‹ Commentaires sur CorneilleChapitre 540 sur 574 · Un vers manque · texte numérisé non relu

Un vers manque

,^s APPENDICE.

Et trompé Mabillon, Dondou,

On vous disputera, La la,

Voire nom el vos titres. »

Ou c'est bien fait de besogner Pour remplir le monde vide.

Ou nature, mauvaise guide, A mal fait de nous l'enseigner.

Après leur mort, où vont les pucelages? En paradis, ils tenteraient les saints, etc.

Pour exprimer le gesle d'un valet qui voulait dire : du boudin,

Son pouce avec le doigt voisin Formait une espèce d'ovale, Et de l'index de l'autre main Il farfouillait dans l'intervalle.

Quand Pliilis fredonne un air tendre Tous les chérubis ébaudis Accourent du ciel pour l'entendre; L'échelle de Jacob, qui leur servit jadis Pour les grimper en paradis, Leur sert alors pour en descendre.

De Voiture à la reine.

Je pensais que la destinée,

Après tant d'injustes malheurs,

Vous a justement couronnée

De gloire, d'éclat et d'honneurs.

Mais que vous étiez plus heureuse

Lorsque vous étiez autrefois,

Je ne veux pas dire amoureuse...

La rime le dit toutefois.

Je pensais (nous autres poètes

Nous pensons extravagamment)

Ce que, dans l'humeur où vous êtes,

Vous feriez si, dans ce moment,

SUPPLÉMENT AUX ŒUVRES EN PROSE. 5i9

Vous avisiez en cette place Venir le duc de Backingham, Et lequel serait en disgrâce De lui ou du père Vincent.

Je pensais si le cardinal, J'entends celui de La Valette, Pouvait voir l'éclat sans égal Dans lequel maintenant vous êtes, J'entends celui de la beauté :

Car auprès je n'estime guère (Cela soit dit sans vous déplaire) Tout celui de la majesté.

Ferrand.

A quatre pas d'un aveugle en prière, Au coin d'un bois, Jean, du Malin pressé, Pressait Alix, gentille chambrière.

Et l'exploitait dans le fond d'un fossé. L'aveugle écoute, et, d'un ton plus baissé. Va marmottant Y Ave de Notre Dame.

Alix disait : « Je me meurs, je me pâme ! — Et moi, dit Jean, je suis jà trépassé! » L"aveugle dit : « Dieu veuille avoir votre âme ! Requiescat in puce. »

Masqué du froc d'un des fils d'Elisée, Damon prêchait sœur Alix, et d'abord Par cet habit Alix humanisée Avec Damon fut aisément d'accord. Lui, pour l'honneur du froc, fit maint effort; Mais six exploits mirent bas le gendarme. « Quoi! dit Alix, cet homme-ci s'endort Après six fois!... Le traître n'est pas carme. »

\]a galant le fit et refît A une fille en s'ébattant, Et puis après la satisfit D'un bel écu d'or tout comptant.

« Monsieur, je n'en aurai pus tant.

Reprit la belle; c'est beaucoup.

— Serrez ceLi, dit-il à coup.

Lors reprit la fille au corj>s gent :

— Faites-le donc encore un coup Pour le surplus de votre argent. »

De Pézénas un citadin fidèle

Disait avoir à certaine donzelle,

En une nuit, donné dix fois Tassant.

Alix écoute : « Ah! mon Sauveur! dit-elle,

Que je voudrais avoir ce qui s'en faut ^î >»

Jadis logeait près d'un couvent femelle

Un jeune gars, friand de tel gibier,

Qui tous les soirs y voyait sans chandelle,

Par l'huis secret, entrer maint cordelier.

« Si faut-il bien, dit-il, de cette porte

User aussi. » Pour ce prit, une nuit,

L'habit claustral, et parmi la cohorte

Dessous ce froc fut sans peine introduit.

Or ils n'élaient qu'autant de béats pères

Qu'elles étaient de révérendes mères.

Dans le chapitre était le rendez-vous.

Là nos reclus se glissaient à la file,

Et, comme au cliœur, par rang se nichaient tous.

Or il avint que frère Théophile,

Rude ouvrier, resta sans établi.

Il va d'abord tout le long de la salle,

Comptant, tàtant... Il trouve tout rempli;

Tout était double, et d'une ardeur égale ^

Tous travaillaient en fils de saint François.

Lors il leur dit, en élevant la voix :

« 11 est ici du mécompte, mes pères! »

Mais de ce bruit nos couples peu distraits

Crièrent tous, sans quitter leurs affaires :

« Allons toujours, nous compterons après. »

En tisonnant, Alix, un soir d'hiver, Contait à Jean les exploits du vieux Biaise. « A cinquante ans c'est être encor bien vert, Aller à trois! — A trois! dit Jean; fadaise l Je doublerais. Gageons, et qu'il te plaise

1. C'est le trail final d'un conte intitulé Le Gascon, attribué dans certaines éditions de Hollande à La Fontaine. Voyez OEuvres complètes de La Fontaine, édition L. Moland, tome IV, p. 398.

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