SCÈNE III
Vers 2o. Assez souvent le ciel par quel({ue fausse joie
Se plaît à prévenir les maux qu'il nous envoie.
Le plus grand fruit que l'on puisse recueillir de cette pièce, c'est d'en comparer les situations et les expressions avec celles de VIphigénie de Piacine. Iphigénie, dans les mêmes circonstances, dit à son amant ^ :
Je meurs dans cet espoir satisfaite et tranquille ; Si je n'ai pas vécu la compagne d'Achille, J'espère que du moins un heureux avenir A vos faits immortels joindra mon souvenir, Et qu'un jour mon trépas, source de votre gloire. Ouvrira le récit d'une si belle histoire, etc.
C'est là qu'on trouve la perfection du style ; c'est là que tous les écrivains, soit en prose, soit en vers, doivent chercher un modèle.