‹ Commentaires thérapeutiques du Codex medicamentarius, ou, Histoire de l'action physiologique et des effets thérapeutiques des médicaments inscrits dans la Pharmacopée française [electronic resource] (volume 2)Chapitre 29 sur 276 · COCA · texte numérisé non relu

COCA

dité, les coliques infantiles et d'autres cas morbides, à Ai dose de 25 à 50 centigrammes en pilules ou en potion.

cloporte des caves, Oniscus Asellus. — Crustacés-Isopodes. Angl. Woodlouse. — AU. Kellemvurm.

Ce Grustacé est à peu près inerte, et rien ne justifie son antique réputation. S'il est diurétique, ce qui n'est pas impossible, il le doit aux sels qu'il entraîne à la surface de son corps ou qu'il y introduit avec ses aliments, aux chlorures et surtout aux nitrates qu'il rencontre sur les parois des caves et dans les lieux humides et sombres autour des habitations. Aucune spécialité d'action ne le signale par conséquent à l'attention du thérapeutiste, et la men tion qu'en fait le Codex prouve simplement à quel point nous sommes esclave de la tradition,

coca, Erythroxylum Coca, Lamk. — Erythroxylées. Angl. Coca. — Ail. Koka.

Composition. — V Erythroxylum Coca est un arbrisseau spontané dans l'Amérique du Sud et cultivé en grand dans la Bolivie. Ses feuilles, appelées Coca, ont donné plusieurs alcaloïdes dont le plus important est la Cocaïne (Neimann), peu soluble dans l'eau, soluble dans l'alcool et î'étber. Les alcalis en dégagent une autre base liquide, volatile, Vhygrine, qui se dissout immédiatement dans l'alcool amylique.

Action physiologique. — Les feuilles de Coca exhalent une odeur qui, sans être aussi suave, rappelle cependant celle du thé. Leur saveur amère, légèrement astringente, laisse un peu de chaleur et d'âpreté dans la gorge; elle excite la sécrétion salivairc. La Coca produit une excitation légère avec tendance à l'insomnie. Sous ce rapport, c'est un diminutif du thé et du café. Tenue dans la bouche, mâchée et déglutie peu à peu, la Coca tient lieu d'aliments plus massifs pendant deux ou trois jours, mais elle n'en remplit pas exactement le rôle. Ii nous semble que cette substance et quelques autres analogues : la théine, la caféine, la théobrominc, apportent au système nerveux la force dont elles sont chargées à la manière d'un fulminate, avec cette différence toutefois qu'elles ne la cèdent que lentement et non tout d'un coup. Il en résulte que momentanément les matières combustibles sont inutiles, et (pie le mouvement de dénutrition peu! être retardé; mais la rénovation des tissus ne saurait être longtemps suspendue, malgré l'intervention des aliments dynamophores, et bientôt se fait sentir la nécessité des aliments resj iratoires et plastiques.

USAGES. — Outre sa puissance alibile, corroborante, la Coca possède, dit-on, la propriété de conserveries dents, de guérir les stomatites aphtheuse et scorbutique. On l'emploie contre le rhumatisme et la fièvre intermittente. Nous pensons qu'elle serait éminemment utile pour soutenir les forces chez les sujets qu'une affection des organes digestifs a jetés dans le marasme, ou dont le système nerveux est épuisé par toute autre cause.

Modes d'administration et doses. — La poudre de Coca se donne à la dose de '2 grammes répétée quatre à huit fois par jour. Guibert a proposé un élixir et un sirop. Le sulfate de Cocaïne, plus souvent employé, se donne à la dose de 50 centigrammes à 2 grammes.

Wisi^iLU']. Coccus Cacli, L. — Insectes-Hémiptères.

Angl. Cockineal Insect or Cocheneel. — Ail. Scharlachwurm.

La Cochenille n'a point de propriétés médicales; seulement sa matière colorante rouge ou carmin est employée en pharmacie pour communiquer une couleur agréable à diverses préparations contenant des substances actives. C'est dans ce but qu'on prépare un Sirop et une Teinture de Cochenille.

cochléaria, Cochlearia officinalis, L. — Crucifères. Angl. Common Scurvy-grass. — Al!. Loffelkrcmt.

Le Cran officinal croît dans les deux hémisphères, au milieu des rochers maritimes et sur les montagnes.

Composition. — Son suc donne à l'analyse : huile volatile identique avec celle du Raifort (voy. ce mot), et par conséquent sulfurée; résine amère, extractif amer, gomme, fécule verte et albumine végétale, chlorhydrate et sulfate d'ammoniaque, nitrate et sulfate de chaux (Braconnot).

Action physiologique. — Écrasé entre les doigts, le Cochléaria exhale une odeur forte et pénétrante qui se dissipe par la dessiccation. Mâché, il offre un goût amer, piquant, peu agréable, et provoque la sécrétion salivaire. Parvenu dans l'estomac, il détermine une sensation de chaleur. Son action éloignée ou générale est stimulante.

Usages. — Modes d'administration et doses. — On le mange comme le Cresson. On le mâche dans les affections scorbutiques de la bouche, pour raffermir les gencives, modifier les ulcérations. A l'intérieur, Se Cochléaria est le plus usité de nos antiscorbutiques. Son suc se donne non-seulement dans le scorbut, mais dans les engorgements ganglionnaires et viscéraux, les scrofulides, les cachexies et les dyscrasies, à la dose quotidienne de 60 à 150 grammes et au delà.

On prépare une Eau distillée, une Teinture alcoolique, un Sirop, une Conserve et un Extrait de Cochléaria.

Cette Crucifère entre dans une foule de médicaments officinaux, tels que le Sirop, le Vin et la Bière antiscorbutiques.

Les propriétés excitantes du Cochléaria l'ont fait défendre dans tous les cas compliqués d'irritation générale et d'éréthisme inflammatoire localisé; lorsqu'il existe, par exemple, des hémorrhoïdes, des hémoplysies, des palpitations.

COIGîtoSSIEpt, Cydonia vulgaris, Pers. — Rosacées-Pomacées. Angl. Common Quince-tree. — AIL Wilde Quittenbaum. Composition. — Cet arbre, indigène dans le sud de l'Europe, donne des

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