‹ Commentaires des propositions de pathologie, consigneés dans l'examen des doctrines médicales (volume 2)Chapitre 24 sur 50 · QU · texte numérisé non relu

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rouge qui reste stationnaire, et n’excite aucun phénomène d'irritation. Nul doute cependant que les fluides ne soient encore altérés dans cet autre genre de congestion. Enfin il est des nuances d’inflammation suppuranté, surtout dans les surfaces libres, qui peuvent persister sans exercer-beaucoup d’action sur l'économie, sans même faire éprouver beaucoup de douleur. La sensibilité ne s’y développe que lorsque l'organe est forcé à une action extraordinaire ,

*" (an) et se remet bientôt dans son état habituel : telles sont une foule de bronchites , de gastrites , de phlegma- sies cutanées, comme he des exutoires. Nous le demandons maintenant : faut-il admettre autant de causes matérielles inappréciables, autant d’entités morbides particulières, qu’il existe de nuances dans ces affections locales , et n'est-il pas évident qu’on n’y peut voir autre chose que des états divers du phé- nomène de l’inflammation ? Sans doute, et ce n’est pas à l’altération des fluides qu’il faut s'en prendre pour expliquer les différentes nuances d’inflammaüon. Cette erreur a pourtant été commise pendant une longue suite d'années , et, si elle ne l’est plus dans la théorie, elle ne laisse pas de l’être encore dans la thérapeutique des ontologistes. De là les spécifiques, non plus contre les humeurs, mais contre les entités rhumatismales, goutteuses , dartreuses, et contre la putridité; car cette décomposition ne fluides sécrétés ou exhalés est attribuée par les browniens à la HREuguS des forces vitales, langueur | w dont les stimulans sont devenus les spécifiques. Enfin s+ vous remarquerez que, malgré le changement du langage, la substitution de l'être abstrait maladie à re tre matériel humeur morbifique , les spécifiques des ontologistes sont aujourd'hui les mêmes que ceux des humoristes du temps passé. C’était surtout pour arriver à ces conclusions que nous avons développé la proposition CEV; mais il résulte de notre dissertation qu’elle est trop restreinte et qu'il convient de . la présenter sous une forme qui exprime toutes les * altérations humorales dont nous venons.de do ne

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l’idée. Voici la rédaction que désormais elle doithr server: L’inflammation altère toujours les fluides de la

‘partie enflammée , et quelquefois la masse entière des

humeurs.

L'inflammation peut exister sans suppuration.

Bien que cette proposition ait été suffisamment prouvée par les développemens dans lesquels nous venons d’entrer au sujet de la précédente, il nous paraît utile d’y revenir; car il est encore une foule de praticiens qui s’obstinent à prendre le phlegmon pour type fondamental de l’inflammation. Que l’inflammation puisse exister sans former de pus, c’est un fait dont il n’est pas permis de douter lorsque l’on a vu la tuméfaction rouge de la peau qui en. toure un cautère, les indurations sèches qui environnent un os nécrosé , les érythèmes provoqués par le froid, par le chaud, par une foule d’agens irritans, et qui peuvent être entretenus ‘indéfiniment sans suppuralion. Il est encore beaucoup de cas où l’on peut observer le même phénomène à l'extérieur: par exemple, les personnes qui ont l’habitude de toucher sans cesse une région de la peau ou des ouvertures de membranes muqueuses, comme le nez, la bouche, les orsanes sexuels, y entretiennent un

état de sensibilité avec rougeur, chaleur, mais sans * id

PE : s 1 (113) aucune excrétion purulente. Il en est ainsi des yeux que l'excès de lumière fatigue ou que l’on force trop à l’action; de la marge de l’anus, dans certaines nuances de l'affection héaoei dard : de la langue, du voile palatin, ‘du pharynx, par l'usage continuel des alimens irritans , ou par l'influence d’une gastrité. Ce sont là de légères nuances d'inflammation, mais ce sonttoujours des inflammations ; et si elles recevaiént une nouvelle impulsion , elles pourraient s'élever au degré qui produit le pus rassemblé en foyer ou excrété au fur et à mesure de sa formation.

Ce qui se passe à l’extérieur du corps peut également avoir lieu dans le fond des viscères, soit primitivement, soit à la suite d’une inflammation très-prononcée. L'abus des stimulans irrite, échauffe, rougit la membrane muqueuse de l'estomac sans qu'il y ait augmentation de mucosité dans ce viscère; il ne jouit alors que d’une action vitale exagérée, presque Lafouqure accompagnée de boulimie; et quoiqu'il

agisse avec douleur, il ne laisse pas d'exécuter de |

bonnes digestions et d'augmenter la pléthore et À 34 embonpoint. L'intestin grêle partage souvent cet . état, qui peut, dans tous ces organes, être la suite d’une inflammation plus intense, qui long-temps a “ourniune sécrétion morbide plus ou moins copieuse. L'’encéphaie est un des organes qui supporte le plus long-temps sans suppurer cette érection vitale morbide, comme le prouvent les céphalaloies, les migraines, les pesanteurs de tête que tant de personi.cs éprouvent à la suite de plusieurs excès. La membrane muqueuse des bronches devient souvent 1: | 8

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sensible, chaude, et par conséquent tuméfiée sans qu'il y ait excrétion surabondanie, Cette modification peut y être primilive, mais elle est plus souvent la suite des bronchites imparfaitement terminées. La vessie se trouve souvent dans le même état, surtout quand le canal digestif estenflammé, comme le démontrent les dysuries sans aucun dépôt muqueux dans les urines. Les muscles que l’on a trop exercés sont dans une légère nuance d’inflammaton : il en est ainsi du cœur dans une foule de circonstances qu'il est facile de se figurer. Il serait fastidieux de s'arrêter trop long-temps sur de semblables détails : observons cependant que les membranes séreuses , les tissus aréolaires, higamenteux, séreux, sont beaucoup moins susceptibles de cette nuance légère d’érection vitale avec douleur et congeéslion, sans formation de pus. La matière de leurs exhalations s’accumule presque toujours sur les surfaces ou däns les interstices, ce qui constitue un genre de suppuration. Les membranes de rapport et toutes les parties des appareils sensitif et locomoteur sont donc les tissus les plus exposés à ces inflammation; sèches que nous rappelle la proposition CV, qui sont si familières aux membranes de rapport et à toutes les parties de l'appareil sensitif et du locomoteur.

Toutes ces nuances légères de l’état inflammatoire sont reconnues lorsqu'elles apparaissent à l'extérieur du corps; mais quand elles siégent dans les viscères, le vulgaire des médecins ne voit que la douleur, le malaise, les sympathies nerveuses qu’elles

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peuvent exciter, et ils prononcent le mot de névrose, toujours suivi de l'emploi des stimulans, qualiñés du titré d’antispasmodiques ou de Loniques, sous l'influence desquels la maladie s'élève à l’état aigu,

ou persiste dans le chronique jusqu’à là désorganisalion, le plus souvent avec une subinflammation consécutive. Îl était donc nécessaire d’entourer la proposition d’un cortége de preuves qui peut la rendre évidente et lui donner une utilité pratique en épargnant du travail à ceux qui voudront la méditer.

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