‹ Commentaires thérapeutiques du Codex medicamentarius, ou, Histoire de l'action physiologique et des effets thérapeutiques des médicaments inscrits dans la Pharmacopée française [electronic resource]Chapitre 102 sur 293 · PIMEIVT DE LA JAMAÏQUE, TOUTE -ÉPICE, POIVRE DE LA · texte numérisé non relu

PIMEIVT DE LA JAMAÏQUE, TOUTE -ÉPICE, POIVRE DE LA

JAMAÏQUE, Myrtus Pimenta, L. — Myrtacées.

Angl, Allspice, Pimenta. — Ail. Englisches Gewûrz.

Cet arbre des Antilles porte des fruits secs du volume d'un pois, qui ont une odeur de girofle avec une saveur un peu poivrée, et dont on extrait une huile volatile plus lourde que l'eau.

Cueilli avant sa maturité et desséché, ce fruit est usité comme condiment, soit entier, soit en poudre, par les Allemands et les autres peuples du Nord.' En France, les épiciers le mêlent parfois au poivre ordinaire.

Le Piment de la Jamaëque peut remplacer la cannelle, le gingembre, les cardamomes, etc., comme digestif, carmin atif et stimulant. On se sert de la poudre, et quelquefois de ïhuile essentielle, qui est beaucoup plus énergique.

PIMErVT DES JARDITVS, CORAIL DES JARDIIVS, POIVRE DE

GUiivÉE , Capsicum annuum, L. — Solanacées. Angl. Common Capsicum or chilly Pepper. — Ail. Spanischer Pfeffer Cette plante américaine, ou peut-être asiatique, est maintenant cultivéesur presque toute la surface du globe pour son fruit jaune ou rouge trèsallongé, qui possède des propriétés d'une intensité remarquable '

Composition. - Le Piment des jardins renferme, d'après Braconnot • huile acre, résine et matière colorante rouge, matière amylacée brune' gomme, substance azotée, ligneux, citrate et phosphate de potasse, chloruré de potassium. '

L'hvdle acre, appelée auparavant résine molle, âcre, par Bucholz, est ce en Tsi '''"ff'"^'^} 1^ ^^P'^'i^^^ bien que Witting eût donné ce nom, Suide éoti^r T Capsicine est un

esÏÏleC't 'iT f ' ""^^^ g^^-î '-Chauffe. Elle

t:Z ::^' '^^^ '^^^ ^-^-H-' ^^^-o^^^e dans l'alcool,

l'éther, r essence de térébenthine et les alcalis. Deux ou trois centigrammes réduits en vapeur dans une grande chambre produisent de la toux et des éternuments.

Action physiologique. — Appliqué sur la peau, le Piment cause la rubéfaction et la vésication. Dans la bouche, il détermine -une saveur chaude et brûlante. A petites doses, il fait ressentir delà chaleur dans l'estomac, stimule les fonctions de cet organe et active la digestion. En plus grande quantité, il élève la température du corps, accélère le pouls et excite la soif. En même temps il stimule, dit-on, les organes génito-urinarres. A doses excessives, il occasionne les vomissements et la purgation, produit, selon Vogt, des douleurs abdominales, de l'inflammation gastrique, et, d'après Richter, un certain degré de paralysie, de l'ivresse et des étourdissements.

L'action du Piment, analogue à celle des autres épices, se rapproche par ticulièrement de celle da -poivre.

Usages. — Le Piment est plus employé comme condiment que comme agent de la matière médicale. Les habitants des climats tropicaux surtout en font un usage continuel pour stimuler leurs organes digestifs énervés par l'excès de la chaleur atmosphérique.

En médecine, on s'en sert pour ses propriétés excitantes locales plus que pour son action stimulante générale, dans la dyspepsie atonique et flatulente. On le donne en gargarisme dans l'angine maligne, et, par suite, dans l'angine scarlatiaeuse, ainsi que dans le relâchement des parties de l'isthme du gosier. Wright s'en est servi pour arrêter les vomissements noirs, symptôme fâcheux de la fièvre des tropiques. Sous forme de cataplasme, le Piment remplace les sinapismes dans la médication révulsive.

Enfin, dans ces derniers temps, on a préconisé le Piment contre l'affection hémorrhoïdale, et je ne doute pas qu'il ne puisse en effet amener momentanément quelques bons résultats, en agissant sur la sensibilité de la muqueuse liigestive et sur sa vascularité, ainsi que sur la contractihlé de la tunique musculaire.

Modes d'administration et doses. — La poudre de Piment se donne .habituellement à la dose de 30 à 60 centigrammes ; la teinture alcoolique, à celle de 1 à 4 grammes. L'infusion de 8 grammes de Piment dans 250 grammes d'eau bouillante se donne à la dose de 20 à 30 grammes. Dans la scarlatine et l'angine maligne ou diphthéri tique, on a fait usage de doses plus fortes de substance active.

En gargarisme^ on emploie V infusion de Piment plus chargée ou la teinture étendue d'eau de rose .

piiv DE L,A CAROLIME, Pinus paluslrîs, Lamb.; Pinus australis,Mich. — Conifères.

Angl. Swamp Fine, long leaved Pîne.

C'est un grand arbre qui habite principalement les parties méridionales de la Virginie jusqu'au golfe du Mexique.

Page 1