SUMAC VÉNÉNEUX
La seule préparation à mentionner dans cet article est le Sirop de Sucre^ ou Sirop simple, employé comme édulcorant et comme moyen de donner de la cohésion et de la consistance à diverses autres préparations médicamenteuses.
La Liqueur de caramel est usitée comme matière colorante
SUIF DE MOUTOiw, Graisse de VOvîs Aries, L. — Mammifères Rumi-
NAJNTS.
AngL . Sheep Tallow, Mutton Suet. — AU. Hammels oder Schôpsentalg. C'est la graisse qui environne les xeins du Mouton {sevum, adeps prxpa-
Composition. — Les analyses ont été faites par Ghevreul et Bérard. Voici l'indication des principes immédiats : stéarine et oléine en forte proportion, margarine et hircine en petite quantité.
Action physiologique usages. — Le Suif est, comme les autres graisses, un aliment respiratoire, mais fort indigeste. Ses effets locaux sont émollients et adoucissants ; de plus, il abrite les surfaces irritées contre l'accès de l'air, et sert, à ces différents titres, contre les gerçures, les inflammations cutanées et le coryza.
Sa consistance très-solide et sa difBcile fusion le font employer de préférence à d'autres corps gras, dans la confection des emplâtres. Saponifié avec l'ammoniaque, le Suif de Mouton donne la Pommade ammoniacale de Gondret, qui sert à obtenir une véàcation rapide pour les applications médicamenteuses par la mélhod« endermique.
.SUMAC DES CORROYEURS, Rhus coriaria, L. — Térébinthacêeb- Anacardiées.
Angl. Cor iar' s Sumach. — AU. Gerberbaum.
Le Sumac, arbuste de nos provinces méridionales et des pays circum-mediterranéens, est remarquable en automne par ses feuilles d'un rouge vit, d'un goût amer et acide, qui renferment une énorme proportion de tannin, et servent, en Orient, au tannage des cuirs. Les semences sont employées comme condiment acidulé.
Les Turcs se servent des feuilles de Sumac contre la dyssenterie. On les administre comme antipériodiques, à la dose de 15 à 24 grammes par jour (Pellicot), mais elles ne possèdent aucune propriété spéciale contre la fièvre intermittente, et n'agissent vraisemblablement que comme tonique astringent.
Le Fuslel (Rhus Cotinus), qui habite également le midi de la France, passe aussi pour un succédané de Quinquina (Zsoldos),.
SUMAC VÉWJÉÎ^EUX, Rhus radicans et Rhus Toxicodendron, L.— Téré-
BINTHACÉES.
Angl. Trailing poison Oak or Sumach. — Ail. Giflbaum.
Les Rhus radicans et Toxicodendron sont deux espèces extrêmement voi-
sines, qui habitent les États-Unis d'Amérique, et jouissent chacune d'une préférence marquée, la première en Euroj.e, et la seconde dans le nouveau monde.
Composition. — Aucune analyse satisfaisante de ces plantes actives n'a été effecluée jusqu'à présent; nous savons seulement qu'elles renferment un principe volalil acre, une substance noircissant au contact de l'air, du tannin et de l'acide gallique.
Action physiologique. — Le Sumac venéjîctta; possède la singulière propriété d'émettre, non pas au soleil, mais la nuit, de l'hydrogène carboné, mêlé de vapeurs acres et irritantes, lesquelles agissent énergiquement sur certains sujets exposés à leur influence, et produisent une violente démangeaison suivie de rougeur, de gonflement érysipélateux du visage, des mains et même des régions couvertes par les vêtements et surtout des parties génitales. Quelquefois les traits du visage sont complètement déformés par la tuméfaction et deviennent méconnaissables; il existe une grande ardeur dans la bouche et le gosier ; des phlyctènes couvrent les surfaces enflammées. Puis le travail phlogistique s'apaise, et laisse à sa suite une desquamation épidermique en écailles ou en lambeaux plus ou moins étendus.
Ces accidents entêté plusieurs fois observés par mon : avant ami le professeur Decaisne sur des jardiniers du Muséum d'histoire naturelle.
A ces faits remarquables on ajoute une particularité bien autrercent extraordinaire : c'est la nécessité d'une sorte d'incubation pour le développement des eflets spéciaux de ces émanations toxiques. Cette opinion se fonde d'abord sur l'apparition des symptômes un, deux ou trois jours seulement après qu'on a commencé à s'exposer aux émanations malfaisantes; en second lieu, sur l'expérience de Lavini, qui se servit du suc laiteux de l'arbuste, et n'observa les conséquences de ïinoculùtion que longtemps après. Le premier fait n'a rien de singulier et s'explique tout naturellement, sinon par l'accumulation des doses, du moins par l'accumulation d'action de la substance volatile et acre qui serait incapable d'exciter du premier coup une vive inflammation, mais qui, trouvant le second ou le troisième jour une peau déjà irritée, finit par atteindre à toute sa puissance pathogénique. Quant à l'expérience mentionnée plus haut, elle n'est rien moins que concluante. Gomment croire, en efi'et, que les accidents généraux survenant seulement vingt jours après l'application sur l'index de deux gouttes de suc laiteux, aient pu être la conséquence de la pénétration du principe toxique dans l'économie? L'auteur signale, en y attachant de l'importance, deux taches qui se seraient montrées une heure après que les gouttes de suc irritant avaient été enlevées. Ces taches étaient dues, selon nous, au changement de couleur qu'avait subi naturellement la petite couche de substance restée adhérente à la phalange. Pour ce q^i est des phénomènes généraux observés trois semaines plus lard, nous les croyons absolument indépendants de l'expérience. C'était vraisemblablement une attaque spontanée à'eczema 7-ubrutn.
D'après Fontana, le Sumac vénéneux, pris à l'intérieur, ne produirait