‹ Commentaires thérapeutiques du Codex medicamentarius, ou, Histoire de l'action physiologique et des effets thérapeutiques des médicaments inscrits dans la Pharmacopée française [electronic resource]Chapitre 16 sur 293 · ANETH · texte numérisé non relu

ANETH

volatil cristallisable, ni acide, ni alcalin, soluble à chaud dans l'eau et l'alcool, d'où elle précipite par le refroidissement, et qui a reçu le nom d'anémonine.

Toutefois, E. Derlon pense que ce principe varie d'une espèce à une autre. Ainsi l'Anémonine de la Sylvie serait acide et justifierait la dénomination d'Acide anémonique. D'un autre côté la matière active de la Clématite odorante serait azotée et ne redistillerait pas, après s'être déposée, comme font les Anémonines de la Pulsatille noire et de la Pulsatille vraie.

It anémonine est une substance acre. Les cristaux fondus produisent sur la langue une sensation de piqûres et d'élancements, et laissent après eux des taches blanches comme escharotiques.

La plante fraîche reproduit les propriétés irritantes, vésicantes et même caustiques de son principe immédiat. Mais, en raison de la volatilité; de celui-ci, elle devient presque inerte par la dessication, et les chiens peuvent en manger impunément 16 à 24 grammes, tandis que 60 grammes de suc frais les eussent fait périr promptement (Orfila). Outre son action irritante locale, l'anémonine produit sans doute des effets généraux analogues à ceux de l'aconîtine. C'est une étude physiologique qui n'a pas été faite.

Substances synergiques, auxiliaires.— Les plantes acres et toxiques de la famille des Renonculacées peuvent remplacer ou aider les anémones dans leur action topique et diffuse.

Substances antagonistes, incompatibles. — Ga sont les opiacés, les mucilagineux, les stimulants dilîusibles. Cependant les mucilagineux peuvent servir de correctifs pour empêcher les effets irritants locaux.

Usages. — La Pulsatille a été conseillée contre les maladies vénériennes elles paralysies (Stôrck), contre les dartres rebelles (Bonnet), contre la coqueluche (de Ramm).

Modes d'administration et doses. - On donne la Pulsatille en extrait à la dose de 10 à 20 centigrammes par jour en plusieurs prises; ou sous forme d eau distillée depuis 4 jusqu'à 30 grammes; enfin en infusion (2 à 4 gram. dans suffisante quantité d'eau) qu'on prend par fractions dans les vingtquatre heures. °

V Anémonine peut se donner en pilules de 0,001 millig. répétées nlusieurs fois par jour. ' ^

ANETH, Ancthum graveolens, L. — Ombellifères-Peucédanées. Angl. Common garden DHL — Ail. Dill oder Till.

VAnelh, indigène du bassin de la Méditerranée, possède les propriétés stimulantes communes à toutes les Ombellifères aromatiques

Les semences, plus chargées de principe volatil, sont usitées comme cond men . G est un remède populaire dans la médecine infantile, pour dissiper les flatulences et les cohques, et comme moyen de masquer le goût des purgatifs et des autres médecines. Ces semences se donnent à un adulte à la dose Qe dO centigrammes à 2 grammes.

On prend aussi quelques gouttes de Vhuile essentielle d'Aneth sur du sucre, ou 30 à 90 grammes d'eau dislillée. La dose est trois ou six fois moindre pour un enfant, suivant Fon âge.

iVNtiKLiQUE owiciK xi.^, Archangelica o f ficinalis, YLoSm.; Angelica archangelica, L. — Ombellifères-Angélicées.

Angl. Gardon Angdica. - AU. Bruslwvrz, Engelwurz

U Angélique, commune dans nos montagnes et répandue sur tout le nord du continent, contient de Yacide Angélicique G'«H«0% ainsi qu une hnile volatile unie k une gomme-résine acre et molle et k une substance amere. Ces Zcipes sont plus abondants dans la racine qui sent le musc, que dans les S s et le akènes. La saveur et l'odeur de l'Angélique sont des plus suaves, aussi fa t on un usage fréquent de ses tiges confites sur nos tables et habituTel Scandinavie' t en Sibérie. Cette plante a d'ailleurs les vertus de ses congénères, et trouve son emploi dans les mêmes cas.

El e entre dans VEau thériacale et V Eau de Mélisse compose, i.ns l Or- JaLTL Baume du Commandeur, dans YElixi. de la grande Chartreuse, ainsi que dans le Gin et le Biller anglais.

Aî^GUSTURE VRA^IE. Écorce du Galvpea officinalis, Hancock, et du

Galipea Cusparia, DC. - Rutacées-Diosmées. Angl. Anguslura bark. - AU. Angustura Rtnde.

Composition - Le Galipea officinalis et Cusparia son des arbres de l'ArnSe tropicale, dont l' écorce amère aromatique renferrtie une buile rprinipe amer particulier, et deux résines, lune dure et

^r:::t:^t^^us.re .ra. est un t,pe dWatiqu. ACTION FUK &i V (Tu'elle est à a fois puissamment sti-

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Se"Tïel ^,Z nlr.n^^^n. sentir d'abord sur res.omao et

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Kfl;, L'An.u<tore est indiquée toutes les foi» qu'il s'agit de slimu- USASES. — 1^ Angu.iuie ^ ? . jj^j, (e, forces dans les malalerles organes d.gest, s e otrculat res^^^e^ longues souffrance.. Elle

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'XbV»'»»;™™"™ et .oses. - L'écorce des Cusparia se donne en ,oZTt 1. dose de 2 à jusqu'à 1. grammes par jour.

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