CITRONNIER
piques sur la périphérie du corps, eu inhalation, par les voies respiratoires.
Pour l'usage interne, Cullen préférait la poudre à la dose de 2 grammes par jour; Peyrilhe, le suc frais à la dose de 60 centigrammes à 2 grammes. On n'emploie plus que V extrait en pilules de f» à 10 centigrammes dont on fait prendre d'abord une, puis deux par jour, et dont on élève progressivement le nombre.
Pour l'usage externe, on fait des cataplasmes de la plante fraîche hachée, ou bien on saupoudre de feuilles de Ciguë pulvérisées des cataplasmes émollienls. On se sert aussi d'emplâtres confectionnés avec de l'extrait de Ciguë, ainsi que d'une huile chargée par infusion des principes actifs de la plante, etc.
Alibert conseillait la respiration de vapeurs cicutêes. Dans ces dernières années, Fr. Devay et Guilliermond ont mis en vogue les Pilules de Conicine, et une préparation pour l'emploi topique, qu'ils appellent Baume de Conicine, qui paraissent être de bonnes préparations. Les Anglais emploient une Teinture et de Y Onguent ou mieux de la Pommade de Ciguë.
cire d'abeilles. Produit de Y Apis mellifica. — Insectes-Hyménoptères
Angl. Wax. — Ail. Wachs.
La Cire d'abeilles est composée de deux substances, la Cérine et la My ricins, la première bien soluble dans l'alcool, la seconde comparativement insoluble. Débarrassée de son odeur et de sa couleur, la Cire blanche, dite vierge, est onctueuse, très-douce, non altérable à l'air, et communique ces qualités aux; mélanges avec des corps gras, liquides, dans lesquels on la fait entrer.
On l'employait autrefois à l'intérieur, sous forme d'émulsion, dans la diarrhée dysentérique; mais cet usage est abandonné. Lallemand administrait du cérat en injections vaginales et lavements. Ces procédés rentrent déjà dans l'usage externe, pour lequel les préparations ayant la cire pour base sont habituellement réservées.
La Cire blanche entre dans le Cérat simple ou de Galien, dans Y Emplâtre et le Uniment simples, et dans une foule de préparations emplastiques qu'il sérail trop long d'énumérer. On en compose des bougies destinées à ia dilatation des rétrécissements de l'urèthre et des bougies porte-empreintes.
CITRONNELLE. — Yov. AURONE MALE et MÉLISSE OFFICINALE.
c 1TROWIER, Citrus Limon, Gall. — AURANTIÀOÉES. Vngl. Lemon-tree. — AU. Citronenibaum.
Composition. — Vé^icarpe do Limon, qui porte en France le nom de Citron, contient une huile volatile, de Ykespéridine, une matière a mère (aurantiné) et de l'acide gallique.
L'huile volatile, d'une odeur fl agrante des plus agréables, est composée de deux essences isomères : le Citrene (Dumas) et le Citryle (Blanchet et SeH).
Vhespéridine est une substance cristalline, neutre, résineuse. La matière amère est ce qu'on nomme vaguement un extraclif.
Le jus de citron, d'après Proust, est formé (Y acide citrique, d'acide malique, de gomme et d'extractif amer. L'acide citrique pur se présente à l'état solide.
Les effets et ies indications thérapeutiques de ces deux portions des fruits du Citronnier étant entièrement différents, il est nécessaire de les étudier séparément.
1° Suc de Citron. — D'une acidité forte et agréable, le jus de Citron étendu d'eau est un des acidulés les meilleurs et les plus employés dans les fièvres, ies pbiegmasies, l'embarras gastrique et les diverses affections qui réclament les rafraîchissants et les tempérants; dans les maladies putrides, le scorbut, et même contre les vers.
On prescrit la limonade citrique, dont il y a deux espèces : l'une, faite à froid, en exprimant le jus d'un demi-citron dans deux verres d'eau sucrée, ou laissant macérer un citron dépouillé de son zeste et coupé en tranches dans un litre d'eau ; l'autre, obtenue en versant de l'eau bouillante sur ces mêmes tranches de fruit imparfaitement dépouillées de leur épi carpe aromatique : c'est la limonade cuite. A l'extérieur, le jus de Citron jouit de propriétés astringentes et antiseptiques. On en arrose les ulcères atteints de pourriture d'hôpital; on le porte, à l'aide d'un pinceau , sur les gencives, les joues, la gorge affectées de pbiegmasies u I ce ro- me m br a ne u ses , scorbutiques ou hydrargyriques, de diphthérie maligne, de gangrène.
2° Essence de Citron. — Cette huile volatile est un des parfums les plus recherchés, et possède l'action physiologique commune des stimulants diffusibles de cette sorte : de l'anis ou de la térébenthine, par exemple. V huile essentielle se prescrit à la dose de 8 grammes contre le ténia. On en prépare des odeurs, des liqueurs fines, Veau de senteur dite de Portugal. V alcoolat de citron composé est une espèce d'eau de Cologne. La pulpe de Limon entre dans lès Tablettes stomachiques, et Yépicarpe lui-même se confit pour la table. Vessence entrait aussi dans plusieurs confections maintenant tombées en désuétude.
civette. Matière sécrétée par la CIVETTE (Vioerra Civetta, L.), et par le Zihet {Viverra Zibetka). — Mammifères-Carnassiers digitigrades. Aiigl. Civet Cal. — Ail. Ziùetkatze.
Le produit de sécrétion ainsi nommé est analogue sous tous les rapports au musc et au castoréum. Moins fragrant que le premier, mais n'ayant pas la fétidité du second, il renferme comme l'un et l'autre une huile volatile odoriférante, une matière résineuse, des corps gras fixes (élaïne et stéarine) et plusieurs autres principes indifférents à ses propriétés physiologiques.
La Civette est un stimulant diffusibîc, antispasmodique et aphrodisiaque, qu'on employait jadis comme le musc dans î'hypochondrie, l'hystérie, la frigi-