Lacune par suite d'une déchirure dans le manuscrit
Mondit seigneur de Guyse satisfera au contenu au présent article et eust bien voulu que ce eust esté présentement, affin que les deux cens mulletz qu'il envoyé pour ayder à faire ladite récolte ne fussent allés à vuyde , mais chargés des pièces desdits canons , s'il eust esté possible, et faire mettre en pièces promptement. Mais se souviendra ledit sieur de Montluc faire paier la despence desdits muUetz, qui est de neuf escuz par moys, à raison de trois paules par jour, aux particulliers , desquelz se fera ladite récolte, à tout le moins, s'ils ne peuvent tout, une partye, et, si
si lost que la récolte sera faite , ledit seigneur de Montluc ne fauldra à faire mectre la VU'' ou VIIP partie d'icelle en munition es places fortes dududit Syennois, ce qui les munira pour ung long temps^ car on y cueillera ceste année plus de quarante mil moges de bled.
Davantaige ledit seigneur de Montluc désireroit grandement qu'il plaise à mondit seigneur de Guyse luy voulloir envoler en pièces les deux ou trois canons qui ont esté ou qu'il a entendu embouchez à Civitelle , poiu' ce que ladite Tuscane est très mal fournye d'artillerie, et qu'on n'y sauroit pour ce service trouver rame ^, sinon pour faire un canon seulement.
\. Rame [rama), bois, poutre.
la commodité estoyt lespaier en bled, mondit seigneur de Guyse le trouveroit tiès bon et à propoz.
Et trouve très bon que la creue se face desdites coni-
Ledit sieui' de Montluc fera aussi croistre sa eom-
paignies de quatre-vingt sal- paignie de cavallerie juslades suivant ce qu'il luy a ^^^^^ ^ quatre-vingt sallaesté mande. ^^^^ ^^ sollicitera le sieur
Mario ^ de faire la syenne de semblable nombre le plustot qu'il sera possible.
Et pour ce que par quelque envye on a faict prandre prisonnier ung nommé maître Paulle Victoria Favy, de Tuscanelle, donnant à entendre à monsieur le cardinal Caraffe qu'il avoit envoie des bleds en Toscane des terres de l'église plus que ne comportoit la patente que sa Sainteté actroia à sa Majesté ou à ses ministres, et que, pour cet efFect
Advisera mondit seigTieur de Guyse de parler du contenu au présent article à monsieur le duc de Paliane pour en advertir le cardinal Caraffe et faire ce qu'il pourra pour la *. . . . des deniers.
1. Mario Sforce de Santa Fior, comte de Valmontone (t. I, p. 44o, note 4). II était passé quelque temps auparavant au parti du duc de Florence. Monluc l'avait ramené au service du roi de France.