Lacime par suite d'une déchirure dans le manusciit
Par les estatz qui ont esté monstres à mondit seigneur de Guyse n'a esté comprins ladite partie de trois cent
on recharge de voulloir faire le semblable à messieurs Jéronyme de Veche et à Cive Favyny , gentilzhommes Syennois, ledict sieur de Montluc supplie très humblement mondit seigneur de Guise de voulloir escripre audit cardinal CarafFe qu'il face mectre en liberté ledit Faviny^ et s'il se trouve qu'il ayt*, .... deulx autres dessusdits , fraudé les gabelles de sa Sainteté^ qu'on y procedde pai^ voye de justice , et ainsi que de raison; car ilz sont gens de service et desquelz on se peult prévalloir, et sont ceulx qui offrirent audit sieur de Montluc de nourir pour troys ou quatre moys toute l'armée de mondit seigneur de Guyse.
Et d'aultant que le commis de l'extraordinaire en ladite Tuscane dit n'avoir moien de se
Lacune par suite d'une déchirure dans le manuscrit.
francs, et n'en a esté ca.ploié aucune chose, ainsi que mesmes Ta certifié le général CoyfFyer, qui est encore icy.
Mondit seigneur de Guise sera tousjours très aise que le roy face bien à ceulx qui font fidelle service, et trouve bon que Martineau, secrétaire dudit sieur de Montluc, soit commis à recepvoir les deniers et tenir le compte de la recepte du domaine, en baillant par luy en la ville de Pavie bonnes et suffisantes cautions, et que dès ceste heure il y soyt commis par mondit sieur de Guyse, jusques à ce que autrement en soyt ordonné par sa Majesté.
pouvoir entretenir ne luy ne les clers qui luy sont ordonnez pour le faict de sa charge, il plaira à mondit seigneur de Guyse ordonner que les troiz francz qui luy ont esté paradevant ordonnez luy seront continuez, afin qu'il ayt moyen de pouvoir faire sadite charge ; aussi bien cet argent luy sera tousjours préconté sur la taxe à la reddicion de ses comptes.
11 est très requis et nécessaire de commectre et
establir ung homme de bien pour recepvoir les denniers et tenir compte de la recepte du domaine du roy en ladite Tuscane, afin que sa Majesté saiche en quoy lesdits denniers auront esté emploiez; et aiant Martineau, secrétaire dudit sieur de Montluc, travaillé et fait service à sa Majesté en Italie despuis le commancement de la guerre de Par-
Prie, mondit seigneur de Guise, ledit sieur de Montluc considérer la saison et le temps où nous sommes, n'estre à propoz de quicter une charge de telle et si grande importance dont sa dite Magesté s'est fiée et reposée en luy.
me* jusques asteure présente, comme les ministres d'icelle peuvent testifier, ledit sieur de Montluc vouldroit supplier très humblement mondit seigneur de Guyse de voulloir pourveoyr sondit secrétaire dudit estât en considération de ses services, et il luy en demeurera à jamais obligé.
Se retrouvant aussi ledit sieur de Montluc indispos de sa personne, à cause du caterre qu'il a de longtemps, lequel l'aflige et tom^mente journellement plus que jamais, et se sentant ne pouvoir porter les travaulx que requiert le service de sa Majesté, qu'il porte en ladite Tuscane, il supplie de rechef très humblement mondit seigneur de Guyse ne trouver mauvais s'il a envoie
I . Monluc désigne ici la guerre qui fut entreprise en 1551 par la France contre le pape et l'empereur en faveur d'Octave Farnèze, duc de Parme. Voyez le tome I, p. 329 et 330.
Par les lettres qui sont écrites audit sieur de Montluc luy est satisfaict, sinon entend qu'il touche les deux enseignes de Rincroc, lesquelles sont en ce camp; que s'en peult defFaire mondit seigneur de Guyse pour les occasions qui se présentent.
demander son congé par homme exprès à sadite Majesté pour s'en retourtourner en France;, pour tascher de recouvrer la santé , pour par après icelle recouverte faire service à icelle [Majesté] où il luy plaira luy commander.
Et pour ce que^, depuis que ledit Martineau est icy , ledit seignem^ de Montluc luy a escript que les ennemys alloient en campaigne pour gaster la Maremne , il plaira à mondit seigneur de Guyse, pour obvier à cest inconvénient, ordonner que les quatre compaignies cy-devant escriptes, aveques la cavallerie et compaignie de Rincroc, aillent avecques toute dilligence en ladite Tuscane trouver ledit seigneur de Montluc; autrement la récolte est en grand dangier de se perdre, laquelle perdant, il est impossible de pouvoir tenir ledit pais, car
Ledit Martineau a esté informé par niondit seigneur de Guyse sur le contenu au présent article.
il n'y a vivres aujourd'liuy dans les munitions que pour deulx ou troys moys et les habitans n'ont une seule cliai^ge de bled.
Par quoy il plaira à mondit seigneur de Guyse y avoir esgard et voulloir le tout considérer, et semblablement advertir ledit sieur de Mon duc de ce qu'il délibère faire de son armée, et comme il luy plaist que ledit sieur de Montluc se gouverne, et surtout envoler argent promptement pour paier les soldatz de ladite Tuscane.
Fait au camp de\ . . .
le Vni* jour de juin 1 557.
(Copie du temps; Bibl. imp., coll. Gaignières, vol, 34i , f» 4 95.)