GÉLATINE ANIMALE
Angl. Insinglass. — AH. Hausenblase.
La Gélatine, nommée communément Colle de Flandre, est une matière animale quaternaire azotée, du groupe des substances protéiques, qui a pour formule G,3H10Az2O5. Elle se gonfle dans l'eau froide, se dissout dans l'eau bouillante, et forme une gelée plus ou moins consistante, qui, en se solidifiant à l'air, prend une extrême cohésion. Le tannin la coagule et la précipite complètement de sa dissolution.
La substance impure, livrée par le commerce sous le nom de Colle de Flandre, est extraite des os, de la peau et des cartilages des Mammifères ruminants, et contient, par conséquent, de la chondrine (G32H26Az4014).
La Colle de poisson est, au contraire, de la Gélatine à peu près pure.
La Gélatine animale, en dissolution dans l'eau, est une substance douce, onctueuse, susceptible d'assouplir la peau et de calmer l'irritation dont le tégument externe est le siège. Aussi l'emploie-t-on dans ce but, en l'ajoutant à l'eau d'un bain simple ou déjà additionné de son ou d'amidon, pour combattre les affections cutanées, accompagnées de prurit et d'inflammation, ou tempérer l'éréthisme général dans certaines maladies phlegmasiquesou nerveuses.
Quelques médecins, très-confiants dans les facultés absorbantes de la peau, ou dans une prétendue action corroborante d'un principe alibile, se persuadent, à tort, que les bains gélatineux sont toniques.
La dose de Colle forte, pour un bain entier, est de 500 grammes, qu'on lait préalablement dissoudre dans l'eau à l'aide de l'ébullition.
GENÊT PURGATIF, Genista purgans, L. , et GENÊT des teinturiers ou GÉNESTROIXE , Genista tinctoria, L. — Légumineuses- PAPILION ICfiES.
Angl. Dyer's Gcnisfc — Ml. /• '<» rln ■ndrs ii/nsfrr.
Le Genêt des teinturiers croit communément en France, et le Genêt put" gatifvieùl dans les montagnes du Forez, de l'Auvergne et des Pyrénées. Tous deux sont cathartiques et même émétiques, surtout leurs graines, dit-on. Cependant ce sont les sommités fleuries que recommande le Codex.
C'est, d'ailleurs, un remède à peu près inusité, malgré les vertus antirabiques qui lui sonl attribuées par quelques médecins, d'après l'usage populaire qu'on en fait contre la rage dans quelques pro\ inces de la Russie,
genévrier COMBIEN, Juniperus commums, L. — Conifères. Angl. Common Juniper. — Ail. Wachholder.
Composition. — Les cônes mous ou Malacônes du Genévrier commun contiennent : huile volatile, cire, résine, sucre particulier, gomme, acides acétique et malique, potasse, chaux et ligneux.
L 'huile volatile de Genièvre a l'odeur du fruit, avec une saveur aromatique et balsamique, et ne se dissout pas facilement dans l'alcool. C'est le principe actif par excellence.
Action physiologique. — Les baies et les jeunes pousses du Genévrier agissent à la manière des térébenthines, comme excitant des premières voies et stimulant difîusiblc, en même temps que comme modificateur des sécrétions. Mais l'essence de Genièvre exerce surtout une grande influence sur lu sécrétion urinaire, et les praticiens s'accordent pour la considérer comme un des meilleurs diurétiques, sinon le plus puissant. Elle est aussi carminative, sudorifique et emménagogue. A doses très-fortes, elle détermine l'irritation des voies urinaires et môme l'hématurie (Ch. Lepois), avec un mouvement fébrile.
Usages. — Les baies de Genièvre pourraient être prescrites comme anticatarrhales, aussi bien que les autres balsamiques ; elles ont même été employées à ce titre dans les écoulements de l'urèthre et des organes génito-urinaires. Mais leur spécialité d'action, ou du moins la prédominance de leurs effets du côté de l'appareil urinaire, a fait réserver leur emploi pour les cas où il convient d'augmenter la diurèse : ainsi, dans les maladies du cœur, l'ascite, l'anasarque et les autres hydropisies. Elles sont utiles dans la dyspepsie atonique, les débilités, le scorbut. On se sert aussi du Genièvre pour stimuler la périphérie cutanée, dans les affections rhumatismales chroniques, et de ses vapeurs pour masquer les mauvaises odeurs répandues autour des malades.
Modes d'administration et doses. — Les baies de Genièvre se prescrivent à la dose de k à 8 grammes, erf infusion, dans 500 grammes d'eau, et en teinture alcoolique (liqueur de Genièvre). Le gin anglais n'est souvent que de l'alcool additionné d'essence de térébenthine.
Les baies de Genièvre, infusées dans l'eau et fermentées, donnent un vin d'où l'on retire, par distillation, une eau-de-vie aromatique-amère, consommée sur place par les populations des pays forestiers. On en a fait un Bob, qui se donnait à la dose de h grammes.
L'huile volatile de Genièvre se donne à la dose de 2 à 6 gouttes, en pilules ou dans une solution mucilagineuse et sucrée.
Le Genièvre entre dans le Baume opocleldoc/i, la Thériaque diatessarorc, et une foule d'autres confections anciennement en usage.
génépi ïsiii, Artemisia glacialis, L. — Composées ou Synanthé-
BÉES -SÉNÉCIONIDÉES.
Angl. Creepiny Wormwood. — Ail. Felunbeyfuss, Genipikraut.