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L’inflammation laisse souvent à sa suite un mode d’irritation qui porte un nom différent du sien et produit une cacochymie que l’on a crue essentielle.
Cette proposition indique toutes les érections vitales morbides qui, après avoir manifesté, soit à l’extérieur, soit à l'imtérieur, les caractères de l’inflammalion, les perdent plus ou moins lentement et n'agissent plus sur l'économie qu’en s’opposant à la nulrilion , soit parceque l'organe malade en est un des principaux agens, soil parcequ il trouble par des, influences sympathiques ceux qui sont chargés de l’exécuter. Alors les malades sont pâles, débiles, maigres, souvent infiltrés, languissans. Les %; 4e
tions de ce genre sont ce qui compose la classe des cachexies chez les nosologistes. Les cachectiques, comparés entre eux, offrent des différences assez notables : les uns éprouvent des douleurs dans l’organe malade, mais ces douleurs ne sont point rapportées à l’inflammation; on les subordonne à l’état général, et l’ancienne médecine ne les combat que par de prétendus calmans. D’autres, sans éprouver beaucoup de douleur, se plaignent de ce que l’organe malade ne peut exécuter ses fonctions : cette impuissance est ordinairement attribuée à la faiblesse générale, et l’on en tre l'indication des stimulans : telles sont une foule de dyspnées, de dyspepsies, de constipalions, etc. D'autres offrent des phénomènes nerveux quiattrent toute l’attention des praticiens, ct la cachexie est considérée comme compliquée de névrose. Si l’organe malade est de nature à prendre un volume considérable que le tact puisse distinguer au travers des parois, la maladie est qualifiée d'engorgement, d’obstruction : enfin toutes les fois que la nécroscopie découvre une altération profonde dans les viscères, on finit par confesser l'existence d’un vice organique que les uns subordonnent aux symptômes qui les ont frappés pendant la vie, tandis que d’autres y voient l'effet d’un vice caché, préexistant à toute lésion, et à l’influence duquel il était impossible que le malade füt soustrait.
La cause de toutes ces erréurs n’est désormais que trop évidente : elle a été dévoilée dans l’Histoire des phlegmasies chroniques, et confirmée par les nombreux rapprochemens que l’on a consignés
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(117) dans l’Examen des doctrines. L'erreur vient de ce que l’on a étudié les symplômes et que l’on en a fait des collections abstraites érigées en maladie, avant de bien connaître l'état pathologique des organes. Mais, pour se convaincre que l’ inflammation est la source unique de ces états morbides que l’on a crus si long-temps de nature si différente, il y a deux choses à faire : la première de bien observer la mar-
che des inflammations, en les suivant chez les mêmes sujets pendant tout le cours de leur vie, sous l'in-
fluence des modificateurs ; la seconde de se servir, pour l'interprétation des symplômes et des altérations organiques, d'une bonne physiologie. Or, une bonne physiologie n’est pas seulement applicable à l’état normal; elle soutient avec nôn moins d'avantage l’épreuve de l’état morbide ou anormal : c’est à. ce double caractère que les esprits justes pourront la reconnaître. C'est à l’établir et à la propager que doivent incessamment travailler tous les médecins jaloux de payer leur detie à l'humanité.
L'inflammation excite souvent des sympathies de relation qui sont devenues pour les” auteurs les phénomènes s prédominans et ont fait donner à la maladie le nom de rzévrose.
.: Déjà nous avons vu la névrose, comme suite de
du * inflammation, s'associer avec la cachexie ou la
cacochymie; maintenant elle paraît également comme résultat de linfliammation, mais sans cachexie. En effet, il est une foule de cas où l'érection vitale morbide d’un tissu intérieur, élevée au degré de la phlegmasie, produit des phénomènes nerveux. De toutes les inflammations ce sont celles des membranesmuqueuses desgrands viscères, celles du cœur, du cerveau, de la moelle épinière et des troncs ou des branches des nerfs de relation qui produisent le plus de phénomènes nerveux. Celte vérité, longtemps cachée, est aujourd’hui de la dernière évidence, grâce à la médecine physiologique. Voici comme cela doit être expliqué.
On comprend , en général, sous le nétt de nevroses, deux sortes de phénomènes : les exaltations de la sensibilité et du mouvement; les abolitions de ces deux phénomènes, ce qui constitue les paralysies: de là deux genres de névroses sous le rapport des phénomènes, les actives, les passives. Les névroses actives sont possibles dans tous les nerfs du corps humain. Les passives ne peuvent exister que dans les nerfs de relation, attendu que les nerfs ganglionnaires ne peuvent cesser d'agir qu'au mo-
. ment de la destruction; d’où il résulte que, sous
le rapport du siége, les névroses peuvent être distinguées en névroses des fonctions de relation, et névroses des fonctions intérieures. Entrons présentement dans quelques détails sur ces deux genres de névroses.
Les névroses des fonctions de relation commencent toujours par l'excitation; elles présentent des
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douleurs ou des convulsions, ou bien les deux phénomènes réunis dans un groupe de muscles volontaires ou dans un appareil sensitif externe, et les conservent aussi long-temps que la cause qui les produit, c’est-à-dire l'excitation du cerveau et de la moelle ou des branches nerveuses, n’a déterminé niune compression trop forte, ni la désorganisation; ce qui n’a point de terme fixe. Mais aussitôt que la compression est portée à un certain point ou que la désorganisation s’est effectuée, soit dans le cerveau, soit dans la moelle, soit dans un ironc nerveux, la paralysie se manifeste à différens degrés dâns les muscles et dans les sens qui jusque à avaient éprouvé les surexcitations , et cette paralysie est dite consécutive. Quelquefois léparalysie se déclare d’abord chez une personne qui n'avait éprouvé ni douleurs ni convulsions; mais, quoique primitive, celle paralysie ne dépend pas moins de l'irritation , parcequ'il faut ‘toujours l'intervention de ce phénomène pour produire la compression ou la désorganisation du cerveau, de la moelle ou. d’un tronc nerveux. Les paralysies par section ou ligature des nerfs, sont les seules qui fassent exception à cette loi; encore l'exception n'est-elle.
qu'apparente, car lihtétiMent qui coupe ou me
serre le nerf est un agent d'irritation , et, si son effet était incomplet, il produirait des phénort til de névrose active des plus prononcés.
Les névroses des fonctions intérieures offrent toujours des phénomènes d’irritation qui ont leur siége dans les viscères destinés à la conservation où
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à la reproduction : elles consistent dans des sensaiions et des mouvemens extraordinaires de ces viscères, qui ne peuvent être autre chose que les poumons , le cœur, les organes digestifs, les dépurateurs, ou ceux de la génération. Mais, comme les douleurs de ces viscères doivent être perçues par le cerveau, et que les mouvemens qui s’y joignent ne péuvent s'exéculer sans que les muscles respirateurs ourcéphalo-splanchniques y participent, 1l est évident que les névroses intérieures y sont nécessairement, et dès leur début, accompagnées de phénomènes de relation. Mais cette combinaison devient bien*plus marquée par les progrès que font ces maladies ; car bientôt, aux sensations perçues dans les viscères, s’en joignent d'autres qui sontrapportées aux appareils sensitifs et moteurs ; et les muscles soumis à la volonté ne tardent pas à entrer en convulsion, soit par le simple effet de la vivacité des sensations, soil par une action simultanée avec celle des muscles respirateurs. Ainsi aucune névrose viscérale ne peut être indépendante des névroses de relation, tandis que ces dernières peuvent fort bien exister sans être accompagnées de néyroses viscérales. Tel est le motif pour lequel la proposition porte que les sympathies de relation, devenues prédominantes, reçoivent le nom de névrose. Mais elle ajoute que souvent c’est l’inflammation qui détermine ces Sy mpathies prédominantes; et en effet les arachnitis, les spinius, les phlegmasies des gros nerfs, les EE tes, les bronchites, les pleurésies les gastro-entérites, les cystites, les métrites, les néphrites , eic., incom-