ORME CHAMPÊTRE
stance alimentaire analogue aux autres céréales, Sa farine renferme seulement un peu moins de gluten et un peu plus de matière grasse et sucrée que celle du froment; elle est donc moins nutritive et plus rafraîchissante. C'est sans doute ce qui l'avait fait choisir par le père de la médecine pour la donner aux malades en proie à des affections aiguës, fébriles. Mais du temps d'Ilippocrate, la ptisane ne ressemblait guère à la décoction dont nous faisons usage aujourd'hui : c'était un brouet d'orge plutôt qu'une boisson.
Cependant, la tisane d'Orge, édulcorée avec du sucre ou du miel, est employée comme délayante et tempérante, à peu près dans les mêmes circonstances que la ptisane consistante d'autrefois. La dose est de 15 grammes d'Orge pour 750 grammes d'eau. Seulement on n'emploie que l'Orne mondé ou Y Orge perlé, appelé aussi gruau d'Orge ; c'est-à-dire le grain débarrassé plus ou moins complètement de ses enveloppes dures et résistantes.
On emploie aussi la décoction d'Orge en gargarisme et en lotion. La farine d'Orge est l'une des quatre farines résolutives. En outre, Y Orge sert à faire un pain grossier ou à fabriquer une boisson fermentée, fabière ou cervoise, à laquelle le Houblon donne son amertume et son arôme. Pour obtenir la fermentation alcoolique, on commence par faire germer le grain dans lequel se développe alors du sucre aux dépens de la fécule. Cette Orgegermée, ou Malt, a été préconisée pour ses vertus antiscorbutiques, de même que le résidu de la fermentation ou drèche. Les bons effets retirés de ces substances s'expliquent par leur nature végétale d'une part, et d'un autre côté parce que la diastase qu'elles renferment aide singulièrement à la digestion des farineux.
ORl(<i^ VULGAIRE, Origùnum vulgare, L. — LARIÉES* Angl. Wild Marjoram. — Ail. Wohlgemuthi Dosienkraut, VOrigan est une Labiée commune dans nos bois secs, qui présente une Composition chimique, des propriétés physiologiques et des usages thérapeutiques analogues à ceux de toutes les plantes aromatiques de la famille. Par sa saveur amère en même temps que chaude et acre, elle se rapproche pourtant aussi du groupe des Labiées amères aromatiques, telles que le Petit-Chêne et le Scordium,
On la prend en poudre à la dose de 2 à h grammes. En infusion, il en faut une dose double ou quadruple.
L'Origan entre dans Y Eau vulnéraire, le Sirop d'Armoise, la Poudre sternutatoirei etc.
omit: CHAMPÊTRE, CÎlmus campestris, L. — Ulmagébs* Angl. Ëlmt — Ail. Ulm.
Le liber, ou seconde écorec, de cet arbre indigène, est inodore, mucilagineux et un peu amer. 11 contient beaucoup d'amidon, et possède ainsi quelques qualités alimentaires en même temps que des propriétés émollientes et légèrement toniques. 11 était recommandé par Dioscoride contre les exanthèmes et
les croûtes lépreuses; mais on ne s'en servait plus depuis longtemps, lorsqu'un charlatan le préconisa, sous le nom d'écorce d'Orme pyramidal, contre les dartres, les scrofules, la gangrène, etc. De bonne foi, un cerlain nombre de médecins ont cru lui reconnaître des effets remarquables contre cette classe de maladies, ainsi que contre l'ascite. Mais, l'engouement passé, on s'est aperçu que l'Orme pyramidal était à peu près inerte.
Cependant le Codex donne la formule d'un Sirop d'écorce d'Orme contenant ZiO centigrammes d'extrait pour 20 grammes.
orobe, Orobus vernus, L. — Légumineuses-Papilionacées. Angl. Woodpease, Heathpease. — Ail. Erve.
La farine d' Orobe est une des quatre farines résolutives. Seulement, Mérat et de Lens prétendent que, sous ce nom, on emploie la poudre de semences d'Ers {Ervum.Ervilia), et jamais celle des graines d'une espèce quelconque du genre Orobus. Ces auteurs font remarquer que les semences de VO. vernus ressemblent un peu à celles de YErvum Ervilia, lesquelles sont indiquées par le Codex dans la composition de la Tliériaque, bien qu'elles soient passées sous silence dans la matière médicale.
ORPift ou REPRl§E, Sedum Telephium, L. — Crassulacées. Angl. Rosewort. — Ail. Roscnwurzel.
Le Sedum Telephium, qui croît dans nos bois élevés et secs, doit ses noms vulgaires à sa prétendue puissance cicatrisante des coupures et brûlures.
En réalité, cette plante charnue,, et facile à réduire en pulpe pour en faire un cataplasme, n'agit guère autrement que par l'humidité qu'elle entretient sur les plaies; peut-être un peu aussi par la stimulation qu'elle détermine à l'aide de son principe âcre, d'ailleurs fort atténué. On applique quelquefois cet épithème sur les hémorrhoïdes, plus souvent sur les cors, qu'il ramollit et dont il facilite l'extraction. Enfin, on a été jusqu'à conseiller l'Orpin qw tisane dans les hémoptysies et la dysenterie.
L'Orpin entre dans Y Onguent populeum.
Ortie blanche, Lamium album, L. — Labiées.
Angl. White dead Nettle. — Ail. Weisse Bienesang.
Cette Labiée, si commune dans nos contrées, ne se distingue, à part la beauté de ses fleurs, que par des qualités négatives. Elle est inodore, peu sapide et probablement dénuée de toute vertu. On s'est pourtant obstiné longtemps à la dire astringente, et à l'administrer contre les hémorrhagies et les flueurs blanches, ainsi que contre les scrofules. On en prescrivait la décoction et le suc, celui-ci à la dose journalière de 60 à 120 grammes.
ORTIE BRULANTE, Urtica urens, L. — UrtICACÊeS. Angl. Small stringing, — Ail. Gemeine kleine Brennessel.