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de temps a induict l'Empereur d'embrasser, favoriser et se conjoindre aux princes Allemandz, lesquelz, puis vingt ans en çà, il avoict jugés hérétiques, schismatiques et aliénés de nostre foy ?
« Tout le monde, Sérénissime Prince, ne lu y bastoict pas, tant il estoict enclin à l'ambition et à la vengeance. JN'eust-il pas senty le honteux scorne qui luy feust faict par le roy d'Angleterre, en la personne de sa tante, si son dessein de subjuger toute la Chrestienté ne l'eust transporté à oublier cest outrage? Combien de fois en vain, pour obvier à l'entreprinse Turcquesque et à l'évidente ruyne de l'Hongrie et de l'Allemagne, a-t-on tante et serché les moyens pour mettre quelque paix et union entre ces princes? Mais, laissans à part toutes les haines particulières, les intérests privés, le respect de la religion, le désir de la commune liberté, Tohligation de tant de bénéfices anciennement receuz des nostres et despuis quelque temps de nous, finalement, à nostre grand dommage, ilz se sont conjoincts et r'alliés; et firent tout ainsi qu'Hérodes et Pilate, lesquelz, d'ennemis capitaux qu'ilz estoint, devindrent amis et s'associarent pour persécuter Jésus-Christ. Ira doncques l'Empereur, Sérénissime Prince, avec intention de s'emparer de la France et d'offencer ce Roy, lequel, après avoir receu tant d'injures, accorda si volontiers et si amiablement la trefve de dix ans'? S'en ira l'Empereur avec intention de ruyner ce prince, lequel, après avoir esté tant de fois assailly dans son royaulme, et comme revenant des obsèques de cest illustrissime et sérénissime dau-