‹ Commentaires des propositions de pathologie, consigneés dans l'examen des doctrines médicales (volume 2)Chapitre 11 sur 50 · D PS A · texte numérisé non relu

D PS A

La nature de l AP of communiquée est la même que celle de l’exaltation primitive.

C'est toujours l'augmentation des phénomènes qui attestent l'état de vie. |

Il s’agit, dans cette proposition, des foyers d’irritation établis : quels que soient les phénomènes qui les ont précédés, il en part des irradiations qui se répandent dans l’économie. Or, ces irradiations exaltent les phénomènes vitaux dans les tissus qui les reçoivent, d'une manière conforme à leur organisation et-à leurs fonctions : elles sont donc de même nature que celle du foyer primitif. On sentira limportance de cette proposition et l'on aura une idée de tous les changemens qu’elle apporte dans fa théorie des maladies, lorsqu'elle aura été développée à l’occasion des propositions relatives aux sympathies.

L’exaltation d'un ou plusieurs systèmes organiques, d'un ou de plusieurs appareils, détermine toujours la langueur dé quelque système ou appareil.

En effet, le propre de rien, c’est de pro-

(22) duire de la faiblesse; autrement , il faudrait admettre que l’exaltation vitale d’un organe peut être indifférente pour tousles autres, ou biens’y répéter au même degré. Mais il n’y a que les irritations extrêmement bornées et fort légères qui ne produisent point de débilité; dans toute espèce de tissu, celles qui sont assez fortes pour réveiller des sympathies déterminent de la faiblesse. Ainsi quand le cœur et le système vasculaire sont surexcités, cela dé- “pend toujours d’irritations viscérales qui produisent le malaise, c’est-à-dire la douleur; alors l'innervation musculaire diminue. Lorsque l’appareil locomoteur est dans un violent état convulsif, l’action se trouve en défaut dans le système vasculaire ; les sécrétions sont oubliées, la nutrition languit, le cœur dirige mal la circulation du sang. La force nerveuse, dépensée dans les muscles, manque dans le cerveau pour l'exécution des phénomènes intellectuels. Lorsque ceux-ci sont exaltés, comme dans certaines folies, et dans la rage, ils ne le sont que partiellement; le cœur et les muscles ont simultanément acquis plus d'énergie, la force manque pour l'attention, pour la liaison des idées, pour le jugement; mais il y a toujours une suspension d'action dans quelques sécréteurs ou dans quelques régions des muscles viscéraux, le gros intestin est sec et immobile, la nutrition se fait imparfaitement, les exhalations intérieures sont suspendues, et les tissus séro-cellulaires sont dans l’état le plus éloigné de l’inflammation; les cartilages, les os, sont étrangers à toute espèce d’excitation. K£ 4

pe.

1C25) En un mot, il n’est pas possible, je ne dis pas seu lement de rencontrer une excitation générale des phénomènes de la vie, mais de trouver un seul cas d’hypersthénie, qui ne soit accompagné de l’asthénie de plusieurs organes. Cette proposition détruit donc aussi les diathèses, les processus qui rendent l’action uniforme dans l’économie; elle vient donc à l’appui de la LXXIIe, et achève de prouver que la doctrine physiologique de France n'est calquée nisur le brownisme ancien ni sur le moderne.

La diminution de vitalité d’un système on d’un appareil entraîne souvent l'exaltation d’un ou de plusieurs autres, et quelquefois sa diminution.

Il s’agit manifestement ici des diminutions primitives de la vitalité. Prenons pour exemple l’action du froid : il débilite l'extérieur, et aussitôt les viscères éprouvent de l'excitation. Il en est ainsi de la faim, qui surexcite l’encéphale et l'estomac luimême, et des pertes de sang, qui occasionent des convulsions, etc.; mais l’auteur a dit soucent, et l’a

souligné, parce qu'il est des cas où la débilitation

primitive n’est pas suivie de réaction : par exemple, la soustraction de l’oxygène ,. en débilitant le poumon, affaiblit toute l’économie; la soustrac-

(24) tion du sang faite au système vasculaire d’un ago= nisant ou d’une personne très-affaiblie, détermine la mort sans qu'aucun organe se surirrite, elc. Ainsi, quand la proposition dit que quelquefois la diminution d'action d’un système ou d’un appareil entraîne la débilité des autres, elle exprinierencore le même fait, et il serait inutile d'y insister.

L’exaltation de la vitalité d’un système ( et à plus forte raison d’un appareil ) suppose toujours une action des modificateurs stimulans, supérieure à celle qui convient au maintien de la santé; c’est-à-dire une superstimulation ou surexcitation.

Cette proposition rejette la spontanéité sans cause appréciable pour les maladies d’irritation. Ce dogme, encore trop cher aux médecins fatalistes, n’est point admis dans la doctrine physiologique. Nous avons indiqué plus haut, page 17, les tissus de rapport par où pénètre l'irritation ; toutes les fois qu’elle s'élève à un certain degré, et ce degré varie à raison de la constitution du sujet, les érections vitales se changent en surirritalion, et celle-ci produit une névrose, une phlegmasie, une hémorrhagie ou une subinflammation. C'est une chose fort curieuse que d'observer nos organes en

(25) rapport dvec les causes d’excitation. Pendaïit longtemps la puissance vitale, ou plutôt l'exercice des lois de l'économie, suffit pour rétablir l’équilibre, en faisant cesser l'érection vitale, plus ou moins de temps après que les agens stimulateurs ont cessé d’agir ; mais à la fin cette réaction équilibrante cesse d’avoir lieu : l'érection vitale per-

siste ; elle prend une des quatre formes que nous

venons d'indiquer, et la maladie est produite. Parmi ces excitations , il en est qui sont agréables tant qu’elles ne dépassent point l’état normal : elles nous font sentir plus vivement notre existence, nous donnent une haute opiniondenotre vigueur, et nous procurent une sensation de joie etde bonheur. C’est ce qui fait que nous les aimons , et que nous nous plaisons à les provoquer, surtout celles qui sont exercées sur l'appareil digestif et sur les sens externes. Dans cette série, Von doit comprendre les impressions faites par les alimens et les boissons ; par la chaleur, lorsque le froid nous à plongés dans un état d'engourdissement; par le froid, toutes les fois que l'excès de la chaleur nous à débilités : il faut encore v placer certainés impressions que nous procurent les jouissances de l'amour - propre. Îl en est d’auires qui nous sont désagréables dès que nous les percevons , et contre lesquelles nous réagissons par la colère; ct d’autres qui nous accablent, nous plongent dans la tristesse, le désespoir : ces deux dernières espèces appartiennent aux passions douloureuses, ( Voyez le Æraité de physio-

logie appliquée à la pathologie. ) D'autres ici ne deviennent sensibles pour notre centre de perception, que lorsqu'elles ont dépassé le type normal. Telles sont plusieurs phlegmasies. et sub-inflammations occasionées par le froid, sans que nous en ayons la conscience, par exemple, durant le sommeil , et dans unefoule de circonstances ; telles sont aussi des irritalions légères auxquelles nous sommes habitués, ou que la distraction nous empêche de distinguer. Il faut aussi ranger parmi les excitations latentes inaperçues , celles qui restent dans les organes à la suite d’un état de souffrance très-prononcé. Nous les perdons de vue, parce que nous en sommes détournés par d’autres sensations : ces cas s’observent souvent après la terminaison des phlegmasies aiguës des premiers viscères. Il reste dans l'organe qui a été enflammé un foyer d’érection vitale auquel on ne fait point attention; il se fomente , il s'accroît et ne se fait découvrir qu’en repassant à l’état aigu , ou par la ADP AGAI EEE qu'il a produite.

Telles sont les sources de toutes les arr se irritatives, et si quelquefois l’on a cru qu'une semblable affection se développait d'elle-même , et par une sorte de fatalité attachée à la manière d’être des individus, c’est qu'on n’a pas observé avec assez d'attention ce qui semblait être l’état normal. Pourquoi dit-on que la-santé parfaite est une chimère ? c’est que la plupart des hommes contractent durant le cours de leur vie un ou plusieurs de ces foyers d’irritation, qui travaillent sourdement

(27) leurs principaux viscères et les conduisent à la désorganisation. Jadis, les légères souffrances qui en dépendent étaient attribuées à un é/at nerveux. Sans doute, il est des individus dont la sensibilité trop exaltée rend les fonctions habituellement douloureuses ; mais ces individus ne sont point dans l’état normal, leurs sens internes sont sur-irrités, et si on les observait avec attention, on découvrirait toujours un foyer d’excitation , qui réagit sur l’encéphale. Or, ce foyer lui-même n'est malade que parce que les agens extérieurs ont porté son excitation au-delà des limites de l’état normal.

Maintenant quel sens faut-il donner à l’épithète sponianées, que l’on applique si souvent aux maladies ? Nous pensons que ce mot ne peut jamais exprimer la production d’une affection quelconque sans causes appréciables, et lorsque nous l’employons , nous voulons seulement faire entendre que la maladie s’est développée en conséquence des lois vitales qui réagissent contre les agens d’irritation, et sans le concours d’une violence exté- ‘rieure.

Les idées que nous venons de développer touchant l'étiologie des maladies d’irritation ne seront point goûtées au premier abord par les partisans de l’ontologie ; mais les médecins physiologistes sauront les apprécier , et quiconque voudra les méditer et les soumettre au creuset de l’observateur , s'apercevra bientôt des progrès qu'il aura faits dans l’art si difficile du diagnostic.

LXXVIIT.

La surexcitation partielle suppose toujours un appel trop considérable de fluides ; il y a donc congestion préjudiciable à l'exercice des fonctions dans toute surexcitation. C’est une congestion morbide.

Cette proposition rappelle la sentence attribuée à Hippocrate : ubi stimulus, ibi humorum affluxus. 1] est temps que toutes les congestions actives soient rapportéesà une seule etunique loi, et que l’'onn’entende plus établir de vaines distinctions entire les fluxions séreuses, sanguines, les fluxions Iymphatiques, etc, ; tout cela ne doit exprimer que des résultats divers d’un seul phénomène, l’irritation. En effet, peut-on supposer à la nature l'intention de formertanlôtune fluxion de sang, tantôt une fluxion de Iymphe ou d’autres humeurs? Existe-t-il dans l’économie une puissance, un 7’?s à lergo qui agisse sur une humeur en particulier pour l’accumuler dans un organe? non sans doute , et la différence des fluides que l'irritation amasse dans une partie est uniquement subordonnée à l'état général et à celui où se trouve cette partie lorsque la stimulation s’y développe : ‘est-elle sanguine et les vaisseaux sontils remplis d’un sang riche en‘fibrine, la congestion sera inflammatoire; le corps ou la partie ir-

| (29) ritéesont-ils dépourvus de sang, la congestion sera séreuse , lymphatique, muqueuse ou albumineuse, suivant que le tissu de la partie sera plus où moins perméable , expansible ou serré. C’est ainsi que les congestions non inflammatoires des membranes de rapportseront muqueuses; celles des membranes diaphanes, albumineuses, séreuses ; celles des Capsules synoviales, purement albumineuses ; celles des ligamens, albumino - gélatineuses ; celles des glandes, albumineuses où lymphatiques ; celles des os, gélatineuses, et presque dépourvues de sérosité.

De là la distinction que les médecins physiologistes ont établie entre Îles foyers d'irritation : lorsque celle-ci y appelle le sang, et que la chaleur s'y développe, elle conserve le nom d’inflammation ; mais si l'état de l’économie et celui de la partie souffrante sont tels qu’il ne s’accumule dans cette dernière que des fluides non sanguins, ou que du moins le sang n’y soit pas assez abondant pour que la congestion se comporte comme uneinflammation ordinaire , elle est désignée par le nom de sub-inflammation.

On n’a pas prétendu que le sang ne pût jamais s’introduire dans les tissus blancs en quantité suffisante pour y développer une phlegmasie. On n’i gnore pas que plusieurs de ces tissus, comme les ganglions , le tissu cellulaire ; les membranes sé reuses), etc., peuvent être envahis par le sang , au point d'éprouver une véritable inflammation: mais on sait égalementque, dans bien des cas, l'irritation y accumule les fluides blancs en majorité, et ce

(30 ) sont ces deux états de nos parties, quisont des faits bien évidens, que l’on a voulu distinguer, en appliquant à l’un le nom d’inflammation , et à l’autre celui de sub-inflammation.

C'est donc l'irritation qui préside à toutes les fluxions qui ne dépendent pas d'un obstacle au cours des fluides. La fluxion est le premier résultat de ce phénomène ; la congestion désigne un degré de plus, celui où la partie surchargée de fluides a perdu l'aptitude à l'exercice régulier des fonctions qui lui sont départies. Nous avouons franchement que toute autre théorie nous est étrangère, et nous pensons que s’en écarter, c’est se jeter dans les théories arbitraires de l’humorisme et de l’ontologie : en effet, si l’on ne reconnaît pas l'irritation pour cause unique, on est forcé d'admettre autant de causes qu'il y a de formes dans les congestions. Or, comme ces causes ne peuvent être démontrées, chacun les expliqueràa à sa manière, et l’antique chaos renaïîtra avec toutes les fâcheuses conséquences qu'il entraine. De là les humeurs diverses, les vaines explications sur leur origine, les spécifiques , l'oubli de la véritable action des stimulans ; et nous voilà reportés à l'époque de Galien, et les fruits de l’observateur du vivant et du mort sont perdus. Toutefois ces motifs ne seraient pas suffsans pour décider la conviction d’un esprit sévère et judicieux ; mais il en est un autre plus péremptoire, c'estla vérité de l’axiome du vieillard de Cos:

Ubi stimulus, 1b1 affluxus.

(5x) notre

La réunion de la surexcitation et de la con-

ah morbide partielles entraîne toujours

utrition partielle, exagérée ou irrégulière;

us qui constitue la congestion active, ce qui tend nécessairement à la désorganisation.

Gigot |

Cette proposition rappelle d’ abord:la cause des congestions, et annonce positivementque tout ce qui VARÈAEE, dit sur les congestions ne sera relatif qu’à

ce s qui sont actives. On aurait pu se contenter de dire: toute congeslion active entraine une. nutrition eœagérée, et tend. à la désorganisation ; mais on a mieux aimé rappeler la cause qui y préside, l'irritation, afin de remettre sous les yeux des lecteurs la réunion des deux phénomènes, trrtfalion et congeston. Cette précaution était nécessaire, car bien. que

toutes les irritations produisent des congestions , celles-ci ne sont pas toujours assez fortes pour tendre promptement à la désorganisation, dumoins au premier abord ; telles sontlesirritations purement nerveuses; et surtout les douleurs, Il y en a beau= coup. qui ont leur siége unique dans le tissu des nerfs , et quoique les fluides soient appelés dans ces organes par le fait méme de l’irritation, cette. congestion est souvent légère, et ne tend pas à opérer une prompte désorganisation, Ce fait est

hors de doute, puisque l’on voit une foule de personnes souffrir pendant plusieurs années des douleurs nerveuses, et guérir ensuite de. la manière la plus complète, Il s’agit donc particulièrement ici des congestions que l'irritation provoque däns les tissus ssez riches en vaisseaux pour éproui “une tuméfaction remarquable. Or, c'est dans cé$"congestions que se passe l'espèce de travail à an voulu désigner, la nutrition exagérée, et qe conséquent vicieuse. sx

En effet, la partie ui se tuméfie ét qui jor d'une vitalité exagérée commence par s'approprier un plus grand nombre de moléculés qu'à l'ordinaire ; si le volume de son tissu propre * s’'augmente pas au point de constituer une hyp: trophie, du moins le tissu cellulaire qui l embrasse et la pénètre s’approprie et retient plus de fluides qu’il ne devrait en avoir, ce qui constitue la fausse hypertrophie. C’est ainsi que la graisse s'accumule dans le tissu cellulaire, au premier degré du phlegmon ; que la gélatine s’amasse dans les ligamens des articulations goutteuses , etc. Si l'inflammation se termine promptement, ces dépôts sont dissipés par l’absorption , et la partie reprend ses conditions normales ; maïs si l’irritation persiste, le issu pr opre de l organe , réduit a l'inaction par la compression qu'il éprouve, s’atrophie, et quelquefois disparaît entièrement.

Dans d’autres cas, c'est le tissu propre de lorgane qui s ypértrophiée tel est le ‘cœur, parceque jamais il ne peut étre réduit à l'inaction, quelle

(35) soit la douleur qu'il fasse percevoir. Il n’en.est pas ainsi des muscles soumis à la volonté, la douleur les tient immobiles , et l'hypertrophie n’a lieu que dans les tissus qui les entourent et les pénètrent.

Il n’est pas toujours aussi facile de distinguer jusqu'à quel point le tissu propre des autres viscères est susceptible d’hypertrophie dans les congestions actives qui s’y développent; aussi n’entreprendronsnous point de décider cette question, mais nous indiquerons, d'une manière générale , comment les congestions arrivent au point d’altérer les organes. Il faut d’abord distinguer ceux qui communiquent avec l'extérieur, de ceux qui sont privés de cette communication : les premiers sont tous des organes excréleurs, et peuvent par conséquent se dégorger plus ou moins; ce qui s'oppose à leur hypertrophie. Ceux qui sont plats et membraneux, comme le canal digestif, la vessie, ayant de vastes cavités, y déposent une grande partie des fluides que l’irritation de leurs muqueuses appelle sur eux, ctn'éprouvent qu'une légère hypertrophie. Ceux qui sont disposés engros faisceaux, comme les poumons, le foie, n’ont pas autant de facilité à se dégorger ; aussi prennentils plus de volume ; maïs un surcroit d’action vitale ies dégorge souvent d'uné manière presque subite. De là l'emploi de la médication stimulante dite apéritive , résolutive, incisive, qui réussit quelquefois à les réduire : maïs si l’irritation continue, leur hypertrophie recommence, et la même stimulation qui avait d’abord réussi à les dégorger, ne sért plus qu'à favoriser cette hypertrophie,

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Quant aux viscères parenchymateux qui ne sont point sécréteurs etquin'ontpoint, parconséquent, de canaux excréteurs communiquant avec l’extérieur, tels que le cerveau, la rate, leur hypertrophie est plus tenace, parce qu’elle ne peut se dissiper que par la voie de l'absorption veineuse ou lymphatique.

On voit par ces réflexions combien sont multipliées et variées les nuances de l’hypertrophie inflammatoire; et rien n’est si facile que d’en tirer des inductions pour le diagnostic , le pronostic et le traitement de l’inflammation. En effet, ce que l’on redoute le plus dans l’inflammation, c’est la désorganisation : or,l'on sait qu’elle est toujours en raison de l'intensité et de la durée de la congestion; denc la désorganisation sera plus facile, toutes choses égales d’ailleurs, dansles tissus sans communication avec l'extérieur, que dans tous les autres : viendront ensuite les parenchymes sécréteurs qui y seront moins exposés, et enfin les viscères membraneux qui y résisteront davantage , lorsqu'ils seront attaqués par leur surface muqueuse, mais qui y seront plus exposés si les érections vitales inflammatoires correspondent à ceux de leurs tissus quin’ont aucune communication avec l'extérieur du corps.

La surexcitation et la congestion' morbide

actives et parüelles sont compatibles avec la diminution générale des forces.

Voilà sans contredit une des vérités les plus im-

portantes de la doctrine physiologique ; il nous a fallu des siècles pour la conquérir, ettant qu’elle est restée ignorée, la médecine n'a pu se placer au rang des sciences; elle n’a dû présenter qu'incertitude, confusion, ténèbres, contradictions. C’est pour avoir méconnucette vérité que Browna conseillé les excitans dans les typhus, dans toutes les fièvres hectiques accompagnées de consomption, et dans une foule d’affections lentes apyrétiques, la plupart avec ce qu’on appelle état cachectique, qui rentrent dans les phlegmasics chroniques et les subinflam-mations.

C’est cette vérité qu’on a le plus de peine à faire admettre aux médecins élevés dans les principes des anciennes doctrines. [ls ne conçoivent pas qu’un foyer d’irritation persiste avec les mêmes caractères, depuis l’état de vigueur appartenant à la santé, jusqu à l'épuisement et au marasme. Ils confondent toujours l’état général avec l’état local, parce qu'ils n'ont jamais eu une idée juste de ce dernier. En : d’autres termes, de la faiblesse qu'ils remarquent dans les organes du mouvement, de la diminution des fluides et de la masse des solides dans la majeure partie des organes, ils déduisent la nécessité de la faiblesse , l'épuisement et l’atrophie de tous les organes en particulier; ou, si l’on aime mieux en core, ils se figurent la vitalité diminuée dans tous les viscères, comme elle l’est dans les parties extérieurs et dans les viscères qui ne sont pas le siége du, mal, Tant que l’on n’aura pas fait comprendre à ces médecins qu'unorgane interne peut être surirrité, sur,

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