Aversa, petite ville au nord de Naples
moiugs mal que je pouvois. La bonne fortune voulut pour moy et pour ma troupe qu'ilz me suyvirent assés froy dément. El à l'arrivée du portai, dont je vous ay parlé, je trouvay une grand trouppe de gens à cheval des ennemis, que le seigneur dom Fernandou de Gonsague * conduizoict, car c'estoict luy qui fist la cargue.
Et pour gaigner le dict portai , il me fauzist combattre , résolu de passer ou mourir. Je leur fiz fere ung salve d'arquebuzades , car, de moy , je n'avois que la parole. Sur cesle salve ilz me firent place. Ainsi ayant passé le portai du cousté de noz gens, je tornay vizaige sur ledict portai et fiz fere ferme à mes gens. Et en mesme instant arriva leur harcquebuzerie, laquelle chargea tout à ung coup sur nous, ensemble toutes les trouppes, tant à pied qu'à cheval, auxquelz toutesfois je fiz teste. Voyant ce choc venu sur moy, je gaignay le dernier de la Irenchée et ne s'y trouva harquebuziers que les miens, pource que les ungz avoinct esté deffaictz et les aultres estoinct au bataillon des gens de pied. Et fault croire certainement que monsieur le marcquis se trouva en tel estât qu'il tennoict le tout pour perdu. Je combattis le portai une grand demy heure de dernier de la trenchée : car icelluy portai demeuroict libre tant de leur cousté que du nostre. Hz n'osoint passer, ny nous aussi en approcher, ny enfoncer. Et si jamais har-
1. Ferrand ou Ferdinand de Gonzague, frère puiné du duc Frédéric de Mantoue, fondateur de la maison de Guastalla, gouverneur du Milanais après la mort du marquis du Guast. Il mourut i Bruxelles le 15 novembre 1557. (André Thevet, Fie des hommes illustres, t. Il, p. 25.)
quebuziers firent acte de vaillantz hommes, ceux-là que je conduisois le firent. Tout ceque j'avoisnepouvoit estre en nombre de plus de cent cinquante hommes; tous n'estoinct pas de ma compaignie, car il en y avoict des aultres. Monsieur le marcquis vint au cappitaine Artigueloube pour les faire lever, d'autant que tous estoinct les genoux à terre, pource qu'estans debout^ la harcquebuzerie Espaignolle les pouvoict veoir, et luy dict . « Cappitaine Artigueloube, je vous « prie, ievés-vous et donnés : car il fault passer le por- « tal. » Mais il luy respondist qu'il ne pouvoict soy présenter aiidict portai sans perdre le meilleur de tous noz gens, comme il estoict vray : car toute la harcquebuzerie Espaignolle estoict affustée là. J'estois contre le portai, et pouvois ouir tous ces propoz. Monsieur le marcquis, ne se contentant de ceste response, coreust aux bandes noires, leur commandant marcher vers le portai, lesquelles incontinent se levarentet marcharent vers ledict portai. Jecogneuz à leur démarche le commandement qu'elles avoint receu, ce qui feust cause que je coreuz au cappitaine Artigueloube et luy diz : « Mon « compaignon, vous recevés icy une escorne pour ja- « mais : car voilà les bandes noires sur ma vie qui vien- « nent au portai pour emporter l'honneur. » Lequel incontinent se leva, car il n'avoict pas faulte de hardiesse, donnant la teste baissée au portai. Et comme je le veiz marcher, je me jectay à coup perdu sur ledict portai et le passis avecques tous mes gens qui me suy virent, et marchay droict aux ennemys, n'estant esloigné d'eux de plus de cent pas. Nous fusmes suyvis des troupes que le seigneur marcquis envoyoit. Mais comme la moitié du bataillon estoit passée, monsieur le marc-
j 00 COAmENTAIRES
quis ' vint, courant au cappitaine Ârtigueloube, (ju'il ne passast plus oultre. Et, comme les ennemys virent que noz gens leur voulloinct donner la cargue et marcher noslre gendarmerie, qu'estoict derrière les bandes noires, ilz tornarent ledoz droictà iNaples. Je m'estois advancé, nous saluans à cintjuante pas avec bonnes harquebuzades, et avions envie de nous mesler, lors que monsieur le marcquis^ passa luy deuxiesme par le portai et vinct courant à moy pour m'arrester. Je croy qu'il fist mal, car je leur estois à la eue à moingz de cinquante pas, et ay oppinion que, si tout feust passé et eussions faict la cargue, nous les eussions menés battans jusques dens les portes de Naples. Il y eut là d'ung costé et d'aultre plusieurs portés par terre qui n'en relèveront jamais, et m'estonne que je n'y demeuray; mais mon heure n'estoict pas venue.
Ce qui occasionna monsieur le niarcquis de faire sa retraicte fust pour la crainte qu'il avoict de tenter ung second coup fortune. Il se contenta de la perte qu'il avoict faict , sans vouloir plus bazarder. Ainsi bien las et harassés retournâmes repasser le portai, qui avoict esté tant combattu, où maintz bonz hommes demeurarent. Alors j'ouis dire ung mot à ce gentilhomme qui suyvoict monsieur le marcquis quand il nous vint faire retirer ; il ne me souvient de son nom :
1. Ce qui suit est altéré dans les éditions précédentes : « .... marquis fit ci'ier de main en main qu'on fist alte sans s'avancer plus avant. Les ennemis voyant ceste resolution et la cavalerie qui venoit à nostre queue priodrent parti de se retirer. Je m' estois. ...-a
2. Texte des éditions précédentes :«.... manjuis vint luy second à cheval pour m'arrester. Je croy qa'il fit mal , car si tout fust passé, nous les..,,»
DE BLAISE DE IMONLUC. dOl
« Monsieur, je cognois maintennant que le proverbe « de noz anciens est véritable , qui dict qu'ung « homme en vault cent, et cent n'en valent pas ung. « Je le diz pour ce cappitaine qui a le bras en escharpe, « qui est appuyé contre ce tertre. » Aussi je n'en pouvois plus. (( Car j'auserois bien dire qu'il est presque « cause de nostre sauvation. » J'entendiz, toutesfoisje ne faisois semblant de l'ouir, quele marcquisresponsdit seullement : « Cestuy-là fera tousjours bien par tout « où il se trouvera. » Encores que cecy soyt à mon honneur et à ma louange, puis qu'il est véritable, je l'ay voullu mettre par escript, sans pourtant estre ny glorieux, ny vantard; j'ay acquis assés de gloire sans cella. Ceci peult-estre donnera envye aux cappitaines qui liront ma vie, quand ilz se trouveront à quelque grand besoing, en fere le semblable. 11 faut que je die que lors j'estimay plus la louange que me donna ce gentilhomme et mondict sieur le marcquis , que non dix mil livres de rante, encores que pour lors je feusse bien pouvre. Geste gloire me fist enfler le cœur , et encores plus quand on me dist qu'en soupant on en avoict entretenu monsieur de Lautrec et monsieur le prince. Ces petites pointes d'honneur servent beaucoup à la guerre , et font que quand on s'y retrouve on ne craint rien; il est vray qu'on se trompe souvent, car on n'en rapporte que des coups. H n'y a ordre, il en fault prendre el donner.
Cappitaines et vous , seigneurs , qui menés les hommes à la mort, car la guerre n'est aultre choze, quand vous verres fere quelque brave acte à ung des vostres, louez le en public; contés-le aux aultres qui ne s'y sont pas trouvés. S'il a le cœur en bon lieu, il
i02 COMMENTAIRES
estime plus cella que tout le bien du monde et , à la première rencontre, il tascbera encores de mieux fere. Que si vous faictes comme plusieurs font^ qui ne daignent pas fere cas du plus beau faict d'armes qui soict et qui passent tout par mespris,vous trouvères qu'il fauldra que vous les récompensiés par effects, puis que vous ne le voulés pas fere de paroles. J'ay toujours traicté ainsi les cappitaines qui ont esté soubz moy, voire les plus simples soldatz : aussi je les eusse faict donner de teste contre une muraille et les eusse arrestés au plus dangereux lieu qui se fust sceu présenter, comme je fiz là. Voilà le premier malbeur et la première disgrâce qui nous estoict encores advenue en tout ce voyage. Et sembla à tout le monde que ledict seigneur prince de Navarre nous eust pourté tout mal-beur et mal-encontre. Pleust à Dieu qu'il fust demeuré en Gascogne! Car aussi vint-il finir ses jours bien loing, sans avoir rien faict que veoir Naples. Il moreust trois sepmaines après son arrivée ou environ , et feust cause de la mort de ce brave jeune seigneur , que je regretteray tousjours, qui avoict cest honneur d'estre son parent. Mais encore ce ne feust pas tout : car, comme on sceust qu'ung tel prince arrivoict, tout le monde entra en oppinion qu'il amennoit quelque beau secours et ranfort, voire mesme de l'argent pour payer l'armée; mais rien de tout cella. Et ne nous amenna luy ny les gallères ung seul bomme de ranfort, et rien que sa maison et quelques gentilhomracs volontaires; cboze qui descoragea grandement nostre camp et au leur donna courage. L'ennemy, qui le sceut, cognent par là que les eaues françoises estoint basses, puis qu'ung tel prince vennoit en équipage comme si c'estoict
seullement pour venir veoirle monde*: car despuis les ennemis vennoinct dresser les escaramouclies jusques au près de nostre fort, ou paravant n'ozoincl sortir de Naples deux cens pas. Il ne s'en falloit prendre à luy, mais à ceux qui l'envoyoint.
C'est une grande faulte aux roys et aux princes, qui entreprennent de grandes chozes, de tenir si peu compte de ceuxqu'ilzsçavent engagés en entreprinsede conséquence, comme esloict celle dudict sieur de Lautrec; car la prinse de Naples asseuroit fort Testât de la France, laquelle eust eu pour longues années les coudées franches. Nous l'eussions longuement disputé, si une fois il eust esté à nous; car noz pertes précédentes nous eussent faict sages. Une aultre faulte fit nostre Roy, de n'envoyer quelque belle trouppe de noblesse et de gens de pied avec ledict sieur prince; car cela, comme j'ay dict, fit croire à noz gens, ou qu'il ne faizoit pas grand estât de nous, ou qu'il estoit empesché ailleurs. Ce n'estoit pas la faulte dudict seigneur de Lautrec, qui ne cessoit de fere dépesche surdépesche, pour advertir le Roy de tout. Mais je retourne à moy ; car, comme j'ay tousjours protesté, je ne veux fere l'historien : j'y serois bien empesché et ne sçaurois par quel bout m'y prendre.
Or voilà la dernière faction où je me trouvay ; et, encoresque je ne feussepas lechefquilàcommandoit%
1. Le passage suivant jusqu'à : Il ne s'en falloit.... est inédit.
2 Le passage qui suit est plus complet dans le texte de l'édition originale que dans les deux manuscrits des Commentaires .
Voici la leçon du manuscrit : a qui là commandait .^ si comman
dois-je à une trouppe. Et c'est pour ravenir à mon comj)te de ce que je veux escripre dens ce livre, qu'en lieu là où j'ay commandé
104 COM]MEISTAIRES
si avois-je charge d'une bonne trouppe et bonne part au combat qui feust rendu, lequel feust très-beau, et non pour tous. Je l'ay escript pour m'acquitter de ce que j'ay promis, qui est de desduire ce qui s'est faict là où j'ay commandé, passant le reste bien légèrement, comme je fais le surplus de ce malheureux siège, lequel en fin nous feusmes constraintz de lever, monsieur de Lautrec estant mort^, au grand malheur de toute la France, laquelle n'a jamais eu cappitainedoué de meilleures parties que celuy-là; mais il estoit malheureux et mal secourudu Roy, après qu'on l'avoit engagé, comme on fit à Milan et puis à Naples. De ma part, avec ce qui se sauva, c|ui feust presque rien, je m'en revins à pied la pluspart du chemin, portant mon bras en escharpe, y ayant plus de trente aulnes de taffataz sur moy, pour ce qu on me liel le bras avecques le corps, et ung coichinet entre deux, sohaitant la mort mille fois plus que la vie; car j'avois perdu tous mes seigneurs et amys qui me cognoissoint, y estant tous mortz, sauf monsieur de xAlonpezat, père de ces-
et que j'ay eu puissance de commander, n'ay jamais esté deffaicl, ains tonsjours suys demeuré victorieux. Au demeurant, je n'ay que fere d'escripre la tin de nostre can)p et comme nous feusmes deffaictz, ce que je pourrois bien fere, comme j'ay desjà dict, et me contente seullement d'escripre les factions où je me suis trouvé.
Et après la deffaicte m'en revins à pied »
\ . Lautrec mourut le IS août lo28. Après sa mort, le marquis de Saluées prit le commandement de l'armée. On conserve à la Bibliothèque impériale (f. fr., vol. 2977, fol.l l),la lettre qu'il écrivit au roi après être entré en charge. Le corps de Lautrec fut ttnu caché pendant douze ans par un soldat qui voulait en tirer une rançon et enfin inhumé dans l'église de Sainte-Marie de Naples. [Art de vérifitr les dates, t. I, p. 633.) Le journal de l'Estoile a reproduit son épitaphe (édit. Michaud, t. I, p. 10).
tuy-ci, et le pauvre dom Pedro, nostre colonel, prins et mené prisonnier dans la roque de Naples, où on le fit mourir', ayant l'Empereur mandé qu'on luy fist coupper la teste, pour la récompense de ce qu'il s'estoit révolté contre luy. C'estoit ung homme de grand esprit, auquel monsieur de Lautrec, qui ne croyoit guières personne, avoit grande créance. Si croy-je, et ne suis pas tout seul, qu'il le conseilla mal en ceste guerre; mais quoy î nous ne jugeons que par les événements.
En ce bel équipage j'arrivay à nostre maison, où je trouvis mon père assés en nécessité pour n'avoir pas grandz moyens de m'ayder, de tant que son paire avoict vendeu des quatre partzles trois des biens de la maison , et le laissa encores chargé de cinq enfans d'ung second mariage, et nous, qu'estions dix de nostre père. Chescun peult penser comme nous aultres , pouvres de la maison de Moulue, a failheu que suivissions la fortune du monde en toutes nécescittés. El nostre maison n'estoict pas si petitte que ne feust de près de six mil livres de rante , avant qu'elle feust vendue.
Pour m'accommoder de tous poincts, je demeuris trois ans sans pouvoir guérir de mon bras en aulcune manière ; et, après estre guéry, me fauzist fere tout
1 . L'empereur voulut que Pedro Navarro fut jugé et condamné comme rebelle. Selon certains historiens, le gouverneur de Naples l'étrangla de ses propres mains, ou, selon d'autres, le fit étouffer sous des couvertures. Voyez V Histoire des Républiques italiennes de Sismondi, t. X, p. 45. L'opinion de Monluc, sur la fâcheuse influence de ses conseils, est partagée par le biographe de Vieilleville. (V. Carloix, liv. I, chap. vi et vu.)
ainsi que le premier jour que je sortiz hors de paige, et, comme personne incogneue, sercher ma fortune aux grands périlz de ma vie et endurant beaucoup de nécescittés, dont je loue Dieu du tout; car, quelque chose qu'il y aye, il m'a tousjours aydé.
Au premier remuement de guerre, le Roy François dressa les légionnaires ', qui feust une très belle invention, si elle eust esté bien suivye. Pour quelque temps noz ordonnances et noz loix sont gardées, mais après tout s'abastardit. Carc'est le vray moyen d'avoir tousjours une bonne armée sur pied, comme faisoint les Romains, et de tenir son peuple aguerry, combien que je ne sçay si cela est bon ou mauvais. La dispute n'en est pas petite : si aymerois-je mieux me fier aux miens qu'aux estrangers.
Le Roy en donna mil au séneschal de Tholose, seigneur de Faudoas% lequel me fist sonlieutennent : et, encores que ce feust de la légion de Languedoc et qu'il en feust colonel, je luy dressay toute sa compaignie en Guienne, et luy fiz ses centeniers, cap-d'escouades et enseignes.
Un grand bruict couroit lors par la France que
1. Le 24 juillet 1534, le roi créa, par un édit, sept légions d'infanterie nationale d'arquebusiers ou de hallebardiers , chacune de six mille hommes. Cet édit se trouve dans le Recueil des anciennes lois d'isambert, t. XII, jd. 390. Cet essai ne réussit pas. On re\'int bientôt aux troupes mercenaires et aux bandes.
2. Antoine de R.ochechouart, sénéchal de Toulouse et d'Albigeois, gouverneur de Lomagne et Rivière-Verdun. Il avait épousé Catherine de Barbazan, et devint, par suite de ce mariage, seigneur de Barbazan et de Faudoas. (^Mémoires de Castelnau^ additions, généalogie de Rochechouart, p. 1)8.)
l'Empereur, pour les grandes intelligences qu'il avoit, s'avançoit pour la conqueste d'ung tel et si grand royaume avec forces invincibles, pensant surprendre le Roy nostre maistre au despourveu, comme de faict il s'avançoit vers la Provence. Le Roy, pour s'opposer à ung tel et si grand ennemy, manda ses forces de toutes partz. Nous fismes une telle diligence, aussi n'ay-je jamais esté paresseux, que nostre compaignie fut la première qui arriva à Marseille. Et y trovames monsieur de Barbazieux*, qui estoit de La Rocbefoucault, et monsieur de Monpezat, que le Roy avoict faictz ses lieutennens, ayant autant d'autboritté l'ung que l'autre; et les seigneurs de Boutières^, et de Villebon', prévost de Paris; les compaignies de monsieur
1 . François de la Rochefoucault, marquis de Barbezieux, chevalier de l'ordre du roi, capitaine de cinquante hommes d'armes, général des galères en 1528. Il mourut en 1537. (P. Ans., t. IV, p. 437.)
2. Guignes Guifred de Boutières, compatriote, lieutenant et émule de Bayart, fit ses premières armes sous les ordres de cet illustre chef. Nommé par le roi gouverneur du Piémont après l'amiral d'Annebaut, Boutières défendit et sauva deux fois la ville de Turin. La surprise de Carignan, dont on lira le récit plus loin, attribuée à sa négligence, lui fit perdre la faveur du roi. Le comte d'Enghien fut envoyé à sa place. Boutières, disgracié, retourna en Dauphiné ; mais, à l'annonce d'une bataille décisive, il revint comme simple capitaine à l'armée qu'il avait longtemps commandée. On ignore la date de sa mort.
3. Jean d'Estouteville, seigneur de Villebon, prévôt de Paris, bailH de Piouen et lieutenant général de Normandie, mort à Rouen avant le 29 avril d566. (P. Ans., t. VIII, p. 101.) Dans un festin, à Rouen, en lb63, le maréchal de Vieilleville prit querelle avec lui et, dans la lutte, lui coupa un bras. On trouve dans les Mémoires de Vieillei.'ille, liv. IX, chap. x et suivants, le curieux récit de ce combat .
le grand escuyer Caliot * et dadict sieur de Monpezat, que vennoinct de Fossan^ toutes desniontés, n'ayant chascun qu'ung cortault : car à la reddition dudict Fossan, qui se perdit par l'énorme trahison, et peult-estre inouye, du marquis de Salusses% il fausist qu'ilz laissassent leurs grandzcbevaulx. Or l'Empereur bien tost aj)rès arriva à Aix, et nous arrivarent incontinent aussi les compaignies legionneres de mil hommes de monsieur de Fontarailles*, père de ceux-cy qui sont
i. Jacques de Genouillac, dit Galiot, seigneur d'Acier en Quercy, successivement gouverneur du Languedoc, grand maître de l'artillerie et grand écu3'er de France. (P. Ans., VIII, p. .^05.)