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scrofuleux et les phthisiques ,et:cette facilité avec laquelle les uns et les autres contractent des-gastro+ entérites ‘qui communiquent lirritation: aux gänglions du mésentère ; de là enfin: Paptitude non contestée des sujets nés délicats et icritables: aux squirrhes de loute espèce , ‘soit à l’éxtérieur: du corps; soit à l’intérieur.et dans ae dre ie le tissu cellulaire, etmême les parois des viseères creux qui remplissent la cavité abdominale. :
Mais ce qu'avance la proposition sur Le mode de développement morbide des lymphatiques:des viscères, est-il bien vrai? faut-il toujoursiuneirritation des autres tissus pour que celle des ganglions etdés absorbans se manifeste ? Nous l'avons cru jusqu'ici, quoi que l’on ait pu dire et affirmer de:contraire à celte opinion : nous n'avons jamais observé que les ganglions Iymphatiques du mésentère:s’affectassént avant la membrane muqueuse. Nouspouvons en dire autant des ganglions qui entourent les ramifications des bronches. Pour ce qui concerne les tu : bercules nés hors de ces ganglions, nous ne pouvons que renvoyer à cequenous avons dit à ce sujet. Nous sommes loin de nier la possibilité d’une pro: pagation de l’irritation par similitude de tissus, quoique nous n’en connaissions pas l'intermédiaire; mais ilest si difficile d'isoler les développements lymphatiques morbides des viscères d’avec l'irritation que d’autres tissus de ces mêmes viscères reçoivent des modificateurs étrangers, que nous n'avons encore pu concevoir ae irritations 2 per mi Br mitives.
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La proposition rapproche lirritaion syphilitique de la scrofuleuse, au moins sous le rapport de la propagation aux appareils viscéraux. La syphilis est encore une preuve de ce que, noùs avons avancé dans le commentaire, précédent: lPirritation débute par des surfaces muqueuses et, se propage ensuite aux tissus blancs, tant lymphatiques que faisant partie de l'appareil locomoteur,. ét finit par produire des altérations qui se confondent avec celles des scrofules et avec celles du rhumatisme: Nous avons bienpositivement observé que la forme scrofuieuse est plus fréquente chez. les vénériens. Iymphatiques,, surtout chez ceux dont l’enfance a été tourmentée par des retours d’affections strumeuses; que la rhumatismale (j'y comprends les douleurs dites ostéocopes, les périostoses et les exostoses ) paraît. plutôt chez les sujets bien constitués, mais qui ont souffert du froid; enfin que les personnes douées d’une peau délicate et d'ouvertures muqueuses très irritables sont :à leur tour plus expOSÉES. aux phlegmasies chroniques de ces membranes qu’à celles des auires tissus.
Nous croyons inutile de nous arrêter long- Lemps sur l'existence ou la non-existence d’un virus infectant l'économie. Nous avons dit ailleurs que l'on | pouvait. donner ce nom au produit des phlegmasies syphilitiques, lorsqu’ ilconsiste dans un pus âcre plus ou. moins propre à irriter les surfaces qui le reçoivent, surtout lorsque ces surface; le sont déjà beaucoup par la pression et les frictions ; mais rien ne prouÿe qu'un pareil virus ‘puisse, se conserver, se reproduire dans l'économie , et aller développer des
pPHHeBHasies ou des subinflammations dans les viscères. Îl y à toute apparence que ce virus agitsur les, muqueuses génitales comme Îe ferait une injection de chlore, ou, si l’on veut, une sanie provenant de la putréfaction ; c’est-à-dire que ses effets sont bor- = à la partie qu'il un à et que ce qui se propage d’un tissu à l’autre dans l'organisme, sous le nom d'infection générale, n’est autre chose que l’irritaton.
On a deux manières de le prouver : la première est de provoquer des phlegmasies artificielles dans les organes génitaux, et de prouver qu’elles peuvent se propager en suivant la route des syphilitiques, et même se transmettre à des personnes saines ; la seconde, de démontrer que des personnes non syphilisées peuvent communiquer à d’autres des phénomèneés véritablement syphilitiques et susceplibles de propagation à un tiers. C’est aux médecins qui dirigent les salles de vénériens dans les hôpitaux que ce genre de recherches est naturellement dévolu. Nous ne voulons point anticiper sur leurs travaux futurs ; mais nous pensons que tant qu'ils n’auront pas prouvé la propagation et la communication d’une phlegmasie syphiliforme purement artificielle , on trouvera toujours mille objections à 1E% opposer. Que leur sert, en effet, de guérir sa: mercure ? Ne peut-on pas leur dire que le virus a plus d’un neutralisant , et même que les antiphlogistique la diète et l’eau suffisent pour donner à la naturel»? moyens de l’expulser ? Combien de venins pénètrent dans nos vaisseaux et en sont éliminés sans aucun
secours ! La non-contagion, malgré les communications les plus imprudentes, ne leur sera pas plus favorable; on pourra leur répondre que tous îes virus absorbés ne portent pas atteinte à la vitalité des solides. <
Le second des deux moyens de preuve que nous venons de leur conseiller ( prouver que des personnes saines peuvent donner la syphilis} peut même encore être infirmé par des adversaires pointilleux, -qui allégueraient que rien ne peut assurer qu'une personne qui paraît saine ne porte pas dans ses humeurs un virus qui, trop faible pour agir sur ellemême, jouit pourtant d'assez d'énergie pour n’êlre pas impunémenti supporté par celle qui le reçoit au moyen de la communication immédiate. Les ennemis du virus auront beau répondre que cette objection est ridicule, en ce qu’un pareil genre de contagion devrait être possible par toutes les voies, et ne devrait pas être borné aux communications sexuelles ou à celles également immédiates et prolongées avec ‘forte friction des ouvertures des membranes muqueuses, la question n’en resterait pas moins indécise pour les personnes difficiles, qui tiennent beaucoup à leurs préjugés, aux opinions des pre-
‘ers classiques, ou qui veulent des expériences di- -ctes à l'appui de tous les perfectionnemens que l'on propose.
La non-propagation de la syphilis à l’'intériear du corps serait un argument irès favorable aux ennemis au virus , s’il leur était possible de la mettre matériellement en évidence ; mais on peut leur objecter que