Cosme de Médicis, premier duc de Toscane
3. Le marquis de Marignan, qui tenait la campagne devant Sienne (t. I, p. 434, note 2).
4. Cette phrase est assez difficile à comprendre. Voici l'expli-
Le colonel Ricroeh a eu mille escuz des quinze cens que m'avez envoyés pour acheter du bled. Je ne sçay si les luy aurez retenus. Si ne m'envoyez quelques lettres de banque de Rome, comme déjà tant de fois vous ay escript, je ne sçay que faire pour acheter du bled, car je n'en treuve plus à crédit. Le marquis est toujours malade. Je vous envoieray dans deux jours le capitaine Farevalt(?j, afin que par luy, au retour de messer Ambrosio, me faciez entendre comme je me doibz gouverner en ces négoces, car je n'en feray aultre chose que ce que m'en comenderez. Je pense que m'aurez faict tant de bien que d'avoir dépesclié monseigneur de Lescussan. Je vous envoy crois aussy l'estat de ce que les Allemens doibvent à la munition du roy, ensemble ce qui est deu à ceux de l'hospital. Nous ne mangeons plus que cinquante quatre septiers de bled par jour; mais je fais mesler quatre septiers de son, que ne revient à despenser du bled par jour que cinquante septiers. Si Dieu me faict la grâce de sortir d'icy au contentement du roy et vostre, vous cognoscerez que je suis devenu le meilleur ménaigier de Gascoigne, car il fault que je face tenir compte jusques à un pan. Je n'ay ouy nouvelles de vous depuis l'arrivée du capitaine Flaminio. Qui est tout ce
cation que nous proposons : « Un trompette du marquis m'as- « sm'e que plus de 200 Allemands du parti impérial se sont « engagés au service des colonels allemands qui tiennent la cam- « pagne [Allemans du champ) . » Les Allemajids du champ, commandés par le capitaine Georges Reincroq , étaient sortis de Sienne le 29 janvier. Voyez le tome II des Commentaires , p. 6o et suivantes.
que pour le présent vous puis eserire, fors que je vous supplie très humblement me tenir tousjours soubz vostre protection et bonne grace^ et je suppliray toute ma vie nostre Seigneur que en très heureuse santé vous doinct, Monseigneur, longue et heureuse prospérité.
A Sienne, ce 6 f'ebvi'ier 1554.
Vostre très humble et obéissant servitem% Biaise de Monluc.
Je vous supplie de rechef vous souvenir que, si ne me secourez de ces letres de banque, je suis en danger de tomber en toutes les peines du monde.
(Florence; archives Médicis, fdza 4 861 ; communication de M. Benoist.)