AMANDES DOUCES
circonstances quelconques qui diminuent l'hématose, sont des auxiliaires pour l'essence d'Amandes amères.
Substances antagonistes, incompatibles. — antidotes, contre-poisons. — Les antagonistes dynamiques sont les stimulants et toutes les conditions favorables h. l'activité respiratoire.
Les antagonistes chimiques sont ceux de l'acide cyanhydrique (voy. ce mot).
Ces différents agents ou moyens sont donc incompatibles avec les Amandes amères ou son huile essentielle, et doivent être exclus d'une formule dont elles font partie.
Usages. - - Les propriétés calmantes de l'essence et de l'acide cyanhydrique, que la fermentation développe dans les Amandes amères, font employer assez souvent l'émulsion de ces dernières, soit à l'intérieur, dans les affections des voies respiratoires et la dysménorrhée douloureuse, soit à l'extérieur, dans les maladies cutanées irritantes. On ne s'en sert plus contre les fièvres intermittentes.
L'essence d'amandes amères se comporte avec les principes odorants de la sueur comme avec ceux des substances organiques indiquées plus haut, en sorte que j'ai eu l'idée de mettre à profit cette propriété pour combattre une affection repoussante : la fétidité des aisselles et des pieds, à l'aide d'une poudre composée de carbonate de chaux et de farine ténue d'amandes amères aromatisée avec de l'essence de ces mêmes amandes.
Modes d'administration et doses. — On n'ajoute pas plus de trois ou quatre amandes amères à l'émulsion d'amandes douces dans le looch blanc du Codex.
Le lait d'.amandes, usité en lotions sur la peau, pourrait, sans inconvénients, en renfermer davantage.
Les Amandes amères s'emploient en poudre ou en pdte, associées aux amandes douces, pour remplacer le savon lorsque la peau est irritable, et spécialement dans l'eczéma des mains.
Elles se prescrivent plus souvent en èmulsion ou en sirop connu sous le nom d'orgeat. Celui-ci est fréquemment employé comme rafraîchissant et calmant dans les inflammations des voies génito-urinaires
Ni l'essence ni l'eau distillée ne sont usitées parmi nous : la première à cause de son inconstance; la seconde, parce qu'elle est économiquement remplacée par l'eau distillée de laurier-cerise.
AMANDES DOUCES. — Semences deYAmygdalus communis,va.T. dulcis, L. — Rosacées- Amygdalées.
Angl, Sweet Almonds. — AU. Susse Mandeln .
Composition. — Les Amandes douces contiennent plus de la moitié de leur poids d'huile fixe, de l'essence et quelques autres principes, sans trace d'amygdaline.
Propriétés physiologiques. — Elles constituent un aliment respiraloire
16 SUBSTANCES TIRÉES DES VÉGÉTAUX OU DES ANIMAUX, et un agent de la médication émolliente. L'huile qu'elles renferment en abondance étant d'une digestion difficile, produit des troubles gastriques et des évacuations alvines.
Usages — Les amandes douces entrent dans la composition du looch blanc, du lait, de la poudre et de la pâte d'amandes, ainsi que du sirop d'orgeat. L'huile qu'on en retire est un véhicule souvent employé dans la préparation des liniments.
On l'administre aussi comme contre-poison et comme laxatif doux chez les enfants en bas-âge, à la dose de 5 à 15 grammes.
AMBRE GUIS. Concrétion intestinale ' de Cachalot {Physeler macrocepha- /yjj. — Mammifères-Cétacés.
Angl. Ambergri<i. — AU. Grauer Ambra.
Composition. — L'Ambre gris est constitué' par deux principes: l'un volatil, d'une odeur suave ; l'autre fixe, insaponifiable, auquel on donne le nom à'ambréine (Pelletier et Caventou), ce qui le rapproche des calculs
biliaires. . j-n- -ui
Action physiologique et usages. — li agit comme stimulant diflusibie à la manière du musc. On le considère comme stomachique, antispasmodique et aphrodisiaque, et on le prescrit dans les névroses apyrétiques et contre les accidents nerveux des pyrexies (H. Cloquet).
Substances synergiques auxiliaires. - Les essences végétales qui ont l'odeur d'ambre, telles que celles d'Abelmosch, de Chenopodium ambrosioides, etc., sont synergiques, et peuvent sans doute remplacer l'Ambre gns. Il en est à peu près de même du musc et jusqu'à un certain point du castoréum et de la civette. L'éther, les alcooliques, l'opium, la valériane, 1 ammoniaoue, sont des auxiliaires. .
Substances antagonistes, incompatibles. -Les acides, les astringents, les sels neutres et les purgatifs, le sulfate de quinine elles agents analogues contrarient les effets de l'Ambre et de ses auxiliaires. L acide cyanhydnque et l'essence d'amandes amères, agissant d'une tout autre façon, ne sauraient lui être associés avantageusement. , , . • , i j
■ Modes d'administration et doses.- L'ambre gns s admmistre a la dose de 25 centigrammes à 1 gramme en pilules ou en potion , , ,
On emploie aussi quelquefois la teinture d'ambre à la dose de 1 k 15 gr
AMBRE JAUKE. — Voy. SUCCIN.
AMBROISIE DU MEXIQUE. Chenopodium ambrosioides, L. - Chéno-
Angl. Mexican Goose-foot = AU. Mcxikanisches Traubenkraut Le Thé du Mexique (Chenopodium ambros^o^des) est P-^^- "^^^^^^^^^^^^ dans le midi de la France. Son odeur d'ambre très-forle le dés gne pour les cas où iTs antispasmodiques d'origine animale réussissent particulièrement.
AMMI OFFICINAL. 17
Plenck et Mick l'ont donné avec succès dans la chorée, en infusion à la dose de 4 grammes par jour.
AMiDoiv. Fécule du blé (Triticum sativum^ L). — Graminées.
Angl. Wheat starch. — Ail. Weisse Slàrke, Kraftmehl.
Composition. — L'Amidon n'est autre que la fécule du blé ; ses grains sont seulement plus fins que ceux de la fécule de pomme de terre. Il a la même composition que tous ses congénères (G'^H^^O*"), et se reconnaît comme eux à la coloration bleu-violet que lui communique l'iode.
Propriétés physiologiques. — De même que les poudres inertes, l'Amidon est un absorbant physique. Ingéré dans l'estomac, il se transforme en glycose sous l'influence des sucs salivaire et pancréatique. Il s'absorbe ultérieurement et constitue un aliment respiratoire. En décoction dans l'eau, il est adoucissant pour la muqueuse des voies digestives.
Usages. — A l'extérieur, l'Amidon est fréquemment usité pour préserver la périphérie du corps de l'accès de l'air et du contact rude des vêtements ou des objets de literie, en même temps que comme absorbant dans Vintertrigo des enfants et des personnes obèses etdansles affections cutanées inflammatoires, accompagnées d'exsudat séreux. Il rend les mêmes services en ensufflations contre la leucorrhée et en injections contre la blennorrhée uréthrale.
Il tient chez les pharmaciens la place de la poudre de riz chez les parfumeurs. Les chirurgiens, à l'exemple de Velpeau et Seutin, s'en servent pour fabriquer des bandages inamovibles.
A l'intérieur, on l'administre, en suspension ou demi-solution dans l'eau, par la bouche et par le rectum, à titre d'émollient dans les inflammations intestinales. L'amidon est le contre-poison physico-chimique de l'iode métalloïdique. Il en est également le réactif très-sensible et très-commode, ainsi que . le véhicule sous forme d'iodure d'amidon.
Modes d'administration et doses. — On met environ 16 grammes d'amidon pour un litre de décoction, à peu près autant dans un quart de lavement adoucissant, et 500 grammes dans un bain. On prépare aussi un glycéré ou ghjcérolé d'amidon,
AMMI OFFicmAL. Ptychotis fœnicuUfoHa, DG.; Sison Ammi, L. — Ombellifères-Amminées.
Angl. Small Bonewort. — Ail. Mohrenkûmmel.
VAmmi officinal était naguère l'Ammimajus, plahte indigène et dont les semences sont peu odorantes; le nouveau Codex réintègre à bon droit à sa place l'Ammi de Candie, Ammi velenm, qui croît aussi dans le midi de la France et porte des semences aromatiques amères, réputées stomachiques et carminatives. L'eau distillée de cette Ombellifère se prescrivait autrefois comme cordiale, stomachique, sudorifique et même anticatarrhale, à la dose de 60 à 90 grammes.
Ourler, 2« édition. <,
AMOMK EN GRAPPE, Amomum racemosum.YrmlAd YAmomum Cardamomum, L. — Amomacées.
Angl. Boxmd Cardamome (en Angleterre, Ihe irue officinal Cardamome estl' Elellaria Cardamomum ou Card. de Malabar). — kW. Nclkcnpfeffer.
Les Iruils de 1'^. Cardamome, qui croît à Java et k Sumatra, doivent leur odeur aromatique, camphrée, très-agréable, à une huile volatile, associée k une huile grasse et qui se distingue par son goût aromatique exempt de toute âcreté On ne s'en sert pas isolément, maisl'Amome en grappe entredans la composition du Diascordium, de la Thériaque et de quelques autres confec- .
*^°n est stomachique cordial, carminatil et aphrodisiaque ; c'est-k-dire, en un mot, qu'il appartient aux stimulants diffusibles.
ANACARDE ORIENTAL. Fruit du Semecarpus Anacardium, L. fils. — Térébinthacées-Anacardiées.
Angl. Molucca beau, Cashew-nut. — AU. Elephanienlaus.
Les fruits de VAnaoarde oriental sont entourés de deux enveloppes entre lesquelles se trouve une liqueur épaisse, noirâtre acre et caustique cp on emploie dans l'Inde comme cathétérique, à la manière de 1 a uncalcme, de la créosote de l'iode ou du nitrate d'argent, pour détruire les végétations, aviver Ls^aks et cautériser les dents cariées. L'huile ^traite des amandes passe pour vermifuge.
ANEMONE DES ROIS, SYLVIE, Anemone nemorosa, L. - Renoncula-
CÉES
Angl. Wood ioind flower. - Ail. Busch- Anemone. ....
■ c^plasl sur la làle, elle goéri., dit-on, la te.gne an deux J0n.s.
A»É1U«I«E BES PB4S OU FÏLSAT.LIE »0.«E, 4«.«.0.e yr«s,
vraisemblablement les 'propriétés médicales.
w iT PlîT SATILLE OU COQUELOURDE, Antmom ANÉMONE PULSATILLE, PULSAlll^i^»^
PuZsaU/to, L.-RENONCULACÉES.
Angl. ^^-'/«'^/^«^-•-f et probablement comme un