‹ Commentaires sur CorneilleChapitre 193 sur 574 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

La scène précédente, qui devait porter l'effroi et la douleur dans l'âme, étant très-froide, porte sa glace sur celle-ci, qui par elle-même est aussi froide que l'autre. OEdipe, au lieu de se livrer à sa douleur et à l'horreur de son état, prodigue des antithèses sur le vivant et sur le mort, Jocaste raisonne au lieu d'être accablée. Quelle est la source d'un si grand défaut ? C'est qu'en effet le caractère de Corneille le portait à la dissertation ; c'est qu'il avait le talent de nouer une intrigue adroite, mais non intéressante : il abandonna trop souvent le pathétique, qui doit être Pâme de la tragédie. Je ne parle pas du style ; il n'est pas tolérable.

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