‹ Commentaires thérapeutiques du Codex medicamentarius, ou, Histoire de l'action physiologique et des effets thérapeutiques des médicaments inscrits dans la Pharmacopée française [electronic resource] (volume 2)Chapitre 110 sur 276 · SALSEPAREILLE · texte numérisé non relu

SALSEPAREILLE

D'après Cullerier, la Smilacine, bien supportée à la dose de 30 centigrammes, a pu produire, à celle de 50 centigrammes environ, de la pesanteur d'estomac et des nausées. Les symptômes morbides ont paru amendés à la suite de son emploi, et dans un cas la guérisou a pu lui être attribuée. Pâlot ta constate que la Parigline agit comme débilitant, apaise la circulation, produit quelquefois la constriclion de l'œsophage, et excite la nausée cl la diaphorèse.

Action physiologique. — Lesciïcts physiologiques de la Salsepareille ont été mal étudiés, et l'on n'a pas assez tenu compte de la nature des médicaments qui lui ont été presque toujours associés, et des qualités du liquide qui lui servait de véhicule. Ce qui ressort le plus nettement de l'observation des faits, c'est le pouvoir que possède celte racine, à dose forte, de produire des nausées, des vomissements, la prostration des forces, l'engourdissement, la répugnance pour tout mouvement, et le dégoût de toute nourriture. La diurèse et la diaphorèse sont des phénomènes secondaires se rattachant à l'état nauséeux.

Prise en petite quantité, mais répétée journellement, la Salsepareille agirait d'une tout autre façon. Elle excite, dit-on, l'appétit et la digestion, accroît la force et le volume des muscles, et rétablit dans un meilleur état de santé ceux qui souffrent d'éruptions, d'ulcérations, de douleurs rhumatismales. Aussi a-t-on L'habitude de considérer celte racine comme un altérant ou un (h'-pnratif du sang. 11 est permis de supposer que ces résultats sont obtenus par l'intermédiaire des effets produits directement sur l'appareil digestif et sympaihiquement sur le reste du système. Toutes les substances éméliques jouissent, à faible dose, de la propriété de provoquer les sécrétions gastro-iules tinaJes et celles des glandes annexes, d'ouvrir l'appétit, d'accélérer le cycle fonctionnel, de renouveler plus rapidement la masse sanguine el les tissus, et, en outre, d'abattre l'éréthismc phlegmasiquc ou fébrile, d'amener la sudation, et d'établir vers la muqueuse digeslivc une révulsion favorable à la guérisou des affections cutanées. Tel est, à mon avis, le rôle de la Salsepareille dans la eu ration des maladies diathésiques ou constitutionnelles, contre lesquelles on l'a préconisée.

I sages. — Loin de nier les vertus thérapeutiques de la Salscpareilleje les accepte, à la condition de les interpréter physiologiquement. Si la Salsepareille est antiarthritique, antidartreuse et antisyphilitique, c'csl par le mécanisme indiqué ci-dessus, et non par une action spécifique, plus ou moins mystérieuse, sur une nu plusieurs entités morbides, inconnues dans leur essence.

D'autres altérants ont une manière d'agir différente.

Quoiqu'il en soit, ta Salsepareille a rendu des services, principalement dans les maladies syphilitiques invétérées, dans les maladies de peau rebelles, dans le rhumatisme chronique, el dans certains états cachectiques, indépendants de ces trois diathèses, et se rattachant en partie a la scrofule. Le plus souvent elle n'a pris qu'une pari secondaire à la curation : le mercure ou l'induré de potassium, l'arsenic ou le soufre, les anodyos ou les bains de vapeur, l'huile

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de foie de Morne, ou les toniques et les reconstituants, ont presque tout fait.

D'ailleurs, l'action spéciale de la Salsepareille doit être favorisée par des moyens adjuvants, tels que les purgatifs et les sudorifiques, qui lui sont ordinairement associés.

Modes d'administration et doses. — La racine des Smilax se donne en substance, ou sous forme d'infusion, de décoction, de vin, de teinture, d'extrait et de sirop.

La poudre est inusitée. La tisane se fait avec la décoction de 64 grammes de racine dans 1000 grammes d'eau. La teinture alcoolique et le vin de Salsepareille sont rarement prescrits en France.

Vextrait alcoolique serait peut-être la meilleure préparation. On préparc aussi un extrait aqueux solide; mais, en Angleterre, on réunit les deux menstrues, eau et alcool, pour obtenir de 80 parties de racine une partie d'extrait fluide d'un usage commode.

Le sirop est fréquemment usité pour édulcorer des tisanes dépuratives.

La Salsepareille est souvent unie aux trois autres espèces sudorifiques : le Gayac, le Sassafras, et la Squine, dans la décoction sudorifique et le hochet simple de l'Hôtel-Dieu de Lyon (Pétrequin). La Tisane de Feltz est préparée avec : Salsepareille, 60 grammes; colle de poisson, 10 grammes; sulfure d'antimoine impur, 80 grammes, et eau, 2000 grammes. Le sulfure d'antimoine cède une petite proportion de sulfure d'arsenic qui donne ses vertus à cette décoction composée. Rayer a proposé de remplacer le sulfure d'antimoine par 1 ou 2 milligrammes d'acide arsénieux. A prendre par verrées : un litre par jour.

La Décoction de Zittmann renferme, outre la Salsepareille, de l'alun, du kino, du mercure doux, du cinabre, des feuilles de Séné et du Fenouil.

Le Sirop de Salsepareille composé, sirop sudorifique ou sirop de Cuisinier, est une préparation défectueuse qui renferme de la Bourrache, des Roses pâles, du Séné et de l'Anis.

sandaraque. Résine du Thuiu articulata, Desf. — Conifères* Angl. Gum Juniper, Juniper rosin. — Ali. Sandarach9 WachholderharZ* La Sandaraque découle spontanément, pendant la chaleur, des troncs du Thuia articulata qui croît en Algérie.

Cette résine, qui sert à faire des vernis, est, comme les substances aromatiques du même genre, stomachique, stimulante et astringente. Elle augmente la diurèse, parce qu'elle est sécrétée par les reins, après avoir parcouru la circulation. Les gens du pays l'emploient contre la diarrhée, les hémorrhoïdes, etc.

SANG-DRAGON. Résine du Calamus Draw* WM — PauiacéeS. Angl. Dragoris blood. — Ail. DrachenbluL

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