Lacune dans notre copie
ment, que ung simple soldat du camp, jusques à la J
venue de monsieur de Montpencier', car, puisqu'il fl
plaist au roy et à vous qu'il demeure encores par deçà, je seray très ayse qu'il vous plaise que je *me retire la part où le roy et vous serez, pour vous faire à tous deux très humble service; car, tant que le dict seigneur, <le Burye et moy serons ensemble, je ne porroysmanier les affaires du roy avec mon honneur ny faire le debvoir du service que je luy doys, joinct que je ne veux entrer en ce péril de demeurer mesprisé du roy et de vous, ny encourir sa malle grâce et vostre pour couvrir les faultes d'aultry. Et sans que nous sommes sur le poinct de combattre, si Duras sort de Montaiibàn, je me fusse retiré,en mfi maison, attendant la venue ,4® naon. dict seigneur dçMontpencier, pour n'a^voir jamais plus charge ny négociation à manier avec le dict seigneur de Burye. Et pour ^fair^e fin à ceste-cy, je suis constrainct pour la fidelle et très affectionnée dévotien que j'ay à la conservation et service de mon roy, de vous dire le mot que je me soubzmès à passer une mors onteuse, si vous voyés régner deux ans le roy, vostre fils, sy vous ny son conseil permettes que en son royaulme y aye deux différentes religions. Et me semble, puisque nous en sommes venus SI avant, et que sa Majesté a prins les armes et côhgneu les traysons que l'on brassoit contre sa grandeur, que nous debvons exterminer celle que nous a menés à la ruyne et peine où nous sommes.
1 . Louis II die Bourbon , duc de Montpensier. Il n arriva en Guyenne qu'après le combat de Ver.
IV— -Il
et avant que n'en demeui'e maistre, nous coupper la gorge les ungs aux autres et perdre la vye^ treslous que sommes. Qui sera fin, après vous avoir supplié très humblement me tenir tousjours en votre protection et bonne grâce; et je prieray nostre Seigneur que en pai^faicte santé vous doinct. Madame, très longue et très heureuse vye et prospérité. Du camp, à Montech^, ce XX"^^ septembre 1562. Votre très humble et très obéissant suject et serviteur,
De Monluc.
(Lettre rapportée de Saint-Pétersbourg et communiquée par M. le comte de Laferrière.)
6 0. — Ce sont les articles accordés par monseigneur de Monluc^ lieutenant pour le Roy en son pays et duché de Guyenne, aux manans et hahitans de la mile de Lectore et estrangiers, estans à présent dans icelle, lesquels articles promect sur sa foy et honneur tenir et garder.
[2 octobre 1562.]
Premièrement. Les dicts habitans et estrangiers mettront entre les mains du dict seigneur de Monluc la dicte ville, pom^ la tenir soubz l'obéyssance du roy et du roy et de la royne de Navarre ^ Et pour
1. Monluc venait d'assiéger sans succès Montauban pour la seconde fois. L'armée était en pleine retraite et campait à Montech.