ayôns pour-
tant en horreur, où qu'en lieu de fiance *
et asseurance nous cohcevions crainte et frayeur Car c’est aux infidèles qu’il est ris pour ruine, mais aux fidèles il est à vie et'résSurrection. Comme donc césté prophétie de Choppément et'trébuchement est accomplie és rebelles et intrédules, ainsi il YA en à une autre qui S addresse
Lüuep à AUTRES ‘T's
CHap. X.
aux fidèles, asçavoir qu’il est la pierre forte, précieuse, la maistresse pierre du coin, establieen toute fermeté. sur laquelle quiconque sera appuyé ne trébuchera point. Au reste, quant à ce que sainct Paul, en lieu que le Prophète dit, Ne se hastera, ou, Ne trébuchera point : met, Ne sera point confus : il l’a prins du tyans-
SUR L’'EÉPISTRE AUX ROMAINS
lateur Grec. Tant y a que c’est une chose toute certaine, que le Seigneur a là voulu confermer l’espérance des siens.
Or quand le Seigneur nous commande d’avoir bonne espérance, de cela il s’ensuit que nous ne pouvons estre confus.
Voyez en la 1e de sainct Pierre, I, A0, un passage semblable à cestuy-ci.