‹ Commentaires thérapeutiques du Codex medicamentarius, ou, Histoire de l'action physiologique et des effets thérapeutiques des médicaments inscrits dans la Pharmacopée française [electronic resource]Chapitre 84 sur 293 · MAUVE · texte numérisé non relu

MAUVE

ment prises en boisson théiforme dans les maladies inûammatoires des organes de la respiration et des voies urinaires.

Les feuilles, au nombre des espèces émollientes, servent plutôt pour l'usage topique, dans les inflammations vésiculeuses, érysipélateuses et phlegmo neuses du tégument externe.

Les fruits, plus mucilagineux que tout le reste de la plante, sont excellents en cataplasmes et en lavements.

La Mauve se donne en quantité ^illimitée; cependant on prescrit 15 grammes de fleurs pour 750 grammes d'eau en infusion.

MAUVE A FEUILLES RONDES, Malva rotundifolia , L. — Malva-

CÉES.

Angl. Dwarf Mallow. — AU. Rundblâtlrige Malve, Rmierpeppelkraut.

Cette espèce, également vulgaire, ne diffère de la précédente ni par ses qualités, ni par ses usages. Seulement, ses petites flsurs pâles ne sont pas employées seules. D'un autre côté, ses fruits sont plus chargés de matière visqueuse, et les enfants les mangent avec plus de plaisir.

MÉLÈZE, Larix europxa, DG. — Conifères.

Angl. Common Larch. — Ail. Lârchenbaum,.

Le Mélèze est un grand arbre des montagnes de l'Europe, qui donne la Térébenthine dite de Briançon, de Venise, Suisse, et mieux Térébenthine ftae; ses branches et ses jeunes pousses produisent aussi une mifcièra gora:n3us3, soluble dans l'eau, et servant aux mêoiBS usages que la gomme arabique : c'est la Gomme à'Orenbourg, et une substance mielleuse, concrète, connue sous le nom de Manne de Briançon (voy. Térébeîithine).

MÉLiLOT OFFicmxiu,' Melilotus officinalis, Lamk. — Légumineuses - Papilionacées.

Angl. Melilot Trefoil. — Ail Steinklee, Melilotenklee.

Le Mélilot officinal, commun dans les lieux secs et sur le bord des chemins, répand une agréable odeur analogue à celle de la Fève tonka, et qu'on attribuait à de l'acide benzoïque dont Vogel avait annoncé la présence dans cette Légumineuse, mais on la rapporte aujourd'hui à un principe particulier, la Mélilolim, que Guillemette considère comme isomère avec la Coumarine de la Fève tonka. Cet arôme, qui s'accroît par la dessiccation, et dont s empare l'eau bouillante, a valu au Mélilot plusieurs de ses usages économiques et médicinaux.

On le mêle au fourrage pour exciter l'appétit des bestiaux, au tabac à priser pour le parfumer.

En médecine, on s'en sert comme d'un léger antispasmodique et calmant, soit a 1 intérieur, dans la colique flatulente, par exemple, soit à l'extérieur, et plus habituellement dans l'érythème cutané et les inflammations légères et superficielles des yeux.

Ce sont les sommités fleuries qu'on emploie à la dose de 15 à 30 grammes en infusion ou en décoction, dans 750 grammes d'eau.

Les Mdilolus ilalica et M. cxruka peuvent servir aux mêmes usages.

*iiÉHSSE DE MOLDAVIE, Dracocephalum moldavicum^ L. — Labiées. Cette plante, appelée aussi Moldavique, d'où la dénomination primitive de Dracocephalum Moldavica, ce dernier mot étant pris substamivement, ou bien Mélisse turque, est douée d'une odeur agréable, et j-enferme une proportion de 8 grammes d'huile volatile par kilogramme. C'est un succédané de l'espèce suivante.

MÉLISSE OFFICINALE, McUssa officinalis, L. — Labiées

Angl. Common Balm. — AU. Melissenkraut, Cilronenkraut.

La Mélisse ou Citronnelle croît autour des habitations et dans les lieux incultes pnncipalement dans les provinces méridionales. C'est, parmi les Labiées'^aromaliques, l'une de celles dont l'odeur, qui rappelle l'épicarpe du citron, est la plus suave et la plus délicate; aussi sa réputation comme stomachique, cordiale, digeslive, tonique et carminative, est-elle générale et trèsancienne. Elle possède d'ailleurs toutes les qualités des espèces chargées d'huile essentielle ; mais, pas plus que ces dernières, elle ne guérit la mélancolie, l'hypochondrie, la paralysie, etc. Elle est utile dans ces aflections et dans l'aménorrhée, pour stimuler l'estomac, réveiller la circulation. On peut l'employer aussi avec avantage dans les catarrhes des muqueuses.

L'huile essentielle de Mélisse se prend à la dose de quelques gouttes dans

un véhicule approprié.

On emploie l'infusion de la plante entière ; l'eau dwZiZ/ée de il/e7îsse, simple, dont on met 60 k 90 grammes dans une potion. La Mélisse donne son nom à la trop fameuse Eau de Mélisse des Carmes. On en faisait un snop. Elle entrait dans plusieurs compositions officinales, la plupart inusitées, notamment dans le Sirop d'Armoise, la Poudre chalybée, etc.

MENTHE-COQ. — Voy. BaLSAMITE ODORANTE.

MENTHE CRÉPUE, Mentha crispa, L. — Labiées. Angl. Frtzzkd Mint. — AU. Krause Mûnze.

Cette espèce, qui diffère k peine de la Menthe à feuilles rondes (Mentha rotund(7oZia,L.), jouit de propriétés physiologiques semblables k celles de

la suivante.

MENTHE POIVRÉE, Mentha piperita, L. — Labiées. Angl. Peppcrmint. — AU. Pfeffer Mûnze.

La Menthe poivrée n'appartient pas seulement k la Qore de la Grande- Bretagne comme le leraient croire la dénomination de Menthe anglaise et les indications données par quelques auteurs de matière médicale ; c'est une

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