‹ Commentaires sur CorneilleChapitre 379 sur 574 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Vers 3. . . . . Quand au repentir on le porte à céder, Croit-il que mon amour ose trop demander ?

Ces scènes sont trop faiblement écrites ; mais le plus grand défaut est la nécessité malheureuse où l'auteur met Phèdre de ne faire que tromper. Il fallait un coup de l'art pour ennoblir ce rôle. Peut-être si Phèdre avait pu espérer qu'Ariane épouserait le roi de Naxe, si sur cette espérance ehe s'était engagée avec Thésée, alors, étant moins coupable, elle serait beaucoup plus intéressante.

Ariane d'ailleurs ne dit pas toujours ce qu'elle doit dire ; elle se sert du mot de rage, elle veut qu'on peigne bien sa rage : ce n'est pas ainsi qu'on cherche à attendrir son amant,

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