ACTE III, SCÈNE IV
Ces deux vers, que leur ridicule a rendus fameux, ont été aussi corrigés par les comédiens. Ce n'est plus ici une ironie, qui peut quelquefois être ennoblie; c'est une plaisanterie basse, absolument indigne de la tragédie et de la comédie.
Vers 5 Laissez à ma flamme
Le bonheur à son tour d'entretenir madame
est du comique le plus négligé.
Vers 1 1. Les malheurs où la plonge une indigne amitié Me faisoient lui donner un conseil par pitié.
Flaminius, qui se donne pour un ambassadeur prudent, ne doit pas dire qu'un bomme tel que Mcomède n'est pas digne de l'amitié de Laodice. Il n'a certainement aucune espérance de brouiller ces deux amants ; par conséquent sa scène avec Laodice était inutile, et il ne reste ici avec Nicomède que pour en recevoir des nasardes. Quel ambassadeur !
Vers 14. C'est être ambassadeur et tendre et pitoyable.
Le mot pitoyable signifiait alors compatissant, aussi bien que digne de pitié. Cela forme une équivoque qui tourne Tambassadeur en ridicule, et on devait retrancher pitoyable, aussi bien que le long et le large.
Vers 15. Vous a-t-il conseillé beaucoup de lâchetés?
Voilà des injures aussi grossières que les railleries. Une grande partie de cette pièce est du style burlesque ; mais il y a de temps en temps un air de grandeur qui impose, et surtout qui intéresse pour Mcomède : ce qui est un très-grand point.
Au reste, jusqu'ici la plupart des scènes ne sont que des conversations assez étrangères à l'intrigue. |En général, toute scène doit être une espèce d'action qui fait voir à l'esprit quelque chose de nouveau et d'intéressant.