‹ Commentaires thérapeutiques du Codex medicamentarius, ou, Histoire de l'action physiologique et des effets thérapeutiques des médicaments inscrits dans la Pharmacopée française [electronic resource]Chapitre 111 sur 293 · QUASSI AMER OU BOIS AMER DE SURINAM · texte numérisé non relu

QUASSI AMER OU BOIS AMER DE SURINAM

Action physiologique. — Les feuilles fraîches du Wintergreen exhalent une odeur spéciale quand on les froisse; leur goût est astringent, amer et d'une âcrtté forte. Appliquées sur la peau, elles vont jusqu'à produire la

vésication. , • j • j

L'infusion des feuilles sèches produit dans 1 estomac une sensation de chaleur agréable, stimule l'appétit et le travail digestif, et agit comme tonique. En même temps elle excite la sécrétion urinaire, et diminue considérablement la proportion de l'acide urique et des urates, en augmentant la

. diurèse aqueuse.

Usages La Pyrole ombellée est employée comme aperitive, stomachique et tonique, chez les sujets débilités; comme diurétique chez ceux qui sont atteints d'hydropisie ou dont les organes génito- urinaire s souffrent d'un catarrhe ou d'une inflammation ancienne, liée ou non à l'affection calculeuçe; enfin comme tonique chez les scrofuleux.

Modes d'administration et doses. — Le Chimaphila se donne en décoction et en extrait, celui-ci à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme. Dans la décoction on met 30 grammes de la plante pour 750 grammes d'eau. La dose est de 30 à 60 grammes. L'essence de Wintergreen n'est pas fournie parlaPyrole ombellée, mais par le Gaultheria procumbms (voy. ce mot).

ftUASSi AMER ou BOIS AMER DE suRmAM, Quassîa amara, L. — Rutacées-Simaroubées.

Angl. Quassia. — AU. Quassienholz.

Le Quassi amer habite les bords du Surinam, dans les Guyaues hollandaise et française.

Composition. — Analogue à celle du Quassia de la Jamaïque (voy. ce mot).

Action physiologique. — Tontes les parties de cet arbuste sont douées d'une excessive amertume, sans mélange d'astringence ni de goût aromatique et sans odeur. C'est la racine qu'employait le nègre Quassi, et c'est encore la partie que recommande le Codex.

Le Quassi amer se distingue, comme le Quassia de la Jamaïque (voy. ce mot), de la plupart des amers, par l'absence de toute trace de tannin, et se rapproche par là de la Gentiane et de la petite Centaurée, dont il offre d'ailleurs les propriétés physiologiques. C'est un amer pur et franc, très-énergique d'ailleurs, et n'ayant aucun des inconvénients des amers-astringents et aromatiques. Même à haute dose, il n'occasionne pas la constipation, ni ne cause aucune excitation circulatoire, aucune irritation locale ou générale; il ne donne pas lieu non plus à des nausées ni à des évacuations alvines, circonstances qui assurent son action tonique, apéritive et stomachique.

Usages. — Modes d'administration et doses. — On emploie le

312 SUBSTANCES TIRÉES DES VÉGÉTAUX OU DES ANIMAUX Quassi dans la dyspepsie atonique, la délibilité générale, la chlorose la leu-

«^àrdrr^^v^^^""''^"^^' ''^'^ non;;4iraaq^^^^^

en poudre, à la dose de 30 centigrammes à 2 grammes, soit en timne à la

dose de grammes pour 500 grammes d'eau. C'est la Jacdra^u

c onnen le mieux. On prend aussi de 20 à 100 grammes de vin lTc^Zn

Il r^TT ''''''''' A" ^este, l'exactitude S ]a

prescription des doses de cet amer franc n'est pas de rigueur, puisqu'il sans inconvément d'en exagérer la quantité; aussi alon ^ris l'habitude ûen employer des copeaux qu'on laisse macérer une ou plusieurs heures aans de 1 eau de fontaine. Les calices de Bois de Surinam ou plutôt de bois de Simarouba élevé, qu'on emplissait d'eau fraîche pour en boire le contenu, après quelque temps de contact, avaient le désagrément de se couvrit promptement d une végétation de mucédinées blanches qui communiquaient a la macération un goût détestable de moisissure.

La Liqueur connue depuis quelques années sous le nom de SurinamAoït son amertume au Quassi.

QUASSIA DE I.A JAMAÏQUE, Picrœna excelsa, Lindl.; Simaruba excelsa, DG. — Rutacées-Simaroubées.

Angl. Lofty bitter Woodtree. — Ail. Jamaïka-Quassienholz.

Ce bel arbre de la Jamaïque a été introduit comme succédané du précédent, dont il partage toutes les qualités et avec lequel il est souvent confondu. C'est aussii eBittera ou Bitter Ash, quoique son amertume soit inférieure à celle de son congénère des rives du Surinam.

Composition. — Le bois du Simarouba élevé contient : huile volatile une trace, principe amer extraclifgommeux, pectine, fibre ligneuse et

sels (Pfaff, Pereira). .

La Ouassite ou Quassine, ou Bittérine (G"H«0'), [est un corps neutre qui se présente en petits cristaux prismatiques, inodores, d'une amertume intense, très-solubles dans l'alcool et fort peu dans l'eau ou l'éther. Sa solubilité dans l'eau est accrue par quelques sels et principes végétaux. Action physiologique. — Le bois du Picrœna excelsa est un amer énergique et franc, dénué de toute propriété irritante, stimulante ou styptique. II se comporte exactement comme le Quassi amer, et rend les mêmes services dans les mêmes circonstances. Toutefois les expérimentations sur les animaux et quelques faits cliniques semblent prouver que le Quassi de la Jamaïque possède une influence sur le système cérébro-spinal et des propriétés toxiques.

A l'inverse de ce qui a lieu pour le quinquina, les principes actifs des Quassia n'ont pas le pouvoir d'éloigner les insectes qui en rongent les écorces ; mais il est connu depuis longtemps que l'eau chargée de cette substance est un excellent poison pour les mouches. Harel a montré récemment que le Simarouba élevé n'est pas moins nuisible aux lapins : 5 centigrammes de son extrait alcoolique introduits dans une plaie de la cuisse ont causé la

QUILLAI SAVONNEUX. 313

mort chez deux de ces animaux. Des lotions faites sur des ulcères avec de la décoction .de Quassi auraient amené la paralysie complète des extrémités inférieures chez un chien (Kurlz). D'un autre côté, le même auteur a vu survenir l'amaurose, et Kraus l'amblyopie, à la suite de l'usage prolongé de cette substance ; tandis que Barbier a remarqué des mouvements involontaires des bras et des jambes chez des femmes nerveuses qui buvaient l'inlusion de Quassi. Ces dernières observations sont peu probantes, et dans les cas de Barbier on doit reconnaître l'horripilation occasionnée par l'impression d'une substance sapide éminemment déplaisante.

Il y a peut-être encore une autre cause d'erreur : c'est l'addition d'un alcaloïde convulsivant à certaines préparations vendues sous le nom de Quassine. Ainsi, j'ai eu l'occasion d'en étudier une qui se colorait en rougeorangé vif par l'acide nitrique et déterminait chez la grenouille des accidents tétaniques, à la manière de la strychnine.

Quoiqu'il en soit, les faits expérimentaux conservent leur valeur et autorisent le rapprochement fait par Pereira entre le Quassi de la Jamaïque et l'acide picrique. Il est permis d'y voir un agent analogue à la Coque du Levant et jusqu'à un certain point à jla Noix vomique. On pourrait donc •concevoir les substances amères comme formant une série graduée dans laquelle on passerait de la plus innocente à la plus toxique par des nuances intermédiaires.

Usages. — Le Quassi de la Jamaïque est principalement employé dans la dyspepsie torpide et les différents états maladifs où l'on a recours au Bois de Surinam. Selon Delioux de Savignac, le Bittera possède réellement des propriétés antipériodiques, mais bien inférieures à. celles du Quinquina et de l'Arsenic. De plus, on a pensé qu'il pourrait être utile dans l'amaurose et les affections cérébrales. Kraus le conseille spécialement dans les cas de photophobie comme adjuvant de la Jusquiame et de la Belladone.

On a proposé aussi l'infusion de Quassi'en lotion sur les blessures et les plaies compliquées, dans le but d'éloigner les insectes.

Modes d'administration et doses. — Le bois de Simarouba élevé ne se donne pas habituellement en poudre, mais en infusion prolongée dans l'eau bouillante, ou mieux en macération dans l'eau froide.

On se sert aussi de la teinture alcoolique, à la dose de 2 à 8 grammes.

En Angleterre, on emploie une teinture de Quassia composée, dans laquelle entrent le Cardamome et la Cannelle, chacun à la dose de 2 à 4 grammes. Le prof. Burggraeve fait confectionner des Granules de Quassine d'un emploi commode.

«uiLLAi SAVOi\i\ELX, QuUlaia Smegmadermos, DC. — Rosacées- Spiréacées.

Le Ouillaia saponaria-, Poir., est un arbre du Chili dontjl'écorce , de saveur piquante et poivrée, sert, dans ce pays, en guise de savon. Mêlée à l'eau, elle la fait mousser et enlève les taches de graisse.

Composition. - Boutron-Charlard et 0. Henry lui assignent la compo sihon suivante : matière spéciale très-piquante, soluble dans l'eau et l'alcool matière grasse, chlorophylle, sucre, gomme, matière colorante brune' araulon, acide libre, raalate de chaux et différents sels.

Le principe spécial signalé en premier lieu n'est autre que la Saponine trouvée d'abord dans la' Saponaire d'Egypte {Gypsophila Slruthium,^.) etlâ baponaire officinale, mais qui existe aussi dans un certain nombre d'autres plantes, notamment dans le Yalloy {Monninia polyslachia). '

Usages. — Outre les usages domestiques indiqués ci-dessus, le Qwillai . savonneux peut en recevoir d'analogues en pharmacie et en médecine. II serait^ utile, par exemple, pour en composer des bains, des lotions ou des injections agissant à la manière des solutions alcalines ou savonneuses sur les corps gras, et destinés à nettoyer la peau, les conduits auditifs, etc. Il a été essayé, dans ce but, par le docteur Lailler, médecin de l'hôpital Saint- Louis.

Lebeuf, pharmacien à Bayonne, a démontré dès'l852 que les corps inso- j lubies dans l'eau peuvent former une émulsion stable avec la Saponine en î soluté alcoolique. Il a fait une première application de cette propriété en = donnant le Coaltar saponiné. Depuis lors, son fils a préparé par le même ; procédé, à l'aide de la Teinture alcoolique de Quillaia, les émulsions de \ goudron, tolu, copahu, baume du Canada, et même celle d'Iodoforme. De telles préparations ont sur la plupart des autres, l'avantage d'offrir sous i une forme aisément absorbable l'ensemble des principes actifs de ces médi- i caments complexes. i

La teinture de Quillai savonneux rendrait peut-être des services analogues pour la digestion des corps gras et spécialement de l'Huile de foie de morue.

QrmçiJlNA. Écorces des Cinchom. — Rubiacées. Ang!, Cinchona Bark. — Ail. China Rinde.

Habitat. — Le genre Cinchona est nombreux en espèces qui habitent presque toutes les montagnes de la Bolivie, du Pérou, de la Nouvelle- Grenade et de l'Equateur, dans l'Amérique méridionale.

Les limites de son aire géographique sont comprises, d'après Weddell, entre 19" lat. S., où il a trouvé Cinchona australis, et 10" N., où se rencontrent C. corclifolia et C. tucujensis.

Dans la Bolivie abonde le premier des Quinquinas, le C. Calisaya. Au Pérou appartieiinent les Quinquinas gris. En général la région occupée par ces arbres précieux possède une température plutôt froide que chaude, mais uniforme. Telles sontles conditions climatériques qu'il fallait rechercher pour faire réussir l'acclimatation des Quinquinas dans les autres contrées du globe.

Acclimatation. — Le premier Quinquina né en Europe provenait de graines données par Weddell et semées au Muséum de Paris. C'était un

€. Calisaya qni est devenu plus tard la souche de ceux que les Hollandais sont parvenus à implanter k Java (1852). A la suite de nos industrieux voisins des Pays-Bas, les Anglais, qui marchent toujours en avant dans le ■pTOgrès commercial, ont fait des tentatives d'abord infructueuses, puis couto-ûnées de succès, dans les montagnes des Neilgherries, dépendances de l'Hymalaya. Le résultat de la seconde expérience (1859) fut sifavorable que, dès la fin de 1866, les Indes britanniques comptaient déjà, 2,500,000 pieds de Quinquinas cultivés pour le compte du gouvernement, et 300,000 appartenant à des particuliers. Vers la même époque, Decaisne put montrer à l'Académie des Sciences des graines mûres provenant de ces plantations, dont la prospérité n'a fait que s'accroître depuis lors et qui commencent à venir en aide à la production défaillante des forêts naturelles du Nouveau- Monde.

L'état des choses n'est pas moins satisfaisant dans les possessions hollandaises qui vont enrichir de leurs produits le marché des Quinquinas, puisque Java a expédié une première fois en Europe 450 kilos d'écorces et que son exportation, selon les calculs de Van G-orkum, pourra atteindre 200,000 kilos en 1876.

Au reste les tentatives d'acclimatation se multiplient de toutes parts, et les principaux efforts viennent encore des Anglais qui ont obtenu des résultats encourageants à Maurice, en Australie, à Sainte-Hélène, à la Trinité et à la Jamaïque. Le Brésil a surtout essayé de propager les C. Calisaya et C. Ovata. Le Portugal a fait des efforts sérieux aux îles Canaries. Enfin la France, dont les essais kla Martinique et à la Guadeloupe sont restés jusqu'ici infructueux, a obtenu quelques résultats satisfaisants à la Réunion et s'en prépare d'autres en Algérie dans le jardin du Hammah. Ainsi l'élan est communiqué et tout fait espérer que dans un avenir prochain nous verrons régner l'abondânce à la place delà disette dont nous étions naguère menacés. Mais, chose curieuse, nous ne serons plus approvisionnés des grandes espèces qui s'étaient, à travers les siècles, acquis une juste réputation d'efficacité et dont les noms célèbres sont présents à la mémoire de tous les médecins. Les Cinchona succirubra et C. pahudiana, qui ont le mieux réussi dans les îles de la Sonde et sur le continent asiatique, étaient poumons presque des inconnus. Par bonheur, ils comptent parmi les plus riches en principes actifs et justifient toutes les espérances.

Il s'en faut bien, en effet, que toutes les espèces commerciales de Quinquinas aient une égale valeur au point de vue thérapeutique ; les unes sont éminemment actives, les autres à peu près inertes. Les écorces de ces dernières sont ce qu'on appelle les faux Quinquinas.

Les Quinquinas vrais diffèrent autant les uns des autres par leur composition chimique que par leurs effets physiologiques et thérapeutiques, suivant les types botaniques qui lès fournissent et les conditions dans lesquelles la végétation ou la récolte s'est, effectuée. D'où l'importance des distinctions pratiques k établir entre les diverses sortes commerciales. Mais pour être

316 SUBSTANCES TIRÉES DES VÉGÉTAUX OU DES ANIMAUX bien saisies, ces distinctions exigent la connaissance nvMM a i ' sujon chimique et de la structur! des Ecorces I péZ """''

QX~tTofnr7 T'">'^r^"f P"-^P---^^iats des w .m4uinas sont iom d égaler le nombre et lad versité de cput a. vn ■

ce que j'attribue à leur plus grande stabilité et à leu résistince J ~es de dédoublements,'d'oxydations ou de rlc" ! nent à chaque instant dans le cours des analyses chimiques

Ge fut un médecin portugais, Bernardino-Antonio Gomès, qui, le premier parvm à retirer de l'écorce fébrifuge une substance cristalline à LqueHe U donna le nom de Cinchonin; mais la découverte des alcaloïdes du Quinauina appartient à deux chimistes français, à qui nous devons en même temps une excellente analyse de ce précieux médicament.

Voici la liste des constituants organiques que Pelletier et Caventou assignent aux Quinquinas: Quinine, Ginchonine, Aricine, Quinidine, acides kimque, tannique et kinovique. rouge cinchonique, matière colorant jaune, matière grasse verte, acides, gomme et ligneux

Aucun des traits essentiels de cette analyse n'a été modifié par les recherches ultérieures Toutefois Hesse vient d'annoncer la découverte d'un nouvel alcaloïde dans le Cinchona succirubra. La Quinamine, c'est ainsi qu'il la nomme, cristallise en aiguilles, est insoluble dans l'eau, soluble dans l éther et 1 alcool, et forme avec les acides des sels Irès-solubles. Sa composition est encore ignorée.

Les cendres varient de 34 à 58 millièmes du poids de l'écorce. Quelquesunes (Gahsaya, Huanuco) sont vertes, à cause de la présence du Manganate de potasse, et les analyses de Puttfarcken sont favorables à l'idée que la proportion de la chaux diminue dans l'écorce à mesure qu'augmente celle des alcaloïdes végétaux.

Les Quinquinas renferment en outre (Fabbroni, Trommsdorff) une huile volatile à laquelle ils doivent leur odeur particulière, et qui possède une saveur âcre. L'action de ce stimulant diffusible est insignifiante.

Le tannin du Quinquina, ou acide Quinotannique, identique avec l'acide Cachoutannique (Pelouze et Frémy), est moins astringent que celui de la Noix de Galle, et précipite en vert les sels ferriques. Il absorbe l'oxygène ' de l'air avec une remarquable facilité, et se transforme m rouge cinchonique, acide carbonique et eau. Avec une moindre intensité, l'acide Quinotannique agit comme le tannin proprement dit. Il est probable qu'il subit plus que ce dernier l'action comburante de l'oxygène dans le sang, et qu'il est en partie brûle quand il arrive dans les émonctoires, à moins que l'action protectrice de 1 albumine ne s'oppose à cette oxydation. Le .rouge cinchonique est modore, insipide, à peine soluble dans l'eau froide, un peu plus dans l'eau chaude, mais très-soluble dans l'alcool et les alcalis. On admet néanmoins qu'il peut contribuer légèrement aux efi"ets astringents de l'écorce.

Vacide Kinique ou Quinique existe vraisemblablement en combinaison avec les alcaloïdes des Quinquinas et avec la chaux. Par lui-même il est pro-

, ;i r,^^0 Ifi Kiiiate de chaux ne possède ni astrmbablement inerte; toujours est- 1 que le. ^^^^^^ connaissance positive

gence, ni amertume. Nous n avons, au

sur cet acide ^^''''"'"^^^fll^'l^^^^^^^ moins répandu que le précédent, L'acide Kinovique on f ^^^f '"^^^^^^^^^ et le Q. nova, dans celui-ci

.'a été constaté que dansé e 0^^^^ J p^^^^^^,^ ,3

probablement a 1 état de i j,on-seulement tonique, mais encore

principe fait -P/^^^^^^ pas reconnu cette dernière propriété,

fébrifuge; cependant Weil ne im a p ^^^^^^

Les ^lcaM^J:;^^^Z Iddes kinique et tannique, selon Pelle- Uer ^e^oreflaXart des auteurs; l'acide kinique et le rouge cmcbo-

.nnt Le d^en'nSe ici les formules atomiques, pour les mettre en regard detlles des autl principes semblables et en tirer quelques mduct.ons qux

intéressent la matière médicale. , ^ . . p.ott24 a^^o^ • celle-ci

La Cinchonine = G"H-Az^O% et la Qmmne = G' H 0 . celle a ne diffère, par conséquent, de la première que par 2 molécules <i oxygène eu. nlus et l'on trouvera légitime l'hypothèse de Pelletier consistant k considérer

aurait pour formule G-H»Az^ Mais, de plus, il est permisde se demander comme je l'ai fait, il y a vingt ans, si la Quinine ne pourrait pas se former avec les progrès de la végétation aux dépens de la Cinchonine, ce qui emble d'autant plus vraisemblable que les écorces des Qumquinas gris, plus char gées de Cinchonine, sont plus petites et appartiennent à des branches plus jeunes que celles des Quinquinas jaunes où prédomine la Qumine.

Ces deux alcaloïdes capitaux possèdent chacun deux isomères découvert et décrits par Pasteur : la Cmchonidine et la Cinchonicine d une part; la C^mnidine et la Ouinicine d'autre part. Reste seulement VAricine ou^ Cinchova. line, dont la formule G'«H«Az^O« s'éloigne notablement des précédentes.

LaQuinidine et la Ginchonidine se trouvent dans le produit que livre le commerce sous le nom de Quinoïdine ; la Quinicine et la Ginchonicme obtenues des sulfates de Quinine et de Cinchonine par la chaleur, peuvent, selon Pasteur, se produire sous l'influence des rayons solaires dans les ecorces qui ne les contiennent jamais naturellement. -, , n- v •

L'action physiologique et thérapeutique de la Quinine et delà Cinchonine sera exposée avec tout le soin désirable dans les articles spécialement consa- • crés k ces deux alcaloïdes dans la Pharmacopée (voy. ces mots).

La Quinidine, cristallisable, neutralise parfaitement les acides, se dissent dans 1500 parties d'eau froide, dans 750 parties d'eau bouillante, dans 4& parties d'alcool froid, dans 3, 7 parties d'alcool bouillant et dans 90 parties d'éther. Avec l'identité de composition atomique, la Quinidine possède, eu égard k la Quinine, une similitude complète de propriétés médicales. Bauduin et Pereira l'ont vue guérir la fièvre intermittente tierce avec la même

Sûreté qu3 le sulfate de Quinine lui-même, à la dose de 60 ce^Higraœmes seulement. '

La Ouinicine se présente sous forme d'une masse résineuse, demi-ûuide et amère, presque insoluble dans l'eau, aisément soluble dans l'alcool.

La Cinckonidine, cristallisée, est insoluble dans l'eau froide, à peine soluble dans l'eau bouillante. Elle se dissout assez bien danslalcool, mal dans l'étlier, un peu mieux dans le chloroforme. On ne sait rien sur les propriétés physiologiques et thérapeutiques de ces deux composés.

^La Cinchonicine est insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool, et se sépare de ses solutions sous forme d'une résine fluide. Forget l'a prescrite dans un cas de fièvre intermittente, et quoiqu'elle en ait triomphé, il ne la croit pas comparable au sulfate de Quinine. Cependant elle a bien réussi dans un cas de rhumatisme articulaire aigu (A. S. Taylor et G. 0. Rees). ^ Enfin, YAricine est cristallisable, soluble dans l'alcool, peu soluble dans l'éther, à peine soluble dans l'eau. Douée d'une saveur amère et d'une réaction alcaline, elle forme avec les acides des sels solubleset cristallisables. La Paricine de Winckler en est très-voisine. Il n'a point été fait de recherches suivies sur l'action thérapeutique de i'Aricine ; cependant on la croit généralement inerte.

SiÉftE L'ES PRINCIPES ACTIFS iDES QUINQUINAS. — Delondre conclut de ses expériences : 1° que les feuilles et les fruits ne présentent aucune trace d'alcaloïdes; 2° que l'écorce des racines en contient moins que celle du caudex ascendant; 3° que les liquides obtenus par incision du tronc ou des branches offrent en dissolution toutes les substances que l'eau enlève à l'écorce.

Les récentes analyses comparatives, effectuées sur de jeunes plantes soumises à la culture méthodique, à Java et dans l'Inde, nous conduisent aujourd'hui à faire certaines réserves sur la seconde conclusion du chimiste français. En effet, le docteur de Vrij, opérant d'abord sur des Cinchom pahudiana, obtenus à Java et à Ootacamund, et plus tard sur des C. succirubra, C. micrantha et C. CaUsaya, des mêmes localités, est arrivé à ce résultat : que la proportion des alcaloïdes est généralement plus forte et peut être trois fois plus grande dans l'écorce de la racine que dans celle du tionc. Il y a plus : tandis que, dans un cas, les alcaloïdes de l'écorce du tronc n'étaient représentés que par de la cinchonine et de la cinchonidine, ceux de la racine étaient en maj-eure partie constitués par de la Quinine. Uns conséquence toute naturelle semblait se déduire de ces faits : c'est qu'il fallait exploiter principalement les racines, afin d'obtenir un rendement plus considérable en alcaloïdes. Mais, d'une part, la règle posée par De Vrij souffre quelques exceptions; et, d'autre part, la supériorité de l'écorce des racines ne s'observe que dans les deux premières années. Au-delà de ce terme, les rapports se renversent et la tige s'enrichit à mesure que la partie souterraine devient plus indigente (de Vrij, Broughton). Néanmoins, la racine conserve toujours un avantage, c'est de livrer plus facilement ses alcaloïdes à l'état de pureté ; mais à l'aide d'un arlifîca aussi simple qu'ingénieux, Mac Ivor est

parvenu à transformer sous ce rapport les troncs en racines : il lui a suffi de les envelopper de mousse, et de les soustraire ainsi k l'influence de la lumière L'opération du moussage, pratiquée sur une grande échelle dans les plantations de Quinquinas, a pour effet d'accroître la production des alcaloïdes dans l'écorce en même temps que d'en faciliter l'extraction.

Mais ce n'est pas toute l'épaisseur de l'écorce qm est pourvue d'alcaloïdes. Ni l'épiderme ni la couche subéreuse n'en renferment la momdre parcelle; seulement les observateurs ne s'accordent pas sur celle des deux autres stra- Ufications corticales à laquelle ces principes appartiennent. Pereira les attribue au liber; il mentionne toutefois un cas où il en existait dans une couche intermédiaire à celui-ci et à l'enveloppe herbacée. Pour Bouchardat, Howard et la plupart des auteurs, c'est le tissu celluleux, vert, ou mesophlœum, qui a le privilège de contenir les alcaloïdes, sous forme de petites masses blanches, bien observées par Pereira, qui n'y a cependant découvert aucune apparence de cristallisation, tandis qu'Howard y a vu des cristaux microscopiques parfaitement déterminés. Ces cristaux, composés de quinates et de tannâtes de quinine et de cinchonine, diffèrent essentiellement des raphides ordinaires, qui sont des sels à bases alcalines ou terreuses.

Mode de production de ces principes. — Pelletier concevait la formation des divers alcaloïdes des Quinquinas par l'oxydation de plus en plus avancée d'un principe préexistant. J'ai introduit, en outre , cette vue que l'oxydation s'effectuerait avec le temps dans les écorces plus anciennes, et que la quinine résulterait de la transformation de la cinchonine, et non pas directement du radical hypothétique admis par le grani chimiste français. D'après le docteur de Vrij, chimiste associé à Junghunh pour les essais de culture du Quinquina k Java, los alcaloïdes seraient le produit de la réaction de l'ammoniaque contenue dans l'écorce sur l'acide quinotannique (C'H'O'), auquel elle fournit de l'azote, comme l'urine ammoniacale en fournit au lichen {Roccella iinctoria) pour développer une matière colorante bleue : l'orseille.

Division des sortes commerciales de quinquinas. — Sous le rapport géographique qui respecte passablement les liens naturels en raison de la circonscription des espèces dans des contrées relativement restreintes, on divise les Quinquinas en ceux : 1" de la Bolivie ; 2° du Pérou; 3° de la Nouvelle-Grenade. La division la plus précise et la plus sûre, celle qui serait fondée sur les caractères botaniques des espèces, n'est pas encore possible aujourd'hui, à cause de l'incertitude des déterminations.

En France, on partage habituellement les Quinquinas e» trois groupes fondés sur l'apparence extérieure, et répondant en partie à des différences de composition chimique :

1° Quinquinas gris; 2° Quinquinas jaunes ; 3° Quinquinas rouges..

Ainsi que le fait remarquer Bouchardat, et que *le confirme la savante ■commission du Codex, cette distinction pêche en ce sens que, d'une part, une même espèce a été rangée parmi les gris, les jaunes et les rouges, selon les

320 SUBSTANCES TIRÉES DES VÉGÉTAUX OU DES ANIMAUX, temps et les lieux, et [que, d'autre part, on réunit dans le même groupe des Quinquinas excellents ou nuls : le Quimjuina Huanuco, par exemple, et le Quinquina Jaèn, qui ne renferme que de l'aricine. '

Cette division est bonne tout au plus pour la séparation des écorces de différents âges appartenant à des espèces déterminées, et qui, par ce seul fait qu'elles ont été récoltées sua- des troncs plus ou moins volumineux ou des rameaux plus ou moins jeunes, possèdent une coloration, une structure, des dimensions et par suite une composition chimique différentes.

Dans ce sens restreint que j'admets, on peut dire qu'en général, les Quinquinas gi'is sont plus astringents, contiennent beaucoup de Tannin et de Cinchonine, mais peu de Quinine; tandis que les Quinquinas jaunes, heumou^ plus amers et moins astringents, sont très-riches en Quinine et pauvres en Cinchonine. Les Quinquinas rouges, intermédiaires aux deux autres, sont également astringents et amers, et contiennent des proportions moyennes de Quinine et de Cinchonine. Ils tiennent aussi le milieu, pour la texture et les dimensions, entre les écorces grises, qui sont les plus minces et les moins fibreuses, et les jaunes, qui sont épaisses et fortement fibreuses.

Parmi les Quinquinas gris, on doit signaler : 1° celui de Loxa; 2° le Q. de Lima ou Huanuco; 3° le Q. Huamalies; 4° le Q. CalisayaronU.

Parmi les Quinquinas rouges :1e rouge vif et le rouge pale de l' Equateur ; le rouge de la Nouvelle-Grenade ou de Mutis, et le rouge verruqueux, dont l'importance est appelée à grandir en proportion de l'extension des cultures de C. succirubra dans les Indes et ailleurs.

Les meilleurs Quinquinas jaunes sont le Calisaya jaune royal; le Calisaya de la Nouvelle-Grenade; le Quinquina Carabaya, le Q. Pilaya, le Quinquina jaune du roi d'Espagne, etc.

De toutes ces sortes commerciales et d'un grand nombre d'autres que nous passons sous silence, le Codex n'en admet que trois dont nous allons maintenant nous occuper particulièrement.

Qui]\<8Uii\A GRIS HUAMUCO, Cinchona micrantha, Ruiz et Pavon,non Pôppig ni Weddell. — Rubiacées-Cinchonées.

Angl. Grey silver Bark. — Ail. Graue China; China Huanuco oder Havane.

Ce Quinquina lire son nom commercial de la province de Huanuco, où croît le Cinchona micrantha. P., et où il porte le nom de Cascarilla provinciana. Guibourt l'a nommé Quinquina de Lima.

On en trouve deux sortes dans le commerce : l'une de qualité supérieure {fine grey Bark), attribuée par quelques auteurs au Cinchona nitida, R. et P.; l'autre moins bonne, (nommée coarse grey Bark), rapportée au C. micrantha, Pôppig.

La première est le Quinquina rouge de Lima, Guib., et le Quina cana legilinia, Laubert. Elle possède une odeur argileuse douceâtre, que Berger dit lui être spéciale. Son goût est astringent, aromatique et amer, nullement

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