‹ Commentaires de Jehan Calvin sur le Nouveau TestamentChapitre 56 sur 99 · LES · texte numérisé non relu

LES

Car. XIV.

vueille qu’elles soyent abolies ou rejettées. Aujourd’huy, combien que ia cognoissance des Langues soit plus que nécessaire, et que Dieu en ce temps-ci les ait tirées des ténèbres pour les mettre en lumière par un bénéfice admirable, nonobstant il ÿY a maintenant de ces grans Théologiens, qui les blasment et crient furieusement à lencontre. Mais comme ainsi soit que nous voyons évidemment que le S. Esprit a voulu yei orner les Langues d’une louange immortelle, il est aisé à conclure de quel esprit sont menez ces gentils réformateurs, qui se dressent ainsi outrageusement à l'encontre de ceux qui y veulent estudier. Combien qw’il y ait encore grande différence. Car S. Paul comprend les Langues communes qui servoyent seulement pour publier l'Evangile par toutes nations : mais ceux-ci condamnent les Langues , desquelles il faut puiser la pure vérité de l’Escriture , comme de ses sources. Il met puis après l’exception , asçavoir qu’il ne se faut pas tant arrester aux Langues , que la prophétie qui doit estre la première, soit mise en arrière. Hors mis s'il n'interprèle. Car si l’interprétation y est, ce sera prophétie. Nonobstant il ne faut pas entendre que sainct Paul vueille yci permettre qu'aucun amuse là l'Eglise sans fruit en proférant paroles barbares et estranges.

Car quelle sottise seroit-ce de prononcer une mesme chose en plusieurs Langues sans nécessité quelconque? Mais il peut souvent advenir qu'il y aura bonne occasion d’user de Langue estrange. Brief, ayons seulement ce but, d’avoir esgard que l'Eglise soit édifiée.

6 Maintenant frères , si je vien à

SUR LA Ire ÉPISTRE AUX CORINTHIENS,

vous. |} se propose pour exemple, pource que le Cas estant mis en sa personne , estoit plus propre pour leur imprimer ce qu'il dit. Les Corinthiens sentoÿent en eux un fruit abondant de sa doctrine. Il leur demande donc que leur proufiteroit s’il use envers eux de langues incognues ?

Par ceste expérience il leur monstre combien il vaut mieux s'appliquer à prophétie. D'avantage, il estoit moins odieux de mettre le cas en sa propre personne qu’en la personne d’autruy, pour reprendre ceste folie et abus. Or il met quatre espèces d’édificalion: asçavoir Révélation , science, prophétie et doctrine. Pource qu’il y à sur ces termes diverses opinions entre les expositeurs , qu’il me soit aussi loisible d’en proposer ma conjecture : mais pource que ce n’est que conjecture, j'en laisse le jugement au lecteur. J’accouple Révélation et Prophétie, et pense que la dernière est l’administration de la première. J’en di autant des deux autres, asçavoir de Science et Doctrine : Ainsi donc, ce qu’un homme aura comprins par révélation, je le dispense par prophétie. Semblablement, le moyen de communiquer science, c'est doctrine. Ainsi, Prophète ce sera celuy qui expose et administre la révélation. Et ceci s'accorde plustost à la définition que j'ay mise ci-dessus, qu’il n’y répugne.

Car nous avons dit que prophétie ne consiste pas en une nue et simple interprétation de l’Escriture, mais qu’elle comprend aussi la science de Ja bien accommoder selon le témps: ce qu’on n’a point que par révélation, et spéciale insSpiration de Dieu.

7 Et de faict, les choses qui sont sans âme, qui donnent son, soil haut-bois, soit harpe : si elles ne donnent quelque distinction en leurs tons, comment cognoistra-on ce qui est joué sur le haut-bois ou sur la harpe?

8 Car si la trompette donne un son incognu, qui se préparera à la bataille?

9 Pareillement aussi vous, si vous ne prononcez de vostre langue parole signifiante, comment entendra-on ce qui se dit? car vous serez parlans

en l'air.

40 Zl y a (selon qu'il advient) tant de manières de sons au monde, et rien

n'est muet.

AA Si donc je ne scay la vertu de la voix, je seray barbare à celuy qui parle :

et celuy qui parle me sera barbare.

168 COMMENTAIRES Car. XIV.

12 Ainsi donc, puis que vous estes convoiteux des dons spirituels, cherchez d'abonder en iceux pour l'édification de l'Eglise.

A3 Parquoy, il faut que celuy qui parle langage incognu, prie de pouvoir interpréter.

A4 Car si je prie en langage incognu, mon esprit prie, mais mon intelligence est sans fruit. |

15 Quoy-donc? Je prieray d'esprit, mais je prieray aussi d'intelligence. Je chanteray d'esprit, mais je chanteray aussi d'intelligence.

16 Autrement si tu bénis d'esprit, celuy qui est du simple populaire, comment dira-il AMEN à ton action de gräces? car il ne scait que tu dis.

17 Vray est que tu rens bien grâces, mais un autre n'en est point édifié.

1) Ou, qui tient la place d’un homme du commun.

71 Et de faict, les choses qui sont sans âme, qui donnent son, etc. Il amène des similitudes, premièrement des instrumens de musique, puis après de toutes autres choses en général qui sont en nature. Car il n’y a nulle voix, là où il n’y ait quelque compassement de diversité lequel soit propre à distinction, c’est-àdire pour signifier quelque chose. Mesme les choses, dit-il, qui sont sans âme, nous enseignent. Vray est qu'il se fait comme à l'aventure plusieurs sons, et plusieurs bruits esclattans, qui Sont sans mesure où distinction. Mais sainct Paul parle yei des voix esquelles il y a quelque art.

Comme s’il disoit, L'homme ne peut pas donner une âme à la fluste ou à la harpe, mais il contrefait dessus une voix si bien compassée, qu’on peut discerner que c’est. Combien donc est-ce chose mal convenable, que les hommes qui ont intelligence résonnent ainsi je ne sçay quoy en confus? Au reste, il n’est point besoin de traitter yci des chants et harmonies de musique : car S. Paul n’en prend sinon autant que le simple peuple en peut entendre : comme le son de la trompette, duquel il parle un peu après.

Car il est si propre pour esmouvoir les courages, que non-seulement il esmeut et enflamme les hommes, mais aussi les chevaux. Parquoy les histoires racontent, que quand les Lacédémoniens vouloyent donner la bataille, ils usoyent plustost de fluste que de trompette, de peur que l’armée ne se ruast trop impétueusement de la première arrivée contre ses ennemis. brief, nous expérimentons tous, combien grande vertu ha la musique pour esmouvoir les sens des hommes :

en sorte que Platon ne dit point sans cause, que la musique sert beaucoup pour fleschir les mœurs des citoyens, ou d’une part ou d’autre. Parler en l'air, c’est batre l'air en vain. Comme s’il disoit, Ta voix ne parvient point à Dieu ni aux hommes, mais elle s’esvanouit en l'air.

10 Et rien n’est muet. 1 parle maintenant plus généralement : car il comprend les voix naturelles des animaux. Il prend yei Muet pour Confus : qui est l'opposite de la voix distincte. Car labbayement des chiens, est différent du hannissement des chevaux & et le ruglissement des lions, du racanement des asnes. Chacune espèce d'oiseaux aussi ha sa manière de chanter ou gazouiller.

Tout l’ordre donc que Dieu a mis en nature, nous invite à distinction, - c’està-dire nous monstre aucunement qu'il faut parler en sorte que nous soyons entendus.

A1 Je seray barbare, etc. La langue doit estre comme une image, pour exprimer et représenter ce qui est en l’entendement. Quelle folie done sera-ce, quand un homme parlera de telle façon en une assemblée, que l'auditeur n’y entendra rien, et n’appercevera rien qui luy déclare ce que l’autre veut dire? S. Paul donc ne prend pas sans cause pour une grande absurdité, d’Estre barbare aux auditeurs en jargonnant un langage incognu. Et quant et quant, il se mocque.

avec une bonne grâce de la sotte ambition des Corinthiens qui taschoyent par cela d’acquérir louange et réputation.

Voylà, dit-il, le loyer que tu en auras, c’est que tu seras réputé barbare : lequel

Crar. XIV.

nom estoit prins en mauvaise part. Et pourtant les Grecs qui pensoyent estre seuls bien parlans, et avoir la langue propre et bien nette, appeloyent tous Îles autres barbares, pource qu’ils estimoyent Paccent de leur langage rude et maussade : mais il n’y a langue tant bien polie, qui ne soit estimée barbare, quand il n’y à point d'intelligence. Celuy qui oil, dit sainct Paul, me sera barbare, et moy à luy : par lesquels mots il signifie que ce n'est pas communiquer avec l'Eglise, quand on parle langage incognu, mais plustost c’est s’estranger d’icelle : et que celuy qui fera ainsi, sera à bon droict mesprisé des autres, pour ce qu’il les mesprise le premier.

12 Puis que vous estes convoiteux des dons spirituels, etc. Sainct Paul conclud que le don des Langues n’est point donné de Dieu afin de servir à ostentation à quelques gens, sans fruit et proufit à l'Eglise. Si les dons spirituels, dit-il, vous plaisent, que la fin en soit édification. Ce sera certes lors une vraye excellence et digne de louange, quand l'Eglise, sentira fruit de nous. Cependant ce n’est pas à dire que sainct Paul permette à aucun d’avoir ce désir d’estre excellent par-dessus les autres, mesme à

Putilité de l'Eglise : mais en corrigeant |

le vice, il démonstre combien ils sont loin de ce qu'ils pourchassent : et quant et quant il donne à entendre qui sont ceux qu’on doit principalement avoir en estime : c’est asçavoir qu’il veut que selon qu'un chacun s'employe plus songneusement à édification, tant plus il soit estimé. Toutesfois nostre devoir est cependant de n’avoir autre but devant les yeux que cestuy-là, c’est que le Seigneur soit exalté, et que son règne croisse de jour en jour. Là où nous avons traduit, Les dons spirituels, il y a de mot à mot, Les esprits. Mais il y a en ceste façon de parler la figure appelée Métonymie, comme on dira Esprit de doctrine, ou d'intelligence, ou de jugement, pour la doctrine spirituelle, ou intelligence, où jugement. Car autrement il nous faut tousjours retenir ce qu’il a enseigné ci-dessus, Asçavoir qu'il my "a

SUR LA lre ÉPISTRE AUX CORINTHIENS.

h69 plaisir distribue à chacun divers dons.

43 Parquoy il faut que celuy qui parle langage incognu. C’est une anticipation, par laquelle il respond à la question qu’on luy eust peu faire. Quand done quelqu'un sçaura parler quelque langue estrange, ce don-là demeurera-il inutile ? pourquoy sera supprimé ce qui pouvoit estre mis en lumière à la gloire de Dieu P? Il monstre le remède, Que cestuy-là, dit-il, demande aussi à Dieu le don d'interprétation, duquel s’il est destitué, qu’il se déporte de parler à ostentation.

44 Car si je prie en langage incognu, etc. Combien que cest exemple aussi serve pour la confirmation de ce qu'il a remonstré jusques yci, c’est toutesfois un autre membre à mon avis.

Car il est vray-semblable que les Corinthiens avoyent failli aussi en cest endroit, que tout ainsi qu’ils parloyent en l'Eglise en langage estrange, aussi ils y prioyent de mesme. Combien que tous ces deux abus procédoyent d’une mesme source, comme aussi ils estoyent comprins sous une espèce. Il appert par ce qui a esté dit, que c’est que prier de langue :

(car il y a ainsi mot à mot là où nous traduisons Prier en langage incognu) asçavoir dresser et faire la prière en un langage qui ne sera point entendu com-

|munément au pays. Il y a plus de diffi-

culté en ce mot Esprit. Ce que sainct

| Ambroise le réfère à l'Esprit que nous

avons receu au Baptesme, non-seulement est sans raison, mais aussi sans couleur quelconque. S. Augustin le prend plus subtilement pour l’appréhension qui conçoit les idées et signes des choses, en sorte que ce soit ceste faculté ou partie de l’âme laquelle est au-dessous de Pintelligence. L'opinion de ceux qui lexposent le souffle du gosier, c’est-à-dire Ja voix, est plus probable : mais la signitication du mot laquelle sainct Paul retient en toute ceste disputation, répugne à ceste exposition : mesmes il appert qu’il la répété souvent par concession. Les

.Corintbiens se glorifioyent de ce titre

honorable, lequel sainet Paul leur ottroye : mais d’autre part aussi il leur

qu’un et mesme Esprit, lequel selon son | monstre quel danger il ÿ a, quand on

abuse d’une chose bonne et excellente :

. comme sil disoit : Tu m’allègues l’Esprit : mais pourquoy, s’il est inutile ? Ce qui est cause que quant au sens du mot je suis content de suyvre l’opinion de Chrysostôme, qui l'expose ainsi que dessus, du don spirituel. Ainsi ce mot, Mon esprit signifiera autant comme s’il disoit, Le don qui m'est conféré. Mais yci se présente une autre question. Car il n’est point croyable (pour le moins nous ne lisons en lieu quelconque) qu'aucuns avent, estans poussez de l'Esprit, parlé langage qui leur fust incognu. Gar le don des Langues estoit conféré non pas pour faire seulement retentir une voix, ‘mais plustost pour communiquer. Car quelle mocquerie eust-ce esté, que l’Esprit de Dieu eust duit la langue d’un homme Romain, pour prononcer des mots Grecs, qui luy eussent esté du tout incogpus ? comme on apprend aux papesgais, aux pies, et aux corbeaux à contrefaire la parole de l’homme. Que si celuy qui avoit le don des Langues ne parloit pas sans intelligence, sainct Paul n’auroit point eu d'occasion de dire, Que l'esprit prie, mais l'intelligence est sans fruit : car en ce cas l'intelligence estoit conjointe avec l’esprit. Je respon, que pour enseigner, S. Paul présuppose yei une chose qui toutesfois n’estoit point. Voyci comment : Si le don des Langues est séparé de l'intelligence, en sorte que celuy qui prononce la parole, soit aussi bien barbare à soy-mesme comme aux autres, quel fruit fera-il en jargonnant ainsi? Car de dire qu’il appelle l'intelligence sans fruit, pource qu'il n’en revient aucune utilité à l'Eglise, cela ne viendroit point bien, veu que sainct Paul parle yci des prières particulières d’un chacun. Entendons donc que les choses conjointes l’une à l’autre sont yci divisées seulement par manière d’enseigner, non pas que cela puisse ou ait accoustumé d’advenir. Le sens maintenant est facile. Si donc je fay quelques prières en un langage qui me soit incognu, et que l’esprit me fournisse de paroles :

vray est que l'esprit qui gouverne ma langue, priera bien : mais mon entendement s’esgarera çà et là, ou pour le

Car. XIV, moins il ne participera point à ceste oraison. Notons que sainct Paul répute pour un grand vice, quand l’entendement ne fait point son office en la prière : et non sans cause. Car qu'avons-nous autre chose à faire en priant, sinon de desployer nos pensées et désirs devant Dieu? D’avantage, puis qu’oraison est un service spirituel de Dieu, y a-il chose plus contraire à sa nature, que quand elle sortira seulement des lèvres, et non point du profond du cœur? Or tout le monde devoit cognoistre ceci, si le diable ne leust tellement abruti, que les hommes ont pensé que c’estoit assez de remuer les lèvres en priant. Et les Papistes sont tant obstinez er leur folie, que non-seulement ils excusent les oraisons faites sans intelligence, mais qui plus est, aiment mieux que les idiots et ignorans barbotent des patinostres en langage qui leur est incognu. Cependant ils ont une solution bien aïigüe et péremptoire, asçavoir que l'intention finale suflit, c’est-à-dire, quege séra un service agréable à Dieu, quand quelque Hespagnol maudira Dieu en langage Allemand, ayant cependant son entendement esgaré en diverses solicitudes profanes : moyennant que quand il se met à dire sa prière, il paye Dieu par une pensée esvanouissante en l'air, qu’ils appellent Intention finale.

15 Je prieray d'esprit, etc. Afin qu’on ne veinst à objecter, L'esprit donc sera-il inutile en l’oraison ? il démonstre qu’on peut bien prier d'esprit, pourveu que l'intelligence aussi y soit. H permet donc et approuve qu'on use du don spirituel en priant, mais aussi il requiert ce qui est le principal, asçavoir que ce ne soit point sans intelligence. Quand il dit, Je chanteray : il prend une espèce pour le général. Car pource que les argumens des Pseaumes et Cantiques estoyent louanges de Dieu, il a prins Chanter, pour, Rendre grâces à Dieu, ou le louer.

Car quand nous faisons quelque oraison, ou nous demandons quelque chose à Dieu, ou nous recognoissons le bien qu’il nous à fait. Toutesfois nous recueillons aussi de ce passage, que dés lors la coustume de chanter estoit usitée entre

Car. XIV.

les fidèles : comme Pline aussi le tesmoigne : lequel escrivant 40 ans ou environ après la mort de sainct Paul, dit que les Chrestiéns avoyent aecoustumé de chanter des louanges et cantiques à Jésus- Christ le matin avant le poinet du jour.

Et je ne doute point que dés le commencement ils n’ayent ensuyvi la façon qui estoit en l'Eglise des Juifs de chanter les Pseaumes.

16 Autrement si lu bénis d'esprit, etc. 1 a démonstré jusqués vei que nos oraisons que nous faisons chacun en son particulier seront vaines, et ne nous proufiteront de rien, si l'intelligence n’est conjointe avec la voix. Maïntenant il vient à parler aussi des prières publiques.

Si celuy qui forme ou prononce quelque prière au nom de tout le peuple, n’est point entendu des auditeurs, comment le peuple ratifiera-il en la fin ce qui aura esté dit, pour. en estre participant ? Car il n'y a nulle communication aux prières, sinon quand tous estans d’un mesme esprit, s’accordent.aux requestes contenues en icelles. Nous en pouvons autant dire des bénédictions, c’est-à-dire quand on rend grâces à Dieu. Or la façon de par-

ler. de. S, Paul, signifie et présuppose :

que quelqu'un des miuistres formoit ou prononceoit les prières à haute voix, et que tout Je peuple suyvoit en son esprit ce que. le Ministre avoit dit, jusqu'à ce qu’on fust venu à la fin de la prière : et

lors tous disoyent, Æmen : pour protester que ceste oraison leur estoit commune à tous, jà soit qu'un seul Peust

prononcée. Or on sçait bien que ce mot, Amen, est une diction Héhraïque descendue d'un terme. duquel aussi vient le mot qui signifie foy, ou vérité. C’est donc un signe de confirmation et approbation, tant en affermant qu’en désirant.

Au reste, pource que par long usage ce mot .estoit usité entre les Juifs, il est

SUR LA re ÉPISTRE AUX CORINTHIENS.

Page 1