Le protonotaire de Caumont, abbé de Clairac
3. Joachim de Monluc, seigneur de Lioux, frère de l'auteur des Commentaires (t. I, p. 15, note 4).
mission des sieurs de Burye et de Monluc, pour faire laisser les armes aux habitants de sept à huit villes^ qui sont près des maisons dudit sieur de Lioux, et aussi pour avoir l'œil qu'il n'y survienne aucune esmotion populaire.
Au demeurant, ledit sieur de Monluc a receu infîny contentement, quant il a entendu, par le cappitaine Charry, la réconciliation d'amityé que onct faicte ensemble la royne, le roy de Navarre, messieurs de Guyse, monsieur le connestable et monsieur le mareschal de Saint-André % pour l'espérance qu'il a que ceste réconciliation sera cause que ces troubles seront tost apaisés; et aussi que, sans icelle, il estoit quasi impossible que ce royaulme peust vivre en paix; et prye Dieu ledit sieur de Monluc, qui les luy veille longuement entretenir.
Fait à Cahors, le XXV°^^ mars 1561 '.
1. Après la mort de François IT, toutes ces ambitions réunies composèrent les unes avec les autres. Catherine de Médicis devint régente, Antoine lieutenant général du royaume, le duc de Guise grand maître de la maison du roi; le connétable reçut la direction des affaires militaires. Un seul, parmi ces ambitieux, fut éliminé du gouvernement, le prince de Condé; c'est ce qui amena la guerre civile de 1562.
2. Malgré la règle que nous avons exposée page 7, note 2, et qui reporterait cet important mémoire à l'année lo62, nous pensons qu'il appartient à l'année lo61. Une comparaison attentive avec des documents du mois de mars 1S62, d'une date indiscutable, la mention du synode de Clairac, comme d'un fait récent et celle de la réconciliation des princes, ne laissent aucun doute sur ce sujet.
Ce document a été imprimé dans les Mémoires de Condé ^ t. III, p. 184, d'après une copie du temps, conservée à la Bibliothèque impéiiale, dans la collection Dupuy, vol. S88, f° 106.
lâO LETTRES
[Fumel, 13 mars 1561 (1562.)]
Sire, incontinant après avoir, monsieur de Montluc^ et moy, dépesché le eappitaine Charry devers vostre Majesté, j'ay receu le mesme jour les lettres qu'il vous a pieu m'eserire de Saint Germain en Laye le XXV"^® du mois dernier passé, avecq une commission qu'il vous a pieu adresser à deux de vos conseillers en vostre court de parlement de Bordeaux^ pour nous assister en ce voiage aulx choses qui concerneront le service de vostre Majesté, laquelle commission, Sire, je leur envoiay promptement*; et crois que dès ceste heure ilz sont en chemyn pour nous venir trouver à Cahors, où nous en allons dès demain, après avoir achevé de faire pugnir en ce lieu ung bon nombre de ceulx qui ont esté à la mort de feu monsieur de Fumel*, à quoy faire nous avons employé quatre ou cinq jours. Et, audict Cahors^, nous prendrons la résolution de la
1. Lettre collective de Monluc et de Burie. Dans les premiers mots Bm-ie porte seul la parole, mais la suite de la lettre est écrite au nom de ses deux signataires.
2. Voici encore un exemple du nom de Monluc écrit avec un T. La signature ne contient pas cette lettre parasite.
3. Jehan Allesme et Arnault le Perron (t. II, p. 381, note 4, et p. 382, note 1).
4. Cette commission est conservée à la Bibliothèque impériale, dans le fonds français, vol. 3186, f° 49.
5. François, baron de Fumel, assassiné par ses vassaux (t. II, p. 344, note 1).