‹ Commentaires sur CorneilleChapitre 42 sur 574 · SCE-\E IV · texte numérisé non relu

SCE-\E IV

Jusqu'ici le spectateur n'a été qu'embarrassé et inquiet; à présent il est ému par l'attente d'un grand événement.

Vers 3. Tout ce que je demande à votre juste haine,

C'est que de tels forfaits ne soient pas impunis.

Cela est dit ironiquement et à double entente, car ni Héraclius, ni Martian, n'ont commis de forfaits, La figure de Tironie doit être employée bien sobrement dans le tragique.

Vers 6. Voilà tout mon souhait et toute ma prière: M'en refuserez-vous ?

Cet en était alors en usage dans les discours familiers, témoin ce vers du Cid^:

Le roi, quand il en fait, le mesure au courage.

Vers 20 Semant de nos noms un insensible abus,

Fît un faux Martian du jeune Héraclius,

Semer un abus des noms ne peut se dire. Ces expressions, aussi obscures que forcées, se rencontrent souvent; mais la situation empêche quon ne remarque ces petites fautes au théâtre. Tous les esprits sont en suspens. Qui des deux est Héraclius? Qui des deux va périr? Rien n'est plus intéressant ni plus terrible.

Vers 24. Tu fais après cela des contes superflus.

Quoique les expressions les plus simples deviennent quelquefois les plus tragiques par la place où elles sont, ce n'est pas en cet endroit, c'est quand elles expriment un grand sentiment. Des contes est ignoble.

Vers 25. Si ce billet fut vrai, seigneur, il ne l'est plus.

C'est encore une énigme, ou plutôt un procès par écrit. Il faut au quatrième acte essuyer encore une avant-scène, informer le spectateur de tout ce qui s'est passé autrefois ; mais cette

L Acte I*"", scène vu.

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