GAMBIR CUBIQUE
gallique, mais à laquelle s'attache un intérêt particulier en raison de la découverte de Th. Taylor, qui a trouvé que le Bézoard oriental est un calcul formé dans les intestins de la Chèvre sauvage par cet acide, auquel il donne, en conséquence, le nom d'acide bézoardique.
Action physiologique. — La Noix de Galle agit par le tannin et l'acide gallique qu'elle renferme (voy. ces mots). C'est donc un astringent énergique, et par suite un tonique, un hémostatique, un modérateur des sécrétions et des phénomènes qui se passent dans les capillaires sanguins.
Usages, modes d'administration et doses. — On administre la Noix de Galle contre les hémorrhagies, principalement celles du tube digestif, contre les catarrhes muqueux, chroniques, et contre les fièvres intermittentes. Comme antidote chimique, la Noix de Galle sert à précipiter les alcaloïdes organiques. A l'intérieur, on s'en sert en gargarisme dans le relâchement de la luette, en njection dans la blennorrhagie chronique et la leucorrhée; en applications topiques sur les ulcères blafards et les plaies fournissant une suppuration profuse, ainsi que sur la muqueuse de l'anus ou du vagin, dans le prolapsus de cette membrane.
On la prescrit en poudre et en pilules, à la dose de 50 centigrammes à 1 ou 2 grammes par jour, en plusieurs prises. On la donne aussi en infusion et en teinture , celle-ci à la dose de 2 a k grammes, la première à la dose de 30 à 60, et à 120 grammes, le plus souvent comme contre-poison chimique. La Noix de Galle, finement pulvérisée, est quelquefois incorporée à de l'axonge ou à du cérat, pour faire une pommade astringente.