Le nom est en blanc dans le manuscrit
sieur de Montluc face la moindre levée de gens qu'il pourra, pouiTCU que la récolte se face, et luy en envoyé de ce costé comme il verra par la lettre qu'il luy escript présentement. Mais il n'entend point que ladite levée soyt plus longtemps entretenue qu'il ne fauldra pour faire ladite récolte. Il envoie à ceste fin * , . . . livres, desquelz toutesfois entend mondit seigneur de Guise que la compaignie de Moret Galabres ' soyt paiée pour le moys de may dernier.
que mondit seigneur de Guyse vouloit que ledit sieur de Montluc levast pour favoriser la récolte de ladite Toscane, il n'est délibéré d'en lever que trois compaignies, l'une au Syennois, laquelle il a baillée à Cacheguerre , l'autre de Corses et Orbitellans, que le cappitaine Pierre Anthoine Corse a euee, et l'autre de cinquante arquebuziers à cheval, dont il a donné la charge au cappitaine Francesco Corse. Et n'en veult lever plus grand nombre pour éviter la despense, et aussi que malaisément l'on pourroit recouvi^er ung tel nombre de gens si promptement, si ce n'estoit des villains du pays, desquelz ne sauroit avoir ne honneur ne service. Toutesfoys mondit seigneur de Guyse ne laissera, s'il luy plaist, d'en-
\ . Lacune par suite d'une de'chirui'e dans le manuscrit. 2. Moretto de Cantarollo Calabreze.
Est satisfaict audict article par la lettre qui est escripte présentement audit sieur de Montluc.
voler argent en ladite Tuscane, tant pour paier la creûe cy-devant faicte que celle qu'il convient faire maintenant et de la cavallerie et de l'infanterie, et ])ermectre audit sieur de Montluc de pouvoir entretenir ce peu de gens qu'il lèvera pendant qu'il congnoistra en avoii' besoing pour le service de sa Majesté.
Et affin que les ennemys ne puissent empescher la récolte de ladite Tuscane, ledit sieur de Montluc supplie très humblement mondit seigneur de Guyse luy voulloir envoler trois ou quatre compaignies françoises , de celles qui sont présentement en Romaigne ou autres que bon luy semblera, avecques cent chevaulxlégers, aussi fi^ançois, s'il est possible, car de ce ledit sieur de Montluc se pourra prévalloir et tirer plus de service qu'il ne feroit de ladite creue de
deux mil liommes italliens^ s'il la faisoyt maintenant.
Ledit sieur de Montlue dit aussi que pourveu qu'on paye les soldats de ladite Tuseane au com-
Est pareillement satisfaict au contenu duclit article , fors que la somme est envoyée avec monsieur le duc
de Somme ; et quant à la ^encement du moys, en-
pave du movs que l'on pour- • .1 • , ■"
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dit seigneur de buise le trou- t 1 »
ve bon, et prie ledict sieur ^«^^ ^^^ier après la réde Montlue d'y tenir la main. ^'^^^^ f^icte, ou dans la fin
de ceste année , qu'on n'en aura possible tant affaire comme on en a présentement. A cette cause il plaira à mondit seigneur de Guyse commander que la somme envoyée avecques le secrétaire dudit seigneur de Montlue'
afin qu'on n'en
sovt contrainct de mectre la main aux munitions de sa dicteMajestépour nourrir lesdits soldats.
Fera ledit sieur de Mont- En ensuivant l'inten-
luc bien observer le contenu tion et bonne volonté de en cet article. monditseignem'de Guyse,