‹ Commentaires thérapeutiques du Codex medicamentarius, ou, Histoire de l'action physiologique et des effets thérapeutiques des médicaments inscrits dans la Pharmacopée française [electronic resource] (volume 2)Chapitre 72 sur 276 · MÉLÈZE · texte numérisé non relu

MÉLÈZE

On donne les fleurs de Matricaire à la dose de 1 h 2 grammes; les sommités fleuries en infusion théiforme à dose double. Pour un lavement, on prend une demi-poignée de la plante en décoction. Le suc se donnait autrefois à la dose de 30 à 60 grammes contre la fièvre intermittente dans les intervalles des accès. La Matricaire entre dans le Sirop d'Armoise et V Emplâtre de Vigo.

mauve, Malva sylvestris, L., eiMalva glabra, Desrous. — Malvacées. Angl. Cornmon Mallow. — ■ Ail. Wilde Malve.

La Mauve sauvage, très-commune autour des habitations, renferme dans toutes ses parties une matière mucilagineuse à laquelle elle doit ses qualités émollientes.

On fait un usage habituel de la décoction de la plante entière comme adoucissant, lubrifiant, calmant et rafraîchissant; en tisane, lavements, bains, injections, gargarismes et collyres.

Les fleurs de Mauve, rangées parmi les fleurs pectorales, sont généralement prises en boisson théiforme dans les maladies inflammatoires des organes de la respiration et des voies urinaires.

Les feuilles, au nombre des espèces émollientes, servent plutôt pour l'usage topique, dans les inflammations vésiculeuses, érysipélateuses etphlegmoneuses du tégument externe.

Les fruits, plus mucilagineux que tout le reste de la plante, sont excellents en cataplasmes et en lavements.

La Mauve se donne en quantité illimitée; cependant on prescrit 15 grammes de fleurs pour 750 grammes d'eau en infusion.

mauve a feuilles rondes, Malva rotundifolia, L. — Malvacées.

Angl. Divarf Mallow. — Ail. Rundblattrige Malve.

Cette espèce, également vulgaire, ne diffère de la précédente ni par ses qualités, ni par ses usages. Seulement, ses petites fleurs pâles ne sont pas employées seules. D'un autre côté, ses fruits sont plus chargés de matière visqueuse, et les enfants les mangent avec plus de plaisir.

mélèze, Larix curopœa, DC. — Conifères.

Angl. Common Larofi. — Ail. JMrchenbaum.

Le Mélèze est un grand arbre des montagnes de l'Europe, qui donne la Térébenthine dite de Briançon, de Venise, Suisse, et mieux Térébenthine fine; ses branches et ses jeunes pousses produisent aussi une matière gommeuse, soluble dans l'ean, et servant aux mêmes usages que la gomme arabique : c'est la Gomme d'Orenbourg, et une substance mielleuse, concrète, connue sous le nom de Manne de Briançon (voy. Térébenthine),

mélilot officinal, Melilotus officinalis, Lamk. — Légumineuses- Papilionacées.

Angl. Melilot Trefoil. — Ail. Steinklee, Melilotenklee.

Le Mélilot officinal, commun dans les lieux secs et sur le bord des chemins, répand une agréable odeur analogue à celle de la Fève tonka, et qu'on attribue à de l'acide benzoïque dont Vogel a constaté la présence dans cette Légumineuse. Cet arôme, qui s'accroît par la dessiccation, et dont s'empare l'eau bouillante, a valu au Mélilot plusieurs de ses usages économiques et médicinaux.

On le mêle au fourrage pour exciter l'appétit des bestiaux, au tabac à priser pour le parfumer.

En médecine, on s'en sert comme d'un léger antispasmodique et calmant, soit à l'intérieur, dans la colique flatulente, par exemple, soit à l'extérieur, et plus habituellement dans l'érythème cutané et les inflammations légères et superficielles des yeux.

Ce sont les sommités fleuries qu'on emploie à ia dose de 15 à 30 grammes en infusion ou en décoction, dans 750 grammes d'eau.

Les Melilotus italica et M. cœrulea peuvent servir aux mêmes usages.

mélisse DE Moldavie, Dracocephalum moldavicum,L. — Labiées.

Cette plante, appelée aussi Moldavique, d'où la dénomination primitive de Dracocephalum Moldavica, ce dernier mot étant pris substantivement, ou bien Mélisse turque, est douée d'une odeur agréable, et renferme une proportion de 8 grammes d'huile volatile par kilogramme. C'est un succédané de l'espèce suivante.

Mélisse officinale, Melissa officinal is, L. — Labiées.

Angl. Common Balm. — Ail. Melissenkraut , Citronenkraut.

La Mélisse ou Citronnelle croît autour des habitations et dans les lieux incultes, principalement dans les provinces méridionales. C'est, parmi les Labiées aromatiques, l'une de celles dont l'odeur, qui rappelle l'épicarpe du citron, est la plus suave et la plus délicate; aussi sa réputation comme stomachique, cordiale, digestive, tonique et carminative, est-elle générale et très-ancienne. Elle possède d'ailleurs toutes les qualités des espèces chargées d'huile essentielle ; mais, pas plus que ces dernières, elle ne guérit la mélancolie, l'hypochondrie, la paralysie, etc. Elle est utile dans ces affections et dans l'aménorrhée, pour stimuler l'estomac, réveiller la circulation. On peut l'employer aussi avec avantage dans les catarrhes des muqueuses.

V huile essentielle de Mélisse se prend à la dose de quelques gouttes dans un véhicule approprié.

On emploie Y infusion de la plante entière ; Veau distillée de Mélisse, simple, dont on met 60 à 90 grammes dans une potion, et qui donne son nom à la trop fameuse Eau de Mélisse des Carmes. On en faisait un sirop. Elle

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