HACHISCH
tre la colique de plomb. Mais ces applications sont dénuées de valeur ; l'importance thérapeutique appartient aux feuilles du Chanvre de l'Inde, qui possèdent des qualités remarquables : expression la plus haute de celles de notre Chanvre cultivé.
Composition. — Les feuilles du Chanvre commun analysées par Schlesinger ont donné les résultats suivants : substance amère, chlorophylle soluble dans l'éther, id. soluble dans l'alcool, extractif résineux veri, matière colorante, extracdf gommeux, malate de chaux, albumine végétale, chaux magnésie, fer et ligneux.
La Cannabine des frères Smith, ou résine de Chanvre, correspond à la matière amère et à la résine verte de l'analyse ci-dessus. C'est une résine molle, soluble dans l'alcool et l'éther, les huiles fixes et volatiles, ainsi que dans les corps gras. Son odeur aromatique, nauséeuse, est fragrante surtout quand on la chauffe ; son goût est amer, âcre, quelque peu balsamique. On la considère comme le principe actif de la plante (Smith, Pereira, Gaslinel). Cependant J. Personne, frappé des effets narcotiques ressentis par ceux qui séjournent dans une chènevière, croit devoir attribuer les propriétés énergiques du Chanvre à l'huile volatile déjà mentionnée avant son travail, mais obtenue par lui en plus grande quantité, et sur laquelle il a publié un excellent mémoire.
Cette huile essentielle (Hachischine) , qu'il a nommée Cannabéne, possède une odeur étourdissante de Chanvre et une action puissante sur l'économie. ^ Quand on en respire la vapeur ou qu'on l'avale,, on éprouve dans tout son être un frémissement singulier, un besoin extraordinaire de locomotion, suivi d abattement et même de syncope. Les hallucinations qu'elle produit sont rarement agréables, plus souvent pénibles et remplacées parla stupeur.
Nous avons lieu de penser, malgfé la confusion établie entre les effets de 1 inhalation et ceux de l'ingestion stomacale, que l'essence de Chanvre introduite par cette dernière voie ne donnerait pas lieu à tous les symptômes indiques lesquels rappellent plutôt l'intoxication par les vapeurs de térében-
tùme les émanations des bouquets de fleurs odoriférantes, ou par les agents anesthesiques.
Il est. probable que les vertus du Chanvre indien résident à la fois dans 1 essence et dans la résine.
nefvpir^'^''''''^'^^''^"'^- ~ ^ "^'^'^''^ «^'^i'e le système
Z^uZ "'"^."^""^'ï"^ ^''"vité plus grande à ses manifestations intel- Lns ién'pr''''''rf stimule également l'appétit et les fonc-
anine' A ^^/^^'^^f^ ^ ^-^^^^ lui-même une faim presque
ution mt'^;?' ^ T'' P^^'i-ti'^-^lgésie et de l'anesthésie, la réso-
^^ZtZlT^^^^ modérément contractés,
quelles rilr^lat "' "^"'"^ '^^^
Le délire du Hachiseh est ordinairement agréable; les idées sont riantes
et quelquefois s'accompagnent d'éclats de rire convulsifs. Cependant il n'est pas rare non plus que les mangeurs de Hachisch deviennent furieux, commettent des violences, des meurtres, et méritent le nom à'assassins, dérivé de Hachaschins. Le plus souvent la forme des troubles intellectuels et des actes déterminés par le Chanvre indien reflète le tour habituel de l'esprit et le caractère moral du sujet, ou du moins ses pensées et ses passions dominantes au moment de l'ingestion du médicament. L'ivresse toxique, aussi bien que l'ivresse alcoolique, fait tomber le masque sous lequel l'homme civilisé cherche à dissimuler ses vices ou ses imperfections; et l'adage « In vino Veritas » deviendrait une vérité plus générale s'il se transformait en celui-ci : « In veneno verilas. »
A «es symptômes succède le sommeil ou la stupeur, selon les doses employées. La dilatation pupillaire, observée à la suite du Cannabisme (intoxi-' cation par le Hachisch), et qu'on ne peut obtenir directement par l'introduction de la résine dans l'œil, est peut-être symptomatique de la lésion des centres nerveux qui cause la stupeur.
On n'observe rien de notable du côté des autres grandes fonctions et des principales sécrétions, si ce n'est une légère action sudorifique (Pereira), et une odeur de Chanvre ou de Fève tonka, que de larges doses de Hachisrh communiquent à l'urine (Ballard, Garrod).
Les effets du Hachisch varient singulièrement suivant les doses. Berthier a fait à cet égard des observations précises. Au-dessous de 5 centigrammes d'extrait hydro-alcoolique de Chanvre indien, il y a plutôt excitation que sédation. Vers 5 décigrammes, on obtient assez régulièrement des effets hypnotiques qui se produisent rapidement et se prononcent davantage à mesure que la dose s'élève à 1 gramme ou 1 gramme et demi. Ces propriétés hypnotiques ont été mises à profit paf le médecin de Bicêtre pour obtenir du calme chez des fous hallucinés et agités.
Substances synergiques, auxiliaires. — Comme exhilarant, le Chanvre a pour auxiliaire le protoxyde d'azote; comme inébriant, les boissons 1ermentées et gazeuses; comme hypnotique et narcotique, l'opium; comme mydriatique, la Belladone ; comme cinétique, la Coque du Levant. Mais aucune de ces substances n'est entièrement synergique du Chanvre indien, qui ne trouve peut-être son semblable que dans YUrlica dioïca, espèce dont l'odeur fortement vireuse, lorsque la plante est en masse, rappelle assez biea celle des chènevières, et dans laquelle Bohlig a découvert des principes, constituants très-voisins de ceux du Cannabis saliva.
Substances antagonistes. - Antidotes et contre-poisons. Le alcaloïdes des Slrychms, les acides, le Iroid, l'électricité sous forme de aô- > charges intermittentes, voilà autant de moyens qui contrarient 1 etiet ap Hachisch, sans pouvoir en être considérés comme les antidotes P^^P'^^^J ques. Nous ne connaissons pas mieux les contre-poisons chimiques de cei» ,
substance héroïque. . , i
Usages.- On peut utiliser l'action soporifique, stupéfiante, anesthésique, «
I HELLÉBORE.
r hypocinèlique et même mydriatique du Hachisch; mais, habituellement on n'en recherche que les effets enivrants et exhilarants, dans le hui de corn hattre la disposition à la morosité, à la mélancolie, au spleen, ou bien le dé^ hre sombre, lypémaniaf[ue, qui complique momentanément ces troubles in tellectuels et moraux, et se montre parfois accidentellement dans le cours des maladies aiguës (Glendinning, Gonolly, Moreau de Tours, Aubert Roche Brierre de Boismont). Toutefois, le Hachisch est encore employé comme anodm et hypnoiique chez les sujets qui ne supportent pas l'opium notam ment chez les hystériques et les choréiques, dans les affections pulmonaires et cérébrales, le rhumatisme subaigu, la goutte, etc.
Eu qualité d'antispasmodique, hypocinétique', c'est-à-dire de modérateur de la contraction musculaire, il a rendu des services dans le tétanos le cho léra asiatique, la chorée, les convulsions infanliles. On l'a essavé contrp 1. rage (Miller, Hodson, Willemin, etc.). D'un autre côté, AlerC ilon 1 attribue la propriété de hâter le travail de l'accouchement, et le plaîe au dessus de 1 ergot, comme agent excitateur des contractions utérines Nous , diques! ^ ' ' contractions spasm"
Modes d'administration et doses. - Le Chanvre indien est usité en i Orient sous plusieurs formes qui sont : 1» le Gunjah, plante séché après floraison et dont la ré.ine n'a pas été extraite; l le Banc cmZlTll larges feuilles, avec les graines ; 3» le Hachisch formé Is tmmS et de" parties tendres de la plante avant la floraison
La résine récollée sur les tiges à la manière du ladanum, porte les noms de Churrus et Momeea. ' ^
aonne â iadose de 5 à 30 centigrammes, et usqu'à 1 gramme 50 cent
La ^e^niure alcoolique se prescrit en potion à la dose'de 20 gouttes ^san'à 2, 3 ou 4 grammes. guuues jusqu a
Pour l'usage externe, Grimault recommande un linimPtif n.rrs - i
Inghs conseille de prendre sur un morcpan fl^ c„or.„ j solution de k grammes à'ertrnit 2 ta . '^'"'^ ^^"""^
Gajeput '^""^ 32 grammes d'huile de
HELLÉBORE. - Voy. Ellébore.
tUBLER, 2* édition.
178 SUBSTANCES TIRÉES DES VÉGÉTAUX OU DES ANIMAUX. UERDE AUX CIIAI\TUES. — Yoy. VÉLAR.
iilÈBLK, Sambucus Ehuhis, L. — Gaprifoliacées. Angl. Dwarfdder. — AU. Atlich.
h'ITicble ou >'ureau herbacé, qui croît communément sur le bord des chemins paçse pour avoir des propriétés semblables et même supérieures à celles du Sambucus nigra. Gependaut l'odeur de ces fleurs nous paraît plus voisine de celle de VAubépine et des Rosacées, qui fournissent de l'essence d'amandes
ameres.
Les racines, les fleurs et les baies servent aux mêmes usages que les parties correspondantes du Sureau (voy. ce mot).
HOUBLON, Humulus Lupulus, L. — Cannabinées. Ang1. Common Hop. — AU. Hopfen.
Le Houblon, indigène en France, est fréquemment cultivé dans les contrées de l'Europe dont le climat ne permet pas la culture de la vigne. On emploie le cône des fleurs femelles et le lupulin, ou la poussière jaune réunie à la base de leurs écailles.
Composition. - D'après les analyses dePayen, Chevalher etPelletan, le lupulin Teuievme : huile volatile, principe amer [Lupulite), résine; ligneux, matière grasse, astringente et gommeuse; acides malique, acétique, carbonique, chlorhydrique, sulfurique ; potasse, ammoniaque, chaux, etc. Outre de nombreux principes communs, les écailles, d'après les mêmes chimistes, contiennent de la chlorophylle, mais sont privées d'huile volatile et de
résine. „ . i j
Vhuile volatile de Houblon est soluble dans 1 eau, mais encore plus dans l'alcool el l'éther. Elle passe pour narcotique. Dans )a distillation, l eau se charge d'acétate d'ammoniaque et d'un peu de soufre. J. Personne la considère comme l'aldéhyde de l'acide valérianique.
Le principe amer du Houblon, ou Lupulite, est une substance ternaire, neutre, incristallisable, très-amère, soluble dans 20 parties d eau, tres-so uble dans l'alcool et faiblement dans l'éther. - Ce principe est dépourvu de toute
vertu narcotique. i i,i ^„„c
La matière astringente est de Yacide tannique. La résine, soluble dans l'aicool et l'éther, provient de l'oxydation de l'essence. Elle. serait, d après Méhu, très-analogue au principe actif du Chanvre indien.
Action physiologique. - Les émanations aromatiques du Houblon possèdent des propriétés narcotiques constatées par un grand nombre d observateurs faisant autorité. La stupeur peut même être la conséquence dun léiour prolongé dans un magasin de Houblon (Pereira), phénomène conforme ftom ce que nous savons sur les effets anesthésiques et asphyxiqnes des essences et des odeurs en général.
La Lupuline est un tonique aromatique, légèrement astringent EUe n» pas d'autres vertus quand elle est ingérée dans l'estomac (Bigsby, Magendie),
HUILE DE CADE. jyy et n'est pas plus somnifère que toute antre substance balsamique; seulement e le excite, selon les circonstances adjuvantes, la perspiration cutanée ou la sécrétion urinaire.
Usages. - Des oreillers remplis de cônes de Houblon ont été substitués à ceux de plume ou de crin pour les sujets qui, privés de sommeil ne peuvent supporter les opiacés. C'est un remède populaire dans certains' pays Le Houblon est administré intérieurement comme stomachique et comme tonique de tout le système, dans la dyspepsie atonique, aussi bien que dans la forme irritative ou légèrement phlegmasique, dans les états de débilité et de cachexie, notamment dans le lymphatisme, la scrofule, le scorbut et 1 herpétisme.
Le pouvoir sédatif et narcotique du Houblon est moins bien établi maleré le témoignage de Maton et de Sigmund ; ce qui ne veut pas dire gue le Lupuhnne puisse être utile pour calmer les érections, faire cesser les polluions, et, en général, l'éréthisme génital lié aux lésions inflammatoires de la muqueuse genito-urinaire (Sigmund, Debout, Van den Corput)
Top.quement, le Houblon s'emploie comme résolutif et fondant des gonflements douloureux et comme calmant des ulcères cancéreux
de 50 - ^"P'°^^ ^^P^i^ nature :
de. 50 centigrammes a 2 grammes par jour, dans le pam azyme
l^^' ' ' ~^ - - 30^ cenV
Horx COMMUA, Ilex Aquifolium, L. - Ilicinées. ' Angl. Holly. ~ AU. Gemeine Slechpalmen, Hulstbaum
Action physiologique et usages. - Par sa coTnnn.i't,-..
<,.trx x-rr * ^^^^ ou .
A"gl. Code OU. - AU. KadeSl.
VHuile de Cadc, noirâtre, fétide, est une espèce de Goudron produit par la combustion du bois d'un grand Genévrier qui croît en Provence et dans le midi de l'Europe. Elle est souvent falsifiée avec d'autres produits empyreumaliques analogues.
Utile dans les aflections cutanées, squameuses, rebelles, celle sorte de goudron liquide s'emploie spécialement contre le psoriasis avec un avantage réel,, en ce sens qu'apr^ quelques frictions, espacées d'un ou de plusieurs jours, et entremêlées de bains alcalins et autres, la peau se trouve nettoyée des écailles épidermiques et prête à subir l'influence des topiques plus directement curatifs. h'Huile de Cade entre dans le Baume de Lecloure et YEmplâlre de Baume vert.
HUILE DE PALME. Fournie par VEla:is guineensis, L. — Palmacées. Angl. Guinea OU Palm.
Ij'Huile de Palme, d'un jaune orangé riche, possède, lorsqu'elle est fraîche, une légère odeur ds violette, et sert en Afrique et en Amérique aux mêmes'usages que le beurre de lait. En Europe, l'industrie s'en empare pour la fabrication des bougies. Les Nègres se servent aussi de cette huile pour oindre leur corps, et nous l'employons en médecine dans les cas de contusions et de foulures. Elle pourrait êlre substituée aux autres matières grasses dans les préparations pharmaceutiques,
HUILE DE FOIE DE MORUE. Fournie par la Morue blanche {Gadus Morrhua, L.; Morrhua vulgaris, Gloq. — Poissons Gadoïdes. Angl. Cod liver OU. — AU. Leberlhran.
V Huile de foie, attribuée en général à la Morue franche, provient également de plusieurs autres espèces de poissons : Gadus Callanas, Gadus carbonarius, Lota vulgaris, Lola Molva et Brosmius vulgaris. Ses principaux lieux de production sont les îles Lofoden (côtes de Norwége) et le banc de
Terre-Neuve. , , , j-n- „„t
On en distingue trois variétés commerciales dont les diflerences tiennent au mode de préparation : la première d'un jaune d'or, Huile de foie pale; la seconde d'un brun clair, Huile de foie brune; la troisième, d'un brun foncé. Huile de foie noire. On pourrait les appeler, dans le même ordre : ' iaune blonde et brune. Il importe de ne pas confondre les huiles de ioie naturellement peu colorées et obtenues, par simple expression, avec celles crue l'on a blanchies artificiellement à l'aide des alcalis et du charbon, et qui ont nécessairement perdu une partie de leurs propriétés organiques et the-
rapeutiques, . , , j
Composition. - h'Huile de foie de Morue, minutieusement analysée par ^ de Jongh, a donné les résultats suivants : acide oléique avec Gadume et deux autres subslances; acide margarique, glycérine; acide butyrique; acide ace-| tiaue- acides fellinique et cholique, avec de petites quantités de margarine,! oléine' et bilifulvine; bilifulvine, acide bifellinique, et deux substances par-
HUILE DE FOIE DE MORUE. 181 ticulières : principe soluble dans l'alcool, principe insoluble dans l'eau, l'alcool et l'éther; iode; chlore et traces de hrome; acides phosphorique et sulfurique ; phosphore, chaux, magnésie, soude et fer. Mardère réduit les ingrédients de l'Huile de foie de Morue aux principes suivants : résine molle brune, soluble dansi'élher; résine dure, noire; gélatine, acide oléique acide margarique, glycérine et matière colorante. '
De Jongh établit en outre, d'après ses analyses, que l'Huile paie contient plus de glycérine et d'acide oléique avec les substances conjointes; l'Huile noire, plus d'acides margarique, butyrique, acétique, et des principes constituants de la bile; tandis que l'Huile brune est plus riche en iode, chlore et brome, et autres principes minéraux. Mais ces résultats sont discutables caries substances comprises dans les pertes forment im poids considérable et leur analyse modifierait sans doute beaucoup les chifires des autres colonnes Ajoutons que les proportions d'iode, de brome et de phosphore sont touiour<; tres-faibles puisqu'on n'indique pas plus de 4 centigrammes du premier élément, au maximum, dans 1000 grammes d'huile, et que le second n'a pas pu être exactement évalué. Celte proportion est manifestement trop fortecar Girardm et Preisser n'ont pu retirer que 15 à 18 centigrammes d'iodurê de potassium d'un litre d'Huile de foie de Morue. Cependant le phosphore et 1 aciJe phosphorique réunis peuvent atteindre le chiffre de 25 à 26 centigrammes par 1000 grammes.
La Gato est un corps assez mal connu, et dont les propriétés singuhères laissent le champ libre aux hypothèses. Je la crois constituée en partie par la matière glycogène du foie, en partie des substances grasses qui imprègnen celle-ci. Gomme la matière glycogène, la Gad^àne estlnodore^ insTp^ide
dans 1 alcool et dans 1 ether, mais ce ne sont probablement que les substances accessoires qui sont enlevées par ces menstrues. Ce qui reste ou ce quonnommelamocùy?.a.,on insoluble de Gaduine, serait réenemen la ma
c ultr out 'd ' 7 ["'^ ''^^'""^"^^ ^"'ï"^' communique une
Action physiolo(.ique. L'Huile de foie de.Morue offre généralement
gorge r/uil : 7" ''''^ sensible surtout dans l'arrière-
qS etlcce r "f"^"" ^^^""^ ^-^^^i^^^^- Lors même
enfuit n b^^ ST^' " ™ ^^^^^"^ renvois désaVréabTewÏÏ '^V'"' T''"' "^'^ ^'^'^^^^onne des
du relâche?em "itr^^ t --^—^^ " Peut en résulter
diurétiques On a an des effets diaphorctiques et
très-indirect d'un rPt ^ ^"^-^entation du flux menstruel, symptôme
bituer; la plan na v" ' ^"'^^"^^^ P^^^°°°^^ °« P---^' ^ ^
' plupart parviennent à en prendre deux ou trois cuillerées à soupe
par jour; quelques-unes en prennent bien davantage sans dérangement des fonctions digestives, ce qui justifie l'opinion que l'Huile de foie est la plus digestible de toutes les huiles.
Prise à haute dose et pendant longtemps, l'Huile de foie de Morue amène quelquefois des éruptions cutanées en rapport avec le passage, à travers les glandes sébacées et sudoripares, des principes âcres et volatils, abondants surtout dans l'huile brune noirâtre. Quand elle est bien supportée, l'Huile de foie de Morue fait engraisser. Bardsley constate que 70 sujets sur 100 ij augmentent de poids; 21 sont en perte, et les autres restent stationnaires. |j Si le traitement ne donnait pas de meilleurs résultats que d'augmenter l'em- jj bonpoint, le bénéfice serait insuffisant; mais il est probable que l'augmentation de poids représente, au moins dans quelques cas, un accroissement des muscles et de la masse sanguine; indice plus sérieux d'un retour à des conditions de santé. Th. Thomson et Fr. Simon ont démontré qu'effectivement le sang devient plus riche en globules sanguins.
L'influence salutaire de l'Huile de foie de Morue sur la crase sanguine et la nutrition se révèle d'ailleurs avec éclat dans quelques maladies générales, telles que le rachitisme, et confirme notre manière de voir. A quels principes ce médicament doit-il ses vertus ? La réponse est indécise. Naguère on n'hésitait pas à mettre tout sur le compte de l'iode et quelquefois du phosphore, auxquels il faudrait joindre le brome ; mais les proportions de ces métalloïdes sont ordinairement si minimes, qu'il a dû naître un doute dans les esprits sévères, et que l'idée de faire jouer le rôle essentiel aux matières grasses elles-mêmes a dû se présenter naturellement : cette opinion compta aujourd'hui en sa faveur de nombreuses autorités (Th. Thomson, Garrod, Williams, Trousseau ei Pidoux, ; Bouchardat, etc.). Reste à savoir comment agit l'Huile de foie de Morue et pourquoi elle l'emporte sur les autres corps gras.
. Homolle lui reconnaît des propriétés incorporalives : c'est un analeptique élevé k la plus haute puissance. Berthé, à qui l'on doit d'intéressantes expériences sur la facilité d'assimilation des corps gras,, place en tete des plus assimilables les huiles de foie de Morue pures et surtout les huiles brunes.
Selon le professeur Bouchardat, l'Huile de foie de Morue est un aliment respiratoire, extrêmement utile dans les états d'asthénie et de langueur qui précèdent ou accompagnent l'évolution de la dialhèse tuberculeuse, considérée comme l'expression d'une insuffisance des phénomènes chimiques (le|, l'hématose. Klencke n'y voit qu'un composé biliaire.
Williams prétend, de son côté, qu'étant éminemment "««^tf détourne l'oxygène des corpuscules d'exsudation qu elle «^f ^^"^^^^^^^^^^^ passer à l'état de globules de pus. Dans son opmion, elle es d autan pto* efficace, qu'elle présente ànos organes une substance plus fluide, plus s^^^^^^^^^ . et pouvant mieux pénétrer par absorption, dans l'intérieur de 1 e onom^e Cet^e hypothèse ne'repose sur aucune base solide. Yoici -pl^ W^^^ concordante avec les données de la physiologie moderne et que j ai