PLANTAIN
pents venimeux, e'. conjurer les attaques épileptiques , ou rétablir dans sa normale la raison dérangée. Que reste-t~il de toutes ces merveilles? Peu de choses positives.
Composition. — L'analyse chimique de la racine fraîche exécutée par Morin, ne désigne pas cette partie de la plante comme devant être douée d'une grande activité. Elle se composerait en majeure partie d'amidon et de ligneux, dégomme, tannin, matière azotée, sucre incristallisable , matière grasse cristalline, acides phosphorique et malique libres et sels divers. Mais elle renferme vraisemblablement un principe actif volatil , car cette racine, amère nauséeuse, presque vireuse, étant fraîche (Mérat et de Lens), perd une partie de ses propriétés par la dessiccation.
Action physiologique. — La présence d'un principe immédiat plus ou moins analogue à ceux des Renonculacées expliquerait peut-être les effets physiologiques et thérapeutiques encore mal définis delà Pivoine, qui paraît, d'après la tradition, exercer une influence sédative sur le système nerveux, et produire aussi des effets émétiques et cathartiques (BuUiard, Grew), à la manière des poisons narcotico- acres.
Usages. — Modes d'administration et doses. — Il n'est donc pas impossible que la Pivoine soit de quelque utilité dans les affections spasmodiques, convulsives et douloureuses. Mais pour s'assurer de la réalité de ces vertus, il faudrait, d'une part, l'administrer seule, et, d'autre part, pouvoir choisir les préparations qui conservent la substance active, ou bien s'adresser directement à ce principe immédiat. On devrait renoncer à la poudre de racine, à l'extrait, au sirop et même k l'eau distillée , et ne faire usage que de l'alcoolatiire ou de la racine fraîche (Murray, Mérat et de Lens), dont le suc laiteux, d'une odeur pénétrante, serait prescrit à la dose de 8 à 30 grammes. On pourrait en dire autant par rapport aux semences.
La racine de Pivoine entrait dans le Sirop d'Armoise, la Poudre de Gultète, etc.
PLANTAIN , Plantage major, Plantage minor et Plantago lanceolata, L. — Plantaginées.
Angl. Cock's head. — Ail, Wegerich Rippenkraut.
Ces trois espèces, communes partout dans les prés et au bord des chemins, ont joui d'une réputation probablement imméritée comme fébrifuges, fondantes, hémostatiques,'etc. Elles sont inodores, d'une saveur herbacée un peu amère et astringente. Le suc des feuilles et des racines teint la salive en rouge, et les sels de fer y décèlent la présence d'une petite proportion de tannin. A ce titre, elles jouissent sans doute de faibles effets toniques qui pourraient être utilisés, à défaut de substances plus actives, pour diminuer l'hypérémie dans les ophthalmies, les angines ou les flux muqueux , dans la leucorrhée, etc. Seulement on se demande ce que peut faire le Plantain contre la fièvre intermittente ou contre la phthisie ; et pourtant ce remède est encore proposé avec confiance, comme succédané du sulfate de quinine, par
loD^ Giraultqui dit l'administrer avec succès contrP 1« «• ■ . • sous la forme d'extrait. ^^^''^ mtermiltente
On emploie le Plantain en décoction avec d'autres astrin£.Pnf« r> • • lions, gargansmes et fomentations. L^eau cUsUllée de la 12 À ciée ordinairement à celle de rose, constitue un co%ret fZ? usité dans la blépharile et la conjonctivite. ^ très-fréquemment
POiRÉE ou BETTE, Beta Cicla, L. - Ghénopodacées. Angl. Bcet. — AU. Rûben-Mangold, Beet.
Le i?eto Cida est l'une des deux variétés cultivées du Beta maritima commun sur nos côtes. L'autre variété est la Betterave ou Beta vuigarT '
Les feui l es de Bette sont larges, tendres, insipides et émollientes, qualités qu leur valen deux emplois: l'un comme aliment herbacé, analogue aux Epinards, 1 autre comme moyen de protection des surfaces excoriées ou atteintes d inflammation.
Les feuilles de Poirée, préalablement ramollies à la flamme ou sur une plaque chauffée, servent habituellement à couvrir les vésicatoires et à entretenir les suppurations.
POIVRE A QUEUE. — Voy. GuBÈBE.
POIVRE DE GUIWÉE. - Voy. PimEîîT DES JARDINS.
POIVRE DE LA JAMAÏQUE. - Voy. PlMENT DE LA JAMAÏQUE.
POIVRE LOiVG, Chavica ofjicinarum ou Chamcu Roxbwrghii, Miq • Piper longum, L. — -piPéRAcÉEs.
Augl. Gommon long Pepper. — Ail. Spanischer oder langer Pfe/fer.
Le Chavica officinarum se trouve à l'état sauvage parmi les buissons au bord des cours d'eau de certaines contrées de l'Inde, ainsi qu'aux Philippines, au Pérou et peut-être au Brésil. On le cultive au Bengale pour ses chatons de fruits.
Composition. — Ceux-ci contiennent, d'après Dulong : matière grasse acre, résineuse ? huile volatile, pipmn , extractif azoté, gomme, bassorine' malates et autres, sels. ' ' L'huile volatile est incolore, d'une odeur désagréable et d'un goût âcre Action physiologique et usages. - Le Poivre long possède des propriétés physiologiques analogues à celles du Poivre noir, seulement moins intenses (Cullen, Bergius), bien qu'il soit pbs âcre , selon d'autres auteurs Il peut servir aux mêmes usages domestiques et médicinaux. Dans l'Iade on le prend en infusion, contre les maux d'estomac, ou dans le miel, conlre le catarrhe pulmonaire.
Il entre dans le Mithridale, la Thèriaque, le Diascordimi, ÏEnipldlre épispastique, etc.