GAYAC
Parvenue clans l'estomac, celte écorce y produit des effets manifestes par une douleur brûlante, des nausées et des vomissements. L'irritation se propage aux intestins, et donne lieu à des coliques, à des selles liquides ou même sanguinolentes ; tandis que la sécrétion salivaire est accrue sympathiquement. Quelquefois il en est de même pour la sueur et l'urine.
Chez les animaux, des doses excessives amènent la fréquence et l'intermittence du pouls, la prostration et la mort. Les principes du Garou pénètrent sans doute dans la circulation sanguine, et passent de là dans certaines sécrétions, mais ils n'exercent aucune influence fâcheuse sur l'appareil génitourinaire.
Usages. — Les propriétés irritantes et purgatives du Garou ont été rarement utilisées dans la médication interne contre les maladies -de peau, et les engorgements vénériens ou squirrheux, à cause des accidents toxiques qui peuvent en résulter. On les met, au contraire, journellement à profit dans la médication révulsive ou dérivative externe, soit pour produire !a rubéfaction et la vésication, soit plutôt pour entretenir la suppuration des exutoires obtenus par d'autres moyens. Le Sainbois a sur les cantharides l'avantage de ne pas agir sur les glandes uropoiétiques et les voies urinai res.
Modes d'administration et doses. — Gomme épispastique , 1 ecorce de Garou s'applique en nature par sa face interne sur la peau, après avoir macéré une heure dans l'eau ou le vinaigre. La vésication n'est obtenue qu'an bout de quarante-huit heures. Plus souvent on emploie la pommade préparée, soit avec la pondre d'écorce, soit avec {'extrait alcoolique. L'alcool est le meilleur inenstrue, attendu que le principe actif du Garou est peu soluble dans les corps gras.
Les Pois suppuratifs de Wislin sont formés d'écorce d'orange imbibée de solution alcoolique d'extrait de Garou.
La Pommade de Garou, obtenue par digestion de la pulpe d'écorce dans l'huile, évaporation de l'eau et addition de cire, représente environ la dixième partie de son poids de Garou.
UAULTHÉB1E COUCHÉE, Gaultheria procumbens, L. — Éricacées.
Ge petit arbuste du Canada, appelé aussi Palommier, est fort employé dans le pays comme stimulant et diurétique. Ses feuilles, infusées, donnent une boisson fort agréable, utile dans l'asthme, selon Coxe. On en obtient, par distillation, une essence nommée \\ infrr-(/recn, qui est la plus pesante <!<• toutes les huiles volatiles, et qu'on emploie pour la parfumerie.
Elle constitue Y acide méthyhd i< ■ i/Urjn" uY Gahours. On dit qu'elle entre dans un remède antisyphilitique en usage aux Etats- Unis.
GAYAC, Guajacum officinale, L. — Rutacêls-Zygophylléls. Angl. df/v iiml tjuawçum, V ikivood. — Ail. Franzôsenholz