Philibert Rapin (t. II, p. 399, note
le menu, ainsi qu'il a pieu à vostre Majesté me commender : de laquelle je me sens la conscience si nette que le plus grand ])ien que vostre Majesté me peult l'aire est de s'enquérir de la vérité et, icelle cogneue, faire pugnir ceulx: qui se trouveront coupables ainsi qu'ilz méritent, ce que je vous supplie très humblement vouloir faire.
Je mande aussi par escript à mon dict frère les raisons qui m'ont meu à permettre aux consulz de Lectore et d'Agen d'armer cent hommes^ pom' quelques jours, en cliascune des dites villes d'icelle, et vingt hommes à Francescas, combien qu'aujourd'huy n'y ayt plus que vingt hommes au dict Lectore et douze à Agen, qui font seulement le guet de nuyt. Et, icelles raisons entendues, je m'assure que vostre Majesté ne le trouvera mauvais, cognoissant bien que ce que je en ay faict a esté à bonne et juste cause. Quant à l'obéyssance que voz subjeetz vous portent en ce gouvernement, oultre que le dict sieur Duplessis l'a veu à l'œil, j'en ay discouru amplement avec luy pour vous en faire le rapport. Et, me rcmectant à ce qu'il vous en dira, ne vous feray plus longue lettre sinon pour prier Dieu vous donner, Sire, en bonne santé longue vye.
Agen, ce XI"'® de mars 1563.
Vostre très humble et très obéissant subject et serviteur.
De Moulue.
( Lettre rapportée de Saint-Pétersl)ourg et communiquée par IVf. !e comte de Laferrière.)
1. Une lettre des commissaires Fumée et Viart au i(*i doime quelques détails sur les troubles ([ui avaient décidé Moulue à
IV — 2i