XII INTRODUCTION
D'autres passages sont dénaturés par la suppression d'un mot ou une addition parasite. Nous citons quelques exemples :
Œ .... Lesquels ne voulurent par- a .... Lesquelz nevolsirent partir tir promptemeut, craignant que nous promtement, craignant que nous les combatissions et qu'ils n'eussent les combatissions, qu'ilz n'eussent une bonne escorte.... » une bonne escorte — » ( Ibid.,
« .... En France il n'a voit que « .... En France il n'avoict que gens nouveaux et légionnaires....» gens nouveaux légionnaires... s
(Ibid., p. S'i'i.)
« .... J'aimerois mieux estre mort a — J'aimerois mieux estre mort que si l'on nie trouvoit en escriptu- que si l'on me trouvoict en escripres <"< que j'eusse cappitulé.... » tures que j'eusse cappitulé.... »
(Ibid., p. 399.)
«... .Que qui fera ouyr le comte. .. . t . . . .Que qui fera ouyr lecomte. . . , il dira que ce fut une des plus grau- il dira que ce feust une des plus des joyes qu'il eust jamais ; et en grandes joyes qu'il eust jamais; et tesmoignera autant madame lacom- en tesmoniera autant de madame la tesse, sa mère, et toute la ville, i comtesse, sa mère, et de toute la
ville. î(Ibid., p. 399.)
a .... Après, nous menasmes le « .... Après, nous menasmes le
capitaine Théodore et deux chefs cappitaine Théodore et deux chefs
des compagnies qui estoient sur la des compaignles, qui y estoinct, sur
muraille de la ville, pour leur mons- la miu-aille de la ville, pour leur
trer....» monstrer.... » (Ibid., p. 402.)
Les noms propres surtout sont dénaturés : « Le seigneur Londiné » pour « le seigneur Ludovic. » Plus loin : « messieurs de Caillac et du Noguy » pour « messieurs de
CdL\\\2iQ et Duno qui.... » ; « ceux des Langhes et de Bernisse.... » pour « ceux des Langhes et de vers Nice....»-^ Panau pour Pavant, etc.
Ailleurs deux noms propres sont unis pour s'appliquer au même personnage : le baron de Nicolas pour les cappitaines Baron et Nicolas. En revanche le nom de
INTRODUCTION. xiii
Megr'ui de Comingcs^ divisé par une virgule, désigne deux capitaines *.
Le nom du sieur de Gavarret est pris pour un nom de ville et la ville de Savillan pour un capitaine.
Les s. de Droz, des Gros et Strozzi sont souvent confondus. L'empereur Gharles-Quint, beau-père du duc Octave de Parme , est désigné comme son heau-frere (Ibid. , pag. 330). Le chancelier de Savoye est appelé le chastelier de Savoy e (Ibid., p. 209).
Gertains mots sont pris pour des noms propres : « .... car
Vignaux et les Bières » pour « Vignaux et les blessés...»
(Ibid., pag. 122). Ailleurs des noms propres sont pris pour des noms communs : passer le pont et passer le pas pour passer le Po (Ibid., pag. 185 et pag. 221); et loger à la montaigne pour loger à la Mojita (Ibid., pag. 257) ; plus loin « garnir les places de la marine » pour » garnir les places de \àMarenne » (Ibid., pag. 468). On trouve enfin dans l'ancien texte tous les genres d'erreurs. Les éditeurs qui ont suivi, si disposés à retoucher, n'ont corrigé aucune de ces fautes. Nous pourrions multiplier ce genre de citalions pour censurer l'œuvre de l'homme qui le premier nous a fait lire les Commentaires , si, dans son avis au lecteur, il n'avait lui-même signalé les imperfections de son travail avec une bonne foi et une modestie qui doit désarmer la critique et servir de modèle à ses successeurs.
Le style subit aussi des corrections ; il avait vieilli. L'homme est le plus souvent, à la fin de sa vie, le même que dans sa jeunesse \ l'auteur des Commentaires, même dans ses
\ . Une correction malheureuse, faite à la dernière heure, a renouvelé cette faute dans notre édition. Il faut lire : «.... qii'estoinct celles de Megrin de Comcnges et la Glotte. ... » (T. I, p. 48).