‹ Commentaires et lettres (volume 2)Chapitre 146 sur 158 · H 1 . A DOIS PHILIPPE DE BARDACHIN · texte numérisé non relu

H 1 . A DOIS PHILIPPE DE BARDACHIN

[Agen, 18 mars 1564.]

Monsieur de Bardachin, j'ai reçu la lettre que vous m'avez écrite : et quant à ce que vous nie mandez, la marche des coquins est découverte, de sorte qu'ils se trouvent sans masque. Rapin est retenu prisonnier à la cour pour les mémoires qu'il a portés au roi contre moi, de la part de Marchastel et du vicomte de Burniquel , qui ont attribué leurs méchancetés au sénéchal de Querci , et ont dit que c'est lui qui a dit à Marchastel tout ce qui est contenu dans les mémoires. Le dit sénéchal affirme qu'ils ont menti par la fforo^e , et qu il ne leur a jamais rien dit de ce qui est contenu dans les mémoires ; et sa Majesté a fait venir Marchastel à la cour pour le faire confronter avec le sénéchal ; et quoique le roi et la reine ne lui aient pas donné crédit, ils veulent faire transcrire tout le mémoire ; ils m'ont écrit que je n'en disse rien , qu'ils connaissaient bien que ce n'était que des calomnies lancées pour m'enlever leur bonne «rràce. Et parce que les coquins y ont mêlé le roi d'Espagne, je crois bien que la reine se montrera plus ardente à en tirer vengeance ; car elle est bien sûre de l'amour qu'il a pour notre roi et pour elle-même. Le dit Marchastel n a pas un seul témoin de ce qu'il avance , et le sénéchal, la dit à la reine. Je vous envoie la copie du cartel que j'ai envové à la cour, par laquelle vous connaîtrez les articles (ju ils ont envoyés par le dit Rapin. Le grand seigneur d'Espagne avec qui ils disent que monseigneur le cardinal d'Armagnac et moi avons eu conférence à Grenade, c'est Tévêque de Cominges, don Pedro. Soyez sur que je ne laisserai pas, moi, cela ainsi. Sa Majesté le poursuivra bien.

Te vous prie de m'apprendre si vous avez quelques bons

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chevaux, el si vous pouvez faire venir le cheval tlii seigneur Juan de Bardachin par la frontière, car jamais il n'a été si bien disposé qu'il l'est à présent.

[Agen, 26 mars 1563 (1564).]

Sire, je receuz jeudy au soir, le vingt troisiesme de ce moys, deux lettres qu'il a pieu à vostre jMajesté m'escripre, datées à Fontainebleau du douziesme. Par la première vostre Majesté me mande veoir et comprendre qu'il se faict ung remuement par tout vostre royaulme de vos subjects les ungs contre les autres, pour l'édict de la paix, que les ungz craignent qu'il se rompe, et les autres pour voulloir que l'arrest de conclusion du concilie ne soit tenu, et que je pourveoie en ce gouvernement que telz discortz et dissentimens n'adviennent, assurant à ung chascun que vostre Majesté veut et entend que l'édict de la paix se tienne et observe.

Sire, je crains que ceulv qui partent de ce pays vous déguisent les choses au contraire qu'elles ne sont, car, s'ils vous disent la vérité , vostre Majesté trouvera qu'en ce gouvernement nous ne sommes entrés en cesle dispute ny délibérons v entrer; car, quant à l'édict de la paix, il n'a jamais esté faict pour nous, qui tenons vostre religion, pour ce que nous ne sommes jamais oslés du chemin que vous, la royne, vostre mère, le rov de Navarre, vostre \..

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