Lacune dans la copie
2. François de Peyrusse, comte d'Escars, avait reçu une commission de lieutenant du roi en Guyenne, tandis que Moulue opérait encore sans titre ni mandat. Mais peu de temps après cette violente lettre, d'Escars fut pourvu d'une compagnie d'ordonnance et Monluc reçut des lettres patentes de lieutenant du roi en Guyenne.
3. Cette phrase est obscure et doit être expliquée ainsi : « S'il a vous plaisait faire donner la sénéchaussée au lieutenant (de
coup la court de parlement et tout le peuple de ceste ville. Quant à moy, je n'ay gaiges ni estât aulcung de la peyne que je prens^ et sers à mes despens ; et vous supplie très huml3lement^ Madame, ne trouver estrange si je suis malcontent, veuque je n'ay rien de mon maistre et que fault que, en luy faisant service, je despende le mien. Et encores l'on malcontente les gens de bien, de qui je tire tout le service pour soubstenir la coronne de nostre roy. Et, me mectant à ces deux extrémités, vous pouvez juger que la volunté ne peult demeurer. Et, si je suis auprès de vous, je serav à tout le moins content, encores que je despende tout le mien ; et n'y plaindray ni espargneray chose du monde à aous faire très humble service. Vous suppliant très humblement. Madame, ne penser que ce que je vous escriptz diminue la bonne volunté que j'ay au service de vos Majestés. Qui sera pour meclre fin à la présente, après vous avoir supplié très humblement me tenir toujours en vostre protection et vous asseurer de moy comme
« de Thermes ) et la viguerie à l'enseigne ( de de Thermes ) , « vous nommeriez de meilleures gens que le sénéchal et le
« v/guier actuels, car l'on a opinion » Le sénéchal Bernard
de Vabres, baron de Castelnau d'Estretefonds, quitta bientôt sa charge et n'eut pour successeur Pierre de Saint-Lary, baron de Bellegarde, qu'au mois de décembre suivant (voyez la lettre du 28 décembre). Le viguier, Jehan de Portai, plus gravement compromis, fut condamné à être décapité et exécuté le 20 mai. On ap])liqua à sa charge la suppression ordonnée par le roi à la suite des états d'Orléans (Mayer, Des états généraux, t. XII, p. 22; lettre des capitouls à la reine; coll. Saint-Germain fr., vol. 689, 7, f" 297). La viguerie fut cependant rétablie six ans après.
d'ung des plus fidelles et affectionnés serviteurs que vous ayés; je prieray toute ma vye nostre Seigneur, que en très heureuse santé vous doinct, Madame, très longue et très heureuse vye.
A Toulouse, le XXir' may 1 562.
Votre très humble et très obéissant suject et serviteur.
De Monluc.
(Lettre rapportée de Saint-Pétersbourg et communiquée par M. le comte de Laferrière.)
o5. A LA ROYNE.
[Bordeaux, 15 juillet 1562.]
Madame, les aftkires de par deçà sont aujourd'hui en telz termes que nous avons, monsieur de Burye et moy, advisé que, pour le service du roy, il n'est besoing que la compaignie de monsieur le mareschal de Termes se defface, car toute notre espérance gist en la gendai^merie et noblesse, car de gens de pied ils en ont plus que nous, encores que la pluspart ne soient bons; et pour ce. Madame, que, la despartant, ils se retirent dans leurs maisons trente deux hommes d'armes et quarante deux ai'chers, pour ce que pas ung ne veult aller à monsieur d'Esears, si l'enseigne, qu'estoit du dict seigneur mareschal, n'est lieutenant, et, pour garder qu'elle ne se desparte, monsieur de Burye et moy, ne voyons autre moyen sinon que vostre Majesté contente monsieur d'Hautefort \ et le capitaine Masses demeure lieutenant ; et