‹ Commentaires des propositions de pathologie, consigneés dans l'examen des doctrines médicalesChapitre 16 sur 34 · Pathi | A · texte numérisé non relu

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( 614 ) mose, infiltre les tissus cutané et cellulaire. Tout ce qu'on peut dire là-dessus, c’est qu'elle se présente à notre esprit comme une irritation provoquée par des substances délétères, ou du moins par des substances qui répugnent à l’état de vie. On sait que notre organisme réagit ou s’irrite contre de pareilles substances, soit qu’elles viennent de l'extérieur, soit ruelles aient pris naissance dans nos organes. Les liquides putréfiés, produits par la décomposition de nos humeurs, sont aussi importuns pour nos tissus vivans que ceux qui viennent des corps situés hors de nous : on én peut dire autant des gaz déléières , et des milliers de faits pourraient le prouver. Pourquoi donc s’étonnerait-on que le scorbut, que nous pouvons désormais considérer comme une espèce d’ empoisonnement, fût engendré tantôt par l’assimilation nécessairément imparfaite des matériaux peu aptes à la nutrition, et tantôt par une altération de l'appareil qui préside à l’assimilation primitive ? Dans le premier cas, qui correspond au scorbut dé mer, à celui des années de diseite, où les ingesta sont gâtés, l’économie, quoique saine, ne peut faire de bon chyle, puisqu'elle n’agit que sur de mauvais matériaux; dans le second , qui est celui des scorbutiques bien nourris , mais vivant dans un air sombre , humide, suranimalisé , l’économie , ou plutôt la substance nervoso - sanguine chargée de l'assimilation , est d’abord empoisonnée par les miasmes qui lui enlèvent la faculté assimilatrice : enfin , toutes les fois quele scorbut succède à la gastroéntérite chronique, on peut dire que l’inflamma-

( 615 ) tion , quelle qu’en soit la cause, a mis la membrane assimilatrice et tout l'appareil encéphalique qui lui correspond, dans l’état où les ont réduits, pour le premier cas, les alimens inassimilables, pour le second, les miasmes ou les gaz délétères : de sorte que le résultat esé encore le méme; et ce résultat est toujours le vice de l’assimilation , cause prochaine du relâchement des affinités vitales, dont la faiblesse musculaire , les infiltrations séro-sanguines et les hémorrhagies sont les signes extérieurs.

GOXIV.

Les phleomasies s’associent facilement avec le scorbut, mais elles n’en dépendent pas ; elles viennent des causes qui les produisent chez tous les hommes : telle est l’inflammation des gencives.

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