‹ Commentaires sur les lois du Bas-Canada ou Conférences de l'Ecole de droit liée au Collège des RR. PP. Jésuites [microforme] (volume 2)Chapitre 29 sur 59 · SN · texte numérisé non relu

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éubdivisions qui s'yraltachent, toutes les variétés du délire in tellectuel et moral, tel qu'il a été obserré jusque à ce jour. Ainsi que la remarque en « élé déja fuite d’après Esquirol dans la Revue de Wollowshi, La fureur, qui «& été si longtems confondue avec la manie, d’où Le nom de maritque, n'est qu'un symptôme commun à toutes les affections mentales, et Lu mélancolie ow monomanie, que le législuteur n'a point dislinctenent classée par mi les variétés de la folie, exprime le caractère de cette espèce d’altération mentale dans laquelle le délire est partiel et circonscri. Dans la manie, les facullés de lPentendement sont bouletersées ; elles sont opprimies ow éteintes dans la démence et l’imbécillité. Dans la monomanie, au contraire, c'est le principe affectif qui est lésé, il y a désordre de l& volonté. Mais le libre arbitre peut être détruit aussi bien, soit que le désordre mental se révèle par une lésion de lu fuculté pensante, soit que le défaut origine dans la partie affective de l'être. NT une délirante passion s'empare d'un individu et gouverneses actes, tlpcut y avoir encore jugement, mais jugement opprimé ct sans puissance d’im pulsion. La liberté est détruite dans les deux cas. L'homme est une vivanie et harmonique unité. Il n'est pas possible, a dit Herder, de morceler l’ame conime Médée fit du corps de son Jrère. Il faut que l’âme se montre dans sa pleine existence. Il h°y a rien en elle de partiel ni de fragmentaire. Lui ôter un seul de ces merveilleux ressorts qui la constituent, c’est l’entpécher de remplir sa fin, car c’est lui enlever un de ses modes nécessaires d’aclivilé. Îlest entre les facultés intellectuelles un principe de connecilé qui ne permet pas de les isoler. Perception, mémoire, association des idées, jugement, y a-t-il rien là qu'on puisse fractionner ? Peut-on, sons délibérer, pratiquer les contrals, les transaclions même les plus élémentaires ?.... et Peut-on délibérer, quand une seule des facultés précitées est en état de perturbation ? Sait-on ce que c’est que délibérer ?... un psychologiste va nous le dire. Délibérer, dit Dumiron, est un acte d'intelligence, acte complexe et multiple, dans lequel, si on Doulart, il serait aisé de retrouver tous les modes de la pensée.— C’est un fait maintenant acquis que S'il n’y a pas volonté sans intelligence, nil volitum quin præcognitum, /@ réciproque est vraie et ù n'y a plus intelligence, du moins active, dès qu'il n’y à plus volonté. Ne serait-il pas étrange que le princive affectif Ou volontaire étant léséchez un individu, le principe intelligent tonservâl néanmoins son mode normal dactivité ; que l’homme qui est esclave par la volonté, füt libre par l'esprit ? Maïs que dire, si celui qu’on croit atteint, raisonne avec juslesse sur une série de sujets ?— Que peuvent penser des juges, dit 8 cela Pinel, en entendant raisonner avec justesse un homme atleinit de manie raisonnante ; et qui cependant déchire ses habite? La réponse est simple. Ils devront prononcer son interdiction ou annuler les actes qu’il aura souscrits sous l’empire de cette disposition arermale, . ,. car cet individu appartient à cette ca<

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