SCÈNE III
Vers 3. Ces mutins ont pour chefs des gens de Laodice.
Mais que veut Laodice? Sauver son amant? C'est le perdre. II n'est point libre; il est en la puissance du roi. Laodice, en faisant révolter le peuple en sa faveur, le rend décidément criminel, et expose sa vie et la sienne, surtout dans une courtyrannique dont elle a dit : Quiconque entre au palais porte sa tête au roi. On pardonnerait cette action violente et peu réfléchie à une amante emportée par sa passion, à une Hermione ; mais ce n'est pas ainsi que Corneille a peint Laodice.
Les mutins n'entendent plus raison, dit La Bruyère ; dénoûmeni vulgaire de tragédie. Ce dénoûment n'était pas encore vulgaire du temps de Corneille ; il ne l'avait employé que dans Héraclius. On ne conseillerait pas aujourd'hui d'employer ce moyen, qui serait trop grossier, s'il n'était relevé par de grandes beautés.
Vers 5. Ainsi votre tendresse et vos soins sont payés.
C'est ici une ironie d'Attale; il a dessein de sauver Nicomède.