HUTTE DE CA DE
de tout le système, dans la dyspepsie atonique, aussi bien que dans la forme irritalive ou légèrement phlegmasique, dans les états de débilité et de cachexie, notamment dans le lymphatismc, la scrofule, le scorbut et 1 nerpétisme.
Le pouvoir sédatif et narcotique du Houblon est moins bien établi, malgré le témoignage de Maton et de Sigmund ; ce qui ne veut pas dire que le Lupulin ne [>uisse être utile pour calmer les érections, faire cesser les pollutions, ei, en général, Féréthisme génital lié aux lésions inflammatoires de la muqueuse génito-urinaire (Sigmund, Debout, Van den Corput).
Topiquement, le Houblon s'emploie comme résolutif et fondant des gonflements douloureux et comme calmant des ulcères cancéreux.
Modes d'administration et doses. — On emploie le Lupulinen nature: de 50 centigrammes à 2 grammes par jour, dans le pain azyme.
Des cônes de Houblon, on fait une infusion, une teinture alcoolique qui se prend à la dose de 2 à h grammes; un extrait, dont on donne 30 centigrammes à 2 grammes.
DOUX COMMUN, Ilex Aquifolium, L. — IUCTNÉES.
Angl. Holly, — Ail. Gemeine Stechpalmen, Hulstbaum.
Composition. — Les feuilles de cet arbre sculptural, aux baies de corail, contiennent de la ei»'o, de la chlorophylle, une matière très-amère, neutre, incristallisable ; de la gomme, des sels de potasse et de chaux à acides végétaux cl minéraux.
action PHYSIOLOGIQUE ET USAGES. — Par sa composition comme par ses propriétés physiologiques cl médicinales, le Houx appartient à la classe des amers. Ses feuilles oui été employées depuis Paracelse contre les aliénions arthritiques, et plus récemment comme antipériodique (Durande, Rousseau, ( ionstantin, Raj naud, etc. ).
On les a données en poudre à la dose de 6 grammes, parfois avec succès, contre les fièvres intermittentes palustres. Cependant l'usage en est abandonné.
Les baies sont purgatives, émétiques et hydragogues. Véeorce ou la glu qu'on en tire est vantée comme émolliente et résolutive.
HUILE de cade. Obtenue de YOxycèdre ou Cade (Juniperus Oxycedrus, L. j. — Conifères.
Angl. Cade OU.
V Huile de Cade, noirâtre, fétide, est une espèce de Goudron produit pai la combustion du bojs d'un grand (ienéuier qui croît eu Provence et dans le midi de L'Europe. Elle esl souvent falsifiée avec d'autres produits empyreu ma tiques analogues.
( tiles dans les affections cutanées, squameuses, rebelles, ente sorte de goudron liquide s'emploie spécialement contre le psoriasis avec un avantage red. en ce sens qu'après quelques frictions, espacées d'un ou de plusieurs jours, et entremêlées de bains alcalins n autres, la peau se trouve nettoyée des
écailles épidermiques et prête à subir l'influence des topiques plus directement curatifs. V Huile de Cade entre dans le Baume de Lectoure et Y Emplâtre de Baume vert.
huile DE palme. Fournie par V Biais guineensis, L. — Palmacêes. Angl. Guinea OU Palm.
VHuile de Palme, d'un jaune orangé riche, possède, lorsqu'elle est fraîche, une légère odeur de violette, et sert en Afrique et en Amérique aux mêmes usages que le beurre de lait. En Europe, l'industrie s'en empare pour la fabrication des bougies. Les Nègres se servent aussi de cette huile pour oindre leur corps, et noiss l'employons en médecine dans les cas de contusions et de foulures. Elle pourrait être substituée aux autres matières grasses dans les préparations pharmaceutiques.
HUILE DE FOIE DE M© HUE. Fournie par la Morue blanche (Gadus Morrhua, L. ; Morrhua vulgaris, Cloq.). — Poissons Gadoïdes. Angl. Cod liver OU. — AH. Lebérthran.
VHuile de foie, attribuée en général à la Morue franche, provient également de plusieurs autres espèces de poissons : Gadus Callarias, Gadus carbonarius, Lota vulgaris, Lota Molva et Brosmius vulgaris.
On en distingue trois variétés commerciales dont les différences tiennent au mode de préparation : la première, d'un jaune d'or, Huile de foie pâle; la seconde, d'un brun clair, Huile de foie brune; la troisième, d'un brun fonce, Huile de foie noire. On pourrait les appeler, dans le même ordre : jaune, blonde et brune.
Composition. — VHuile de foie de Morue, minutieusement analysée par de Jongh, a donné les résultats suivants : acide oléique avec Gaduine et deux autres substances; acide margarique, glycérine; acide butyrique, acide acétique; acides fellinique et cholique, avec de petites quantités de margarine, oléine et bilifulvine ; biiifulvine, acide bifellinique, et deux substances particulières, principe soluble dans l'alcool, principe insoluble dans l'eau, l'alcool etl'éther; iode; chlore et traces de brome; acides phosphorique et sulfurique ; phosphore, chaux, magnésie, soude et fer. Mardère réduit les ingrédients de l'Huile de foie de Morue aux principes suivants : résine molle, brune, soluble dans l'éther; résine dure, noire; gélatine, acide oléique, acide margarique, glycérine, et matière colorante.
De Jongh établit en outre, d'après ses analyses, que VHuile pâle contient plus de glycérine et d'acide oléique avec les substances conjointes ; VHuile noire, plus d'acides margarique, butyrique, acétique, et des principes constituants de la bile; tandis que VHuile brune est plus riche en iode, chlore et brome, et autres principes minéraux. Mais ces résultats sont discutables, car les substances comprises dans les pertes forment un poids considérable, et leur analyse modifierait sans doute beaucoup les chiffres des autres colonnes. Ajoutons que les proportions d'iode, de brome et de phosphore sont toujours