ESCARGOT DES VIGNES OU LIMAÇON DES VIGNES
état de prouver l'efficacité de ce moyen ni d'en tracer nettement les indications. L'usage interne de TErgot chez les blessés diminuerait la suppuration, la résorption purulente et conséquemment la mortalité (Denucé, Bonjean). Gela n'est pas impossible; mais je ne puis considérer comme bien justifiée la prétention manifestée par Langenbeck et quelques chirurgiens, de guérir des anévrysmes internes à l'aide d'injections sous-cutanées de solution d'extrait aqueux d'Ergot.
Modes d'administration et doses. — L'Ergot se donne en poudre, k la dose de 25 à 50 centigrammes, par prise, mêlé à du sucre, ou enfermé dans du pain-a-chanter, ou en suspension dans un peu d'eau. Les prises sont plus ou moins rapprochées, selon le but thérapeutique qu'oa se propose d'atteindre. S'agit-ii d'en finir avec un accouchement qui traîne, on les répète toutes les demi-heures, jusqu'à ce que les douleurs soient efficaces. On se comporte de même si l'hémorrhagie postpuerpérale est inquiétante. Au contraire, on éloigne les doses successives de manière à n'en donner que quatre à huit, régulièrement réparties dans Les vingt-quatre heures, lorsqu'on a affaire à de faibles écoulements sanguins, ou à des congestions utérines. Dans ces derniers cas, la dose est souvent abaissée jusqu'à 10 centigrammes et au-dessous, et répétée six ou huit fois par jour pendant une semaine et au delà. C'est de la même façon qu'il faut administrer l'Ergot dans les affections du système nerveux.
Jj'infusion et la décoction d'Ergot se préparent avec 4 grammes de poudre dans 500 grammes d'eau, et se donnent par tasses d'environ 100 grammes, à des intervalles variables, depuis une demi-heure jusqu'à quatre heures. Je réduis le véhicule à 100 grammes et fais prendre la préparation par cuillerées.
On n'emploie guère en France la teinture élhérée ou alcoolique d'Ergot, non plus que le vin d'Ergot et le sirop dit de Calcar,
L'ergotine pure n'est pas plus usitée qcie l'huile d'Ergot; mais nous employons souvent ['extrait aqueux, connu sous le nom à'Ergotine de Bonjean. Cet extrait, nécessairement exempt de l'huile âcre et toxique, si ce n'est de l'ergotine elle-même, qui sans aucun doute est solable dans l'eau à la faveur de ses combinaisons naturelles dans l'Ergot, se donne à doses plus élevées que le Champignon en nature. On en met ordinairement 4 grammes dans une potion à prendre par cuillerées aux mêmes distances que les doses de poudre.
ERTSIMUM, — Voy. VÉLAR.
ESCARGOT DES vicr«ES OU LiMAçopv DES VIGILES, Helix Pomatia, L. — Mollusques-Gastéropodes.
Angl. Snail — Ail. Schnecke.
L'Hélice vigneronne n'est nulle part plus abondante, ni mieux nourrie que aans les grandes contrées vignobles de la France. Il n'est donc pas étonnant que sa réputation, grande chez les anciens, se soit perpétuée parmi nos popu-
lations rurales. C'est un aliment sain et passablement .digestif, lorsqu'il est j bien assaisonné , mais qui ne se recommande , d'ailleurs, par aucune pro- ] priété médicale importante. Le phosphore et le soufre qu'il renferme se retrouvent aussi bien dans l'albumine de l'œuf et dans une foule de matières j animales. L'usage alimentaire des Escargots crus serait plus utile comme ; moyen d'introduire simultanément, dans nos premières voies, les substances azotées, alibiles et les ferments animaux, destinés à les transformer en peptones. Telle est la vraie supériorité des huîtres sur d'autres comestibles.
Toutefois je reconnais encore k l'Escargot comme à l'huître, k la moule etc. l'avantage d'introduire des substances nutritives éminemment variées ou plutôt l'ensemble de toutes celles dont l'économie a besoin, et notamment la matière grasse de la glande hépatique, dont l'importance physiologique sera établie plus loin. (V. Huile de foie de morue.) ^ . j
L'Escargot est cependant encore employé en médecine ; on a même essayé dernièrement de le remettre en faveur en fabriquant une poudre à'hélicine, renfermant les sucs de l'animal. Il' était très-fréquemment employé naguère dans les affections catarrhales, la tuberculisation pulmonaire et les cachexies, associé à d'autres substances, sous forme de bouillon, de gelée, de sirop, considérés comme analeptiques, émollients, pectoraux. On préparait aussi une eau distillée, un vin, une décoction orgée et même une pommade de Limaçon. Dans le midi, les Hélix aspersa et H. vermiculata remplacent \'H. Pomatia du Centre et du Nord.
ESSERICE DE TÉRÉBENTHINE. — Voy. PiN MAKITIME.
ESTRAGON, Artemisia Dracunculus, L.-Synanthérées ou Composées Sénécionidées.
Ane;]. Tarragon. — kll. Kayser Salât. .
V Estragon, originaire de la Sibérie, appartient plutôt k l'art culinaire qu k la médecine. C'est un condiment assez recherché. On s'en sert pour aromatiser le vinaigre. Son odeur forte et pénétrante indique, du reste, que \ Artemisia Dracunculus pourrait augmenter le nombre des stimulants aromatiques.
EUPHORBE DES cxKxrMS,Euphorbia Coiianeîwis, L. - EuPHORBiA-
CÉES
Angl Canary Euphorbium. — AU. Euphorbium. tu vroàn JàeVEuphorbia canariensis ont remplacé, dans le commerce, ceux àeVE. officinarum qui croît dans le N.-O. du continent africain
CoMPOsmoN. - U Euphorbium, ou gomme-résine extraite des tiges de ■ l'EupTio be des Canaries, se compose de : résine, cire, -outchouc bassonn^ acide malique, substances minérales, etc. La résine, ou p ulôt la double aoiae manque estd'une âcr été excessive, d'un rouge bruni
rbll".'l-rK:0'sssence de térébeo.bine e. .n peu .ci., d..s, ' l'huUe d'amandes douces.