‹ Commentaires sur les lois anglaisesChapitre 2 sur 41 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

traductkm. complète^ comme on ouyrage utile,

non seulement par les hommes d'état , par les publidstes, par les jurisconsultes et par les gens de loi, mais aussi par les propnétau*es et les négo* ciants; et que les historiens même et les gens de lettres y prendront quelque intérêt.

En 1^6, quatre ansa^ant la moft de Blackstone, il a été publié à Bruxelles une traduction. française, en six volumes, de ces Commentaires, c^après la quatrième édition anglaise. Cette traduction, la senle, à ce qu'il parait, qui ait eicisté de l'ouvrage entier, avant celle, que j'ofire au public aujourd'hui *, n'a eu qu'une édition, qui est actuellement épuisée» Elle était d'ailleurs dépourvue de noies et de tables; elle a précédé les additions qu'y a âûtes l'habile jurisconsulte anglais, de 1776 & 1780: et de plus, la vérité m'oblige a dire que les omissions et les incorrections nombreuses, les con-»

* Il a paru aussi diverses traductions de parties détachées des Commentaires de Blackstone. M. l'abbé Cpyer entre âutrès» s donnée en 1776, xme tnéntàxm Kbre, et par eictriit« ' du quatrième livre «de ces ComineiUaires, qui traite des lois crimiueUes de l'Angleterre. M, Ludot, en ihoi , a traduit de nouveau^ avec plus de soin et d'exactitude, ce qui concerne en particulier les procédures criminelles , c*cst-^-dire, les seize 4fmiers As trente-trois çhapiires de ce quatrième livre.

tre-flcnsyet les substîtiitioiis fréquentes des idées

et de Tesprit du traducteur a icspnt et à ieachainement «les idées de -BlaclBStonetOOt très-souvent déikguré et rendu méoopnaifiSfiMe Touvrage de ce célèbre eemnientiiteiu'.

Se ne préieuds pas, qneique soinque j aie doimé à cette nouvelle tr^dncticm, que je ne me seis jamais écarté, à mon insçttt du sens absolu et vé*. ritable, dans des -matières souvent toès-abstraites^ quelquefois èbscures pour je» Anglais euK'memes, et qui ue sont pa& toujours traitées aussi clairement qu'il senût k désirer. Je me suîs du moins attaobé à suivre l'auteur anglais d'aussi |irès qu il m a été possible, à le rendre en frsnçais tel qu'il est dans sa propre langue. J'ai surtout évité, autant que je Tai pu, Templei de ce quon appelle des éqmva^ Imts^ dont re£fet certam eâiid égarer le lecteur, et de-Téloignerdn sens donttm a prëtenduini donner la clé. J'ai adôpté de préférence, malgré TespèGe de bigarrure qui en résulte dans le style, l'emploi asi^z fréquent de termes anglais, après les avoir déliais, avec le secours de filaekstone lui-même , ou des dictionnaires de jurispmdenoe anglaise* Une première table , mise à la téte du piciiiier volume de céU» traduotioii, donne, pour en frciliter la lecture , la déHiiition , au moins appfochée , de ceux

de ces termes augiais qui se représeoteot le plus souvent dans le cours de Touvfage traduit Une secoude table, beaucoup plus étendue, ^te d après celles que contient le dernier yohime de la quinzième édition anglaise , termine le sixième et .dernier volume de la traduction. Elle renvoie pour chaque terme, soit augiais et conservé dans la traduction, soit français , mais nécessaire a expliquer, aux passages du texte traduit, qui sont propre^ à en faire coiniaître le sens exact et précis.

Avec ces dififérents eecours, j'ai lieu de croire qu'on sera rarement arrêté dans la lecture de cet ouvrage, si Ton y apporte une véritable attention. . ' On sait que le nombre des termes de législation et de barreau s'est fort accru parmi nous depuis l'établissement du système représentatif. Des institutions nouvelles, un«^ constitution, une forme de gouvernement, inconnues en Jtrance avant 1789, exigent des mots nouveaux. Il faudrait recourir sans cesse à des périphrases, si Ton hésitait à se servir d'expressions généralement adoptées aujourd'hui, quoique re jetées ou omises par le dictionnaire déjà vieilli de racailciiiic trancaise. Les mois réviser 9 subversif, culpabêkté, cnmimUiié, légalisé et illégalité (qui ne sont pas synonymes de légiii^ mité et iH^ptiiniié\^ discrétionnaire y libéral, dans

DU TKADUCTBUR. XIII

le sens anglais , sens aujourd'hai presque généraleaient te même en France > inconvenance ^ inconvenanty sont autant de fermes dont la nécessité est sentie à chaque instant par le traducteur , d*un ouvrage tel que ces Commentaires. Je ne me suis fait aucun scrupule de les employer au besoin. C'est bien assez des circonlocutions inévitables pour rendre les mots de pratique anglais, auxquels ne correspondent exactement aucuns des termes de notre langue.

Un avantage particulier de cette traduction, c'est qu elle offire, aTec le texte des Gonunentaires , les notes de M. Christian , habile magistrat , ancien professeur, ainsi qneBlackstone, de législation an* glaise. Ces notes contiennent, tantôt une discussion critique et sourent éclairée, tantôt des additions nécessaires pour faire connaître les changements snr?enus dans les lois anglaises depuis 1780, quelqueiiEHS des éclaircissements ou de simples remarques. Tai conservé en entier phisiem^ de ces notes que peut^tre quelques personnes trouveront trop étendues, mais qui m'ont paru particulièrement utiles en ce «qu'elles foiuniteent des fieiits ou des raisonnements qui pourront trouver en* France leur application à des questions importantes dans les parties de notre constitution actuelle cjui se

XIV PB^FàCE •

rapprodieot de la oonstitutioii anglaise. Du reste ,

j'ai supprimé queltjues unes de ces notes , suit parce qu'elles ne peuvent être d^ameim intérêt pour des lecteurs français , soit paixe qu elles sont tiop peu développées pour offirir un wns clair; tantôt elles supposent que le lecteur possède déjà des cimnaiBsan4sesqa!il.ne puisera. «Jnedana lasuile du texte» tantôt elles siappuient sur ce qui n'est pas siifflsamraént expliquéi A cet «égard, BlaGkstcme laisse moins à désirer à ses lecteurs. Par les mêmes motifs, j'ai souvent resserré ou abrégé les notes susceptibles .d'jètre réduites. •

Les notes <[ue j'ai ajoutées eokntne traducteur^ n'ont, m général pour but que de donner quelques explications. Je les ai peu multipliées, l'étendue de cet ouvrage étant déjà fort augmentée par Fadditioa des notes de M. Christian. .

Mai&ce que j'ai cootorvé sans aucun vetranehement, cest le texte de Blackstone, ainsi que ks notes que lui«niêsM y* a ajoutées^^^uekyiefois sans doute on pourra le trouver diffus; mais, outre ce que j'ai défa:dtt de; lai nécessité de traduire prësque Uttéraiemeot un ouvrage de ce genre, jaiconsi* défé qu^.les vetranchements qui seraient' apfMPOOvéfi: par les uns , seraient xegreUes ou blâmés par d'autres , qui penseront que Blackstone a eit sel^

DV TRADVCTEUR. XV

iDoti& pour insister sur des répétitions, des redondances de style en apparence inutiles, et qu il vaut mieux imprimer quelques pages de plus, peut-être lucnie Uop , i^uc Ue réduire et de ju* ger légèrement un auteur si généralement et si justement estimé.

Je n^adopte pas toutes les opinions de Blackstone ; je n adopte pas toutes celles de son annotateur , qui le combat quelquefois avec plus ou moins de fondement : je ne les juge pas, je les traduis.

QuHl me soit permis d'ajouter, en terminant, que ce n est pas dans les élpges ou les critiques de la constitution et des lois de TAngleterre qu'il bail chercher ce qu'elles sont réellement; c'est aux sources Q^émes qu li iauL recouru , et quicouque aura lu Blackstone sera bien plus en état d'en juger. On y reconnaîtra que si , d'une part , on doit convenir qu'à bien des égards , la constitution angiaii>e y élevée sur des bases antiques, est parvenue par degrés à une supériprité incontestable sur iButji autre constitution existante, d'un autre coté, la législation proprement dite de l'Angleterre est loin de mériter dans son ensemble les éloges exagérés que lui prodiguent les étrangers, qui souvent 1 admirent sur parole.

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