‹ Commentaires des propositions de pathologie, consigneés dans l'examen des doctrines médicales (volume 2)Chapitre 17 sur 50 · XC · texte numérisé non relu

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L’excès des sympathies de relation suffit pour causer la mort, qui paraît alors dépendre de la RASE du centre de relation.

L’excès des np organiques peut aussi occasioner une mort rapide, qui est dué à la congestion et à la désorganisation de plusieurs viscères.

Lessympathies de relation se composent,comme nous l'avons vu, de sensalions désagréables qui toutes se rapportent à la douleur ; de mouvemens convulsifs des muscles du tronc, ce qui en suppose d'analogues dans les viscères, et enfin de convul-

sionsdes muscles, qui, dans l’état normal, n’obéissent qu’à la volonté. Ces divers phénomènes, où l’on voit un grand phénomène général, la transmission perçue de l'irritation, ne peuvent avoir lieu sans.une très-forte érection vitale du cerveau. Or, c’est de l'excès de cette érection que dépend le danger. Avant de rechercher quelle.doit être l’altération de la matière nerveuse centrale, nous ferons remarquer qu'aucune modification. de l'organisme ne devient pluspromptement mortelle que l’action exagérée de l’encéphale. La perception trop vive du plaisir jou de la douleur peut tuer.en quelques secondes : il n’y a que les poisons qui égalent l’activité de cette cause, encore ceux, qui agissent avec cette célérité sont-ils peu nombreux ; les convulsions viennent après, mais on peut y résister pendant plusieurs jours. Toutes les fois qu'une phlegmasie aiguë est accompagnée de convulsions violentes on la redoute beaucoup, car l’on sait que la mort peut arriver d’une manière subite. Ouantaux affections chroniques, personne n’ignore que celles qui sont accompagnées de phénomènes convulsifs épuisent les forces et hâtent le marasme. Recherchons maintenant quelles sont les altérations de la matière nerveuse dans ces deux genres de mort. Si la perception trop vive est la plus dangereuse des modifications nerveuses, il nous sem ble que cela dépend d'un appel trop: prompt et trop impétueux du s sang vers l’encéphale ; si:les convulsions'le sontmoins, c’est, selonnous, parceque la congestion sanguine: encéphalique :y £est

(65) moindre; et que la mont dépend moins de cette congestion que.de l'excès de-l'innervation, c'està-dire dela dépense excessive des forces. Da le premier cas, toute: l’action est concentrée dans l’encéphale ; dans le second, elleprédomine simul- ‘tanérnent dans la pulpe cénéhaalo: ét dans les expansions motrices. AT |

: Lorsque nous attribuons les ei de ces deux genres de. modification nerveuse aux sympathies, nous signalons les cas où le cerveau et ses dépendances reçoivent l'irritation d’un. foyer de phlegmasie situé quelque autre pari; nous voulons dire les cas où l'affection cérébrale. est secondaire. Il rs doncadmetitre en principe que toute irritation

d'organes, qui réveille des sympathies dé relation très-multipliées , n'intéresse les cordons et les expansions nerveuses répandues dans les différentes parties du. corps que parce qu’elle est vivement sentie par: l’encéphale ,.et réfléchie par lui avec beaucoup de. force dans les divers départemens de l'arbre nerveux. C'est ainsi.que s’enchaînent les affections des divers organes, et nous voilà préparés à-suivre les déplacemens de l'irritation, dont il sera parlé à l’occasion des métastases.

La proposition ajoute que l'excès des sympathies organiques. devient, datent mortel par. la désorganisation des,viscères. Il s’agit. manifestement ici des congestions qui s’opérent avec violence danses organes sécréteurs, et dans les pareñChymes de toute. espèce, le cerveau excepté, lors de inflammation d’un viscère de premier

ordre. Nous avons vu plus haut que de pareilles modifications ne sauraient avoir lieu sans un mélange de sympathies de relation, attendu qu’iln'est point d'irritation locale ‘un peu intense qui ne se propage à l’'encéphale; mais le danger résulte moins ici de l'excès de la congestion cérébrale où de celui de l’innervation, que de la congestion des autres viscères, et la mort de l’encéphale est évidemment préparée par la désorganisation du poumon, du cœur, du foie et des organes de la digestion. Or, ces sortes de morts sont toujours annoncées par la violence de la fièvre, c’est-à-dire par la rapidité du cours du sang el l'excès de Ja calorification, par l'action exagérée ou la torpeur des organes sécréteurs, par l'extrême difficulté dé l'acération du sang et de la nutrilion, c’est-à-dire parl’excès des syÿmpathies que nous avons 4 vote organiques. )

Cette explication que nous venons sde étuis des sympathies était indispensable , afin de les sortir du vague où elles auraient pu rester, et de les ma tériahser, autant que possible, en les rattachant aux organes. Nous iérminerons par un dernier résumé qui facilitera l'intelligence de tout ce qui vient d'être dit sur cé sujet si important,

° Érections morbides peu étendues, non douloureuses :sympathies organiques seules, le cerveau n’y prenant aucune parts 2° éreclions morbides considérables, douloureuses, deux sortes de sympathies, les organiques, les cérébrales; 3° dans tous tes les érections morbides considérables : (a) dan

(67 ) ger en-raisonde l'intensité des sympathies de relation ; qui donne la mesure de l’imminence de la désorganisation cérébrale, de la déperdition des forces nerveuses : (b) danger en raison de l’inten-sité des sympathies organiques, qui donne la mesure de la violence de la congestion des autres viscères, de l’imminence de leur désorganisation.

L’organe primitivement irrité est quelque:

fois le seul à subir la congestion ou la désorganisation ; les organes sympathisés n ’éprouvant pas Le, d'irritation pour la partager.

Tels sont les cas où l’on succombe à une pnew monie rapide, à une apoplexie pulmonaire, à un choléra-morbus de quelques heures, à une apoplexie cérébrale foudroyante, etc. ; remarquez toutefois que ces morts sont moins communes que celles où plusieurs viscères sont simultanément affectés de congestion; notez aussi qu'une congestion très-considérable ne peut se faire dans aucun organe sans être en même nn PTE au cerveau.

L'irritation peut exister dans une infinité de nuances. Celles du plus haut degré ont un double caractère d’où dépend tout le danger, l’appel excessivement précipité des fluides, la dépense ex=

pb:

cessivement rapide des forces, par l’irritation du cerveau et des nerfs. Nous nous servons du mot excessiwement, parce que tout changement brusque est intolérable dans l’économie, et que, dans l’irritation comme dans la congestion, l'excès existe dès le moment où l’intensité de ces deux phénomènes met l'organe qui en est le siége hors d'état de concourir à l'entretien de la vie. Nous employons le mot rapide parce que le changement d’un organe, quelle que soit son importance, ne peut entraîner une mort prompte , s’il ne s’opère dansun temps fort court. En effet, il est d'observation constante que les viscères de premier ordre peuvent subir à la longue des changemens et des désorganisations très-considérables sans que la vie soit interrompue; elle devient languissante à la vérité, mais elle ne cesse que lorsque le marasme êst consommé ; et c’est ce qui distingue les affections chroniques des aiguës. Si pourtant une affection aiguë s’ajoutait à une chronique, cet incident pourrait amener la destruction de l'individu avant qu'il fût parvenu jusqu’au marasme; mais cette circonstance ne saurait affaiblir notre assertion. Un des points les plus importans pour le praticien est donc de s’habituer à l'appréciation du siége et du degré de l’irritation anormale. Lorsque plusieurs organes de première importance se trouvent simultanément irrités, et que ce changement survient tout-à-coup , le danger est toujours pressant, la maladie est très-difficile à dompter ; mais il est beaucoup moins commun que l'irritation d’un

C 69 ) seul viscère offre le même danger, et c’est précisément cette différence que l’auteur a voulu noter dans la proposition qui nous occupe.

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