ORDONNANCE DE MONLUC
[Grosseto, 18 octobre 1557.]
Le très-illustre et très-excellent seigneur de Monluc, chevalier de Tordre et lieutenant général de sa Majesté trèschrétienne en Toscane, voulant en diligence et de tout son pouvoir conserver inviolabl émeut sur tout le domaine et sur les états de la république de Sienne, qui est retirée à Montalcino sous la protection du roi très -chrétien, les règles convenables de bonne justice, ni permettre que qui que ce soit en la charge de son Excellence n'agisse en aucune manière insolemment et avec violence, et surtout qu'aucune des conventions stipulées entre la très-illustre et trèsexcellente dame Hiéronyme Ursina de Farnese, duchesse de Parme et de Plaisance, et la susdite république ne viennent à être altérées, touchant la redevance de la possession de Marsiliana ; fait ordonner et commander publiquement à tous les colonels, capitaines, officiers, soldats et autres qui sont en sa charge, que dans ledit lieu et autres lieux, directement ou indirectement, sous aucun prétexte, ils n'osent molester ou empêcher ou causer dommage ou embarras.
de quelque façon que ce soit, aux alliés, aux envoyés, au bétail et butin de la susdite très illustre dame et de ses ministres et alliés, comprenant dans ceux-ci tous ceux qu'elle a adjoints au service de la douane de la république, et leurs vassaux, leur bétail et leurs biens, sous peine de la vie.
Et chaque fois qu'il en sera besoin, il entend que cette sentence soit déclarée et que Texécution en soit ordonnée. Ainsi il veut et commande qu'aux gens, bêtes et biens cidessus nommés soit accordé le même respect et les mêmes faveurs que chacun accorderait aux siens propres.
Donné à Grosseto, le 18"" jour d'octobre 1557.
Biaise de Monluc.