‹ Commentaires sur CorneilleChapitre 59 sur 574 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Vers 1 Mon bras

Vient de laver ce nom dans le sang de Phocas.

Je ne parle point ici d^un bras qui lave un nom : on sent assez combien le terme est impropre ; mais j'insiste sur ce personnage /subalterne d'Amintas, qui n'a dit que quatre mots dans toute la pièce, et qui en fait le dénoûment. Jamais en aucun cas on ne doit imiter un tel exemple ; il faut toujours que les premiers personnages agissent.

Vers 3. Que nous dis-tu? — Qu'à tort vous nous prenez pour traîtres; Qu'il n'est plus de tyran, que vous êtes les maîtres.

Ce mot n'est-il pas déplacé ? Car il s'adresse sûrement au fils de Phocas comme au fils de Maurice : il doit croire qu'un des deux princes vengera la mort de son père.

Vers 5. De quoi? — De tout l'empire. — Et par toi? — Non, seigneur. Un autre en a la gloire, et j'ai part à l'honneur.

Il (Amintas) doit au contraire répondre: Oui, seigneur, puisqu'au vers suivant il dit : J'ai part à cet honneur.

Vers 42. Son ordre excitoit seul cette mutinerie.

Ce mot est trop familier : révolte, sédition, tumulte, soulèvement, etc., sont les termes usités dans le style tragique.

Vers 13 Admirez

Que ces prisonniers môme avec lui conjurés Sous cette illusion couroient à leur vengeance.

Admirez qu'ils couraient n'est pas français. Cet événement est en effet bien étonnant, et jamais l'histoire n'a rien fourni de si

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