CERISIER CULTIVÉ OU GRIOTTIER
CENTAURÉE (petite), Erythrœa Centaurium, Pers. — Gentianées.
Angl. Lesser Centaury. — AH. Tausendgùldenkraut, Ficberkraut.
La petite Centaurée, qui émaille les pelouses des bois, est l'un de nos meilleurs amers. Sa saveur très-austère est exempte d'astringence, ce qui dénote l'absence du tannin. Aussi les sommités fleuries de la plante ont-elles des propriétés toniques très-franches sans avoir l'inconvénient d'amener la constipation.
La petite Centaurée est usitée vulgairement comme stomachique, fortifiante antigoutteuse et même vermifuge. C'est le fébrifuge indigène le plus en vogue après la grande Gentiane. Ses sommités fleuries se prennent en décoction à la dose de 15 à 30 grammes dans 500 grammes d'eau. V extrait se prescrit à la dose de 2 à h grammes. Elle entre dans le Baume vulnéraire, Y Esprit carminotif de Sylvius, la Thériaque, etc.
CENTAURÉE (grande), Centaurea Centaurium, L. — Composées ou
S\ N WrilKUKKS-CYNARÉES.
Angl. Greater Centaury, common Rhapontic.
La grande Centaurée est une plante inusitée qui pourrait être substituée à d'autres Cynarocéphales amères et toniques, comme le Chardon bénit (Centaurea benedicta) ou la Chausse-frape (Cent. Calcitrapa), dont on se sert fort peu, dans le traitement de la débilité et des fièvres intermittentes. Elle doit probablement, ainsi que ces dernières, son action tonique à la présence du (Hic in.
CERFEUIL CULTIVÉ ou OFFICINAL, Anthriscus Cerefolium , Hoffm.; Si andix Cerefolium, L. — Ombellifè r es-Sc andicinées.
Angl. Gardai Chervil. — Ail. Kerbel, Gartenkerbelkraut.
Le Chœrophyllum sativum, d'un arôme agréable, d'une saveur un peu amere et piquante, est un des condiments les plus usuels chez les Européens. On en peut extraire une huile essentielle jaune (Thomson), qui se perd en partie par la décoction, ce qui doit faire préférer l'infusion des feuilies pour l'usage médirai. Le Cerfeuil est un cahnanl résolutif, utile en fomentations dans les blépharilcs et k;s conjonctivites (Gubler), dans les contusions, les excoriations de la peau, les engorgements ganglionnaires aigus et ceux des mamelles. On le prend à l'intérieur comme diurétique, emménagogue. Il peut calmer un peu les douleurs hémorrhoïdales et l'éréthisme de l'appareil respiratoirechez les phthisiques. Ses usages divers rappellent ceux de la Phellandrie el de la Ciguë.
cerisier CULTIVÉ ou GRIOTTIER, Cerasus caproniana1 DC. —
H OS AU es-Amygd vi.ées.
Angl. Cherry-trce. — Ail. Kirschenbaum .
Les Cerises appelées Griottes ou Cerise* de Montmorency se distingue:.'
par leur chair fondante et acide. Elles sont faciles à digérer, rafraîchissantes, et, comme les acidulés en général, elles répriment la tendance à la formation spontanée des acides dans l'estomac. Seulement elles possèdent à un degré plus élevé que la plupart ces autres fruits (Mialhe) le pouvoir d'alcaliser les urines en raison de la combustion plus facile, par l'oxygène du sang, des acides végétaux qu'elles renferment à l état de sels alcalins. À un état de maturité parfaite, les Cerises sont accordées comme aliment aux sujets qui entrent en convalescence et à ceux mêmes qui souffrent d'une phlegmasie ou d'une pyrexie.
Le Sirop de cerises en dissolution dans l'eau est fréquemment prescrit comme rafraîchissant et tempérant dans le cours des maladies aiguës, fébriles.
Les queues (pédoncules) de Cerises passent pour diurétiques. On en boit la décoction aux repas ou dans les intervalles.
CÉTÉRACH.OU do babille, Ceterach officinarum, DC. ; Asplenium Ceterach, L. — Fougères.
Angl. Spleenwort. — Ail. Mihkraut.
Les Arabes emploient cette Fougère dans les maladies des voies urinaires. On la dit utile dans la graveile, la dysurie, la colique néphrétique, et par suite dans les affections vésicules. Elle est presque abandonnée.
céti&te. — Voy. Blanc de Baleine.
CÉV&DILLE, Veratrum officinale, Schlecht. — Cclchicacées.
Angl. Spike flowered, Asagrcea, Indian caustic Barbey. — Ail. Làusekraut, Mexikan isch e r Ldusesaam en .
La Cévadille croît dans les Andes mexicaines, au voisinage de Véra-Cruz.
Composition. — L'analyse de ses semences par Pelletier et Caventou a donné: matière grasse composée d'oléine, stéarine et acide cévadique ; cire, supergallate de Vératrine, matière colorante jaune, plus les éléments ordinaires des tissus végétaux et des cendres. On y signale aussi une résine ( Vératrin de Couerbu) et une gomme-résine. V acide cévadique ou sabadil ligue est un acide gras, cristallin, fusible et volatil, d'une odeur d'acide butyrique.
La Vératrine ou Sabadil line est un alcaloïde végétal (voy. Vératrine).
Action physiologique. — De même que ses congénères, les Veratrum album et viride, le V. officinale est un poison acre et irritant. Introduit par la bouche, il occasionne une sensation de brûlure douloureuse qui se propage du gosier jusqu'à l'estomac, provoque la nausée, le vomissement, la purgation, puis les convulsions, le délire et même la mort. Appliquée sur la peau, la Cévadille détermine un picotement pénible. Sur la région précordiale, elle ramène la force des contractions cardiaques. Après un usage interne de quelques jours, elle occasionne une sensation de chaleur et de fourmillement vers la périphérie cutanée et parfois une éruption. La violence de ce poison est telle, qu'on l'a vu, en applications externes, produire l'aliénation mentale et la mort.